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Nos Auteurs en Dédicace au Salon du Livre de Paris

 

Les ÉDITIONS EDILIVRE sont heureuses de vous présenter le programme des dédicaces du salon du livre de Paris.

Venez à la rencontre de nos écrivains et de professionnels du livre et de l’écrit. 

 

Vous trouverez ci-dessous le planning des dédicaces de nos auteurs. Ils vous attendrons avec impatience !

 

 

 

Nous espérons vous voir nombreux sur notre stand P94

 

Les événements littéraires français incontournables

Outre le très célèbre salon du livre de Paris, de nombreux événements littéraires ont lieu chaque année en France dans la capitale et en province. Voici une petite sélection de rendez-vous littéraires à ne pas manquer.

 

Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême

Il a lieu chaque année le dernier week-end de janvier depuis 1974. C’est le plus grand festival de bande dessinée français et l’un des plus grands d’Europe en termes de notoriété et de rayonnement culturel. Le jury des Fauves d’Angoulême remet chaque année des prix tels que le Grand Prix de la ville d’Angoulême qui récompense un auteur pour l’ensemble de son œuvre, et le Fauve d’or récompensant un album paru l’année précédente. Il accueille tous les ans 200 000 amateurs de bande dessinée.

 

Le Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil

Un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la littérature jeunesse. Organisé par le Centre de promotion du livre jeunesse de Seine-Saint-Denis, le salon se déroule tous les ans à la fin du mois de novembre. Chaque édition rassemble près de 150 auteurs et illustrateurs venus à la rencontre de leurs lecteurs.

 

Les Imaginales à Épinal

C’est l’un des rares salons consacrés aux littératures de l’imaginaire (fantasy, fantastique, science-fiction, anticipation, contes et légendes…). Le nom « Imaginales » est la contraction des mots « image », « imaginaire », « magie » et « Épinal ». Le château de la ville est toujours représenté sur l’affiche de la manifestation dessinée chaque année par un illustrateur différent. Plus de 300 auteurs et illustrateurs du monde entier se retrouvent chaque année au cœur de la cité spinalienne. Rencontres, expositions, conférences, tables rondes, animations et remises de prix littéraires sont au programme pendant quatre jours. Ce festival est également connu pour privilégier la convivialité et la proximité entre auteurs et lecteurs.

 

La Japan Expo à Paris

C’est le rendez-vous annuel des amoureux du Japon et de sa culture. Il se déroule au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte tous les ans au début du mois de juillet. La manifestation est consacrée aux mangas, aux jeux vidéo, aux anime, mais aussi aux arts martiaux, à la mode et à la musique. Japan expo reçoit tous les ans des invités prestigieux que les visiteurs ont la possibilité de rencontrer lors des nombreuses séances de dédicaces, masterclass ou conférences.

 

Quais du polar à Lyon

Depuis sa première édition, le festival vise à mettre en lumière la littérature policière actuelle. À travers les séances de dédicaces, conférences ou d’autres événements associés (présentation de films, interventions dans les musées de la ville…), le public est invité à rencontrer les auteurs de littérature policière qui ont récemment fait l’actualité.

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Nos auteurs et les médias, près de 1 400 mises en avant en 2017 !

Contrairement aux autres acteurs de l’auto-édition, Edilivre est doté d’un service communication qui accompagne les auteurs dans leurs relations avec les médias. Découvrez le bilan de l’année 2017, riche en articles de presse et interviews.

 

Près de 1 400 mises en avant et plus de 300 envois médias !

 

En 2017, nos auteurs et leurs ouvrages ont rayonné à près de 1 400 reprises dont 70 % dans la presse locale et nationale, 27 % sur le web et 3 % à la radio et à la télévision.

Edilivre donne toutes les clés à ses auteurs pour décrocher une retombée médiatique. Le service communication met à disposition des outils d’aide à la promotion tels qu’une liste de médias régionaux et une fiche de présentation de l’ouvrage.

Par ailleurs, Edilivre travaille quotidiennement avec les journalistes notamment sur les services presse (l’envoi d’exemplaire aux médias). En 2017, notre service communication a adressé plus de 300 ouvrages aux médias.

 

Quelques exemples de réussite de nos auteurs

 

En 2016, l’auteur Josina Godelet participe à l’émission « L’histoire continue » diffusée sur France 2 pour ses deux ouvrages Journal de bord d’une détenue et De l’ombre à la lumière. Interrogée en tête à tête par l’animatrice Sophie Davant, l’auteure se confie sur son parcours et sur ses écrits. Pour visionner son passage, cliquez sur ce lien. En 2017, Guy Penaud est interviewé dans le journal « 19 heures-20 heures » diffusé sur France 3 Nouvelle-Aquitaine pour son ouvrage L’Itinéraire merveilleux d’une « Enfant de Marie » : sainte Bernadette Soubirous abordant la jeunesse de Bernadette Soubirous.

En radio, on peut également souligner les passages des auteurs Christophe Meignen sur France Bleu Armorique et de Thierry Balloy sur Chérie FM.

Côté presse, Livres Hebdo, média de référence dans l’édition, a publié plus d’une vingtaine articles sur les auteurs Edilivre. Guy Marcon en a notamment fait l’objet avec son roman historique, « Les cendres de la liberté« .

 

Séduisez les journalistes avec le service « Communiqués de presse et contacts journalistes » !

 

Des professionnels de la communication vous permettent de booster votre promotion. Ils rédigent le communiqué de presse de votre livre, et Edilivre vous fournit les coordonnées précises de 5 journalistes de votre région, en fonction de votre profil et du thème de votre ouvrage. Ce service est une formidable chance d’augmenter votre visibilité et de toucher des lecteurs en nombre.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien.

 

Bonne promotion auprès des médias et des journalistes.

Top 05 des écrivains devenus célèbres après leur mort

Il y a des auteurs qui ont la chance de connaître la gloire de leur vivant et qui récoltent prix littéraire sur prix littéraire. Et puis il y a les autres : ceux dont le génie n’aura été reconnu qu’après leur mort mais donc les écrits auront marqué plus d’une personne.

Edgar Allan Poe


Considéré comme le poète maudit par excellence, Edgar Allan Poe a essayé tant bien que mal de faire connaître son œuvre littéraire. Pendant un temps, il fut vaguement réputé dans le petit milieu littéraire de Baltimore mais continuera toute sa vie durant à être mal mené par les évènements. La mort précoce de sa femme de la tuberculose et son alcoolisme notoire l’enfonceront un peu plus dans la folie jusqu’à le mener à sa mort. En dépit de ce destin controversé, ses travaux sont, aujourd’hui, reconnus par tous et ont même été intégrés de très nombreux programmes scolaires.

 

 

 

Stieg Larsson


Quelques mois après avoir envoyé les trois premiers tomes de la trilogie Millénium à son éditeur, Stieg Larsson succomba à une crise cardiaque foudroyante le 9 novembre 2004. Publiés entre 2005 et 2008, ses trois romans s’écouleront à plus de 2 millions d’exemplaires en Suède et connaitront un succès mondial. Pour preuve, l’adaptation cinématographique du premier tome de la saga par David Fincher avec Daniel Craig dans le rôle principal.

 

 

 

 

John Kennedy Toole


Professeur dans plusieurs facs, à New York et en Louisiane, puis à Porto Rico durant son service militaire, John Kennedy Toole était convaincu d’avoir écrit avec La Conjuration des Imbéciles l’un des plus grands chefs d’œuvres de la littérature américaine (et il a sûrement raison). Désespérant de voir un jour son ouvrage publié, il finit par se suicider en 1969 à l’âge de 31 ans. C’est sa mère qui poursuivra, après sa mort, cette folle bataille pour éditer La Conjuration des imbéciles. Le livre sortira finalement en 1980, se vendra à plus de 1,5 millions d’exemplaires et recevra l’année suivante le Prix Pulitzer de la Fiction.

 

 

 

Herman Melville


Si aujourd’hui Moby Dick est un chef d’œuvre incontesté, à sa sortie en 1851, le roman avait connu un échec. Échec d’une si grande ampleur que Melville s’enferma dans la solitude et la dépression faisant une croix quasi définitive sur sa carrière. Il s’éteindra dans l’indifférence générale le 28 septembre 1891, sans se douter que son ouvrage sera finalement reconnu, une centaine d’années plus tard, comme une œuvre majeure de la littérature.

 

 

 

 

Franz Kafka


Si aujourd’hui Kafka est un passage obligé dans tout programme de littérature qui se respecte, l’écrivain tchèque était relativement méconnu de son vivant. C’est en effet après sa mort que son ami Max Brod fera publier tous les romans et nouvelles qui le rendront célèbre, et ce en dépit du fait que Franz Kafka avait émis le souhait qu’à sa mort, l’intégralité de son œuvre soit détruite. Une bonne action pour la littérature mondiale, mais un choix relativement discutable dans la mesure où M. Brod n’aura absolument pas respecté les dernières volontés de son ami.

Ces auteurs qui illustrent la littérature française en Afrique du nord

Aujourd’hui, nous vous avons sélectionné une liste d’auteurs nord-africains qui ont marqué l’histoire de la littérature française. Ces auteurs incontournables sont de véritables légendes dans leurs pays respectifs.  Découvrez leurs parcours :

Mouloud Mammeri (écrivain, anthropologue et linguiste algérien kabyle).

Né 1917 en Kabylie, Mouloud Mammeri fait ses études primaires dans son village natal. À la fin de la guerre, il prépare à Paris un concours de professorat de Lettres et rentre en Algérie en septembre 1947. Il enseigne à Médéa, puis à Ben Aknoun et publie son premier roman, La Colline oubliée en 1952. Contraint de quitter Alger en 1957, Mouloud Mammeri recueille et publie en 1969, les textes du poète algérien Si Mohand. En 1980, c’est l’interdiction d’une de ses conférences à Tizi Ouzou sur la poésie kabyle ancienne qui est à l’origine des événements du Printemps berbère. Mouloud Mammeri meurt le soir du 26 février 1989 des suites d’un accident de voiture, qui eut lieu près de Aïn-Defla à son retour d’un colloque d’Oujda (Maroc) sur l’amazighité. Son nom restera dans l’histoire, notamment en Kabylie où l’université de Tizi-ouzou porte son nom.

 

 

Kateb Yacine (poète, romancier, journaliste et dramaturge algérien)

Né en 1929 à Constantine d’un père apôtre, il a participé, à Sétif alors qu’il n’avait que 16 ans (1945) à la grande manifestation des musulmans contre la situation inégale qui leur était imposée. Kateb est alors arrêté et emprisonné quatre mois durant. N’étant pas en mesure de reprendre ses études, il se rend à Annaba, puis en France. Il est considéré comme l’un des principaux fondateurs de la littérature maghrébine moderne de langue française notamment après la publication de Nedjma dans les années 1950. Il est également initiateur du renouvellement du théâtre algérien en parlé algérien. Il obtient en 1988 ; le Prix national des Lettres avant de succomber l’année suivante, à Grenoble, à une leucémie.

 

Driss chraibi (chimiste, écrivain, romancier, producteur et enseignant marocain)

Driss Chraïbi est né en 1926 à El-Jadida, au Maroc. Il a fait ses études de chimie à Paris en France où il s’installe en 1945. À l’âge de vingt-huit ans, il publie Le Passé simple qui va faire l’effet d’une véritable bombe. Avec une rare violence, il projette le roman maghrébin d’expression française vers des thèmes majeurs : poids de l’islam, la condition féminine dans la société nord-africaine, l’identité culturelle, le conflit des civilisations… Son ouvrage est alors considéré par beaucoup comme un « classique de la littérature ». Enseignant, producteur à la radio, il a écrit pendant trente ans pour la radio, notamment France culture. Son œuvre, abondante et variée (romans historiques, policiers, etc.) est marquée par un humour féroce et une grande liberté de ton. Une trentaine de thèses universitaires ont été consacrées à son travail.

 

 

Tahar Bekri (maître de conférences, romancier et poète tunisien)

Tahar Bekri est né en 1951 à Gabès (Tunisie). Depuis 1976, il vit à Paris où il officie en tant que maître de conférences à l’université de Paris Ouest-Nanterre. Il a publié une vingtaine d’ouvrages (poésie, essais, livres d’art) en français et en arabe. Sa poésie est traduite dans plusieurs langues et fait l’objet de travaux universitaires.

 

 

Mohammed Dib (Instituteur, comptable, traducteur et journaliste algérien)

Mohammed Dib est né en 1920 dans l’ouest algérien à Tlemcen, ville natale à laquelle il rendit hommage dans sa célèbre trilogie : La Grande Maison (1952), L’Incendie (1954) et Le Métier à tisser (1957).Instituteur un temps, puis comptable, traducteur, journaliste à « Alger Républicain » et pour le compte de l’organe du Parti communiste « Liberté », il est finalement expulsé d’Algérie en 1959. Il s’installe alors en France et commence sa carrière littéraire. Il est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Également détenteur du Grand Prix du roman de la Ville de Paris, Mohammed Dib a tout de suite été reconnu comme un romancier majeur de son époque. Il est mort chez lui, à La Celles-Saint-Cloud, le 2 mai 2003, à l’âge de 83 ans, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne.

 

 

Si vous avez des suggestions ou des réactions à nous faire partager autour de ces différentes figures de la littérature, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Le thème de Noël dans la littérature

Alors que les fêtes approche à grand pas, nous vous proposons un tour d’horizon des auteurs qui ont raconté Noël, chacun à leur manière

Les valeurs de Noël
Si Noël est une période de l’année à part, la littérature s’en est saisie comme n’importe quel autre thème, le déclinant sous toutes les formes, l’étudiant sous toutes les coutures. Noël_dans_la_littérature_EdilivreTrès tôt, la littérature s’en empare pour véhiculer des valeurs inhérentes, comme la compassion. Noël évoque la misère, période où les gens festoient et où les pauvres luttent pour ne pas mourir de froid dans les rues. C’est exactement le propos d’Hans Christian Andersen et de son conte La petite fille aux allumettes (1845). Autre incontournable, Un chant de Noël (aussi appelé Conte de Noël, 1843) de Charles Dickens, où un vieil avare rencontre un fantôme la nuit de Noël et où l’auteur défend une certaine conception des valeurs familiales.
Noël est aussi une période de retrouvailles, de communion. Un moment où on pardonne et où on retrouve des êtres chers. On retrouve cette idée dans L’arbre de Noël de Michel Bataille (1967), ou bien encore dans Un Noël de Truman Capote (1983).

Des histoires pour les plus petits…
Mais Noël est surtout un moment pour les enfants. Jouets, sucreries, sécurité du foyer, tous ces thèmes sont repris avec bonheur dans Casse-Noisette et le Roi des Souris (1816), signé Ernst Hoffmann. Cette littérature de Noël pour enfants connaîtra Noël_dans_la_littérature_Edilivreencore d’heureux moments avec Contes pour enfants pas sages (1947) de Jacques Prévert ou bien encore avec Quand je serai grand, je serai Père Noël (1989) de Grégoire Solotareff. Il faut également citer le charmant Une seconde avant Noël (2005) de Romain Sardou, qui mettra les jeunes lecteurs sur la piste du Père Noël, à travers le récit des aventures d’un petit ramoneur. Dans un autre ton, avec le style parfois difficile qu’il le caractérise, Tolkien a lui aussi consacré un livre à Noël avec Lettres au Père Noël (1976) dans lequel enfants sages côtoient le goût pour l’heroic fantasy de l’auteur du Seigneur des Anneaux.

…mais aussi pour les plus grands
Noël n’est pourtant pas exclusivement réservé aux enfants et il serait bien injuste de mettre les adultes de côté en cette période de fêtes. Les auteurs n’ont pas hésité à utiliser Noël_dans_la_littérature_EdilivreNoël comme cadre à des histoires plus matures. C’est particulièrement vrai chez Mary Higgins Clark et son Douce nuit (1995) où sous des airs de conte, l’auteure livre une histoire aux allures de thriller. Ou bien encore dans le grinçant Pas de Noël cette année (2002), signé John Grisham, qui raconte le calvaire vécu par un jeune couple dont le seul crime est de n’avoir pas fêté Noël. Agatha Christie y est également allée de sa petite enquête avec Le Noël d’Hercule Poirot (1938). Dans un style radicalement différent, l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov s’était lui aussi attaqué au mythe du bonhomme à la barbe blanche. Avec Noël sur Ganymède (1972), il met en scène des extra-terrestres qui menacent de faire grève si le Père Noël ne se manifeste pas . Délicieux !

Avez-vous lu certains de ces ouvrages ? Quels sont les livres sur Noël qui vous ont le plus marqué dans votre vie ?

Les plus beaux poèmes extraits de recueils

Un peu de poésie en ce mois d’octobre . . . Considérés comme les plus grands auteurs de leur époque (et de la nôtre), nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur les plus beaux poèmes de ces génies du XIXème-XXème siècles. ATTENTION CE TOP CONTIENT DES SPOILERS.

 

À une passante ; Les fleurs du mal de Baudelaire

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 » Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? « 

 

Il s’agit certainement de l’un des poèmes les plus connus de l’auteur. Contant l’histoire d’un amour manqué, il reflète à la perfection l’esprit du « poète maudit ». À l’origine publié dans une revue, il fut ensuite inséré dans le recueil « Les fleurs du mal » comme d’autres poèmes célèbres de l’auteur. Composé de deux quatrains et deux tercets, « À une passante » est une déclaration d’amour du poète à une femme aperçue dans la rue . . . qui s’en alla aussitôt. On est loin des comédies romantiques américaines.

 

 

Le dormeur du Val ; Œuvres complètes de Rimbaud

 

oeuvres complètes

«  Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.« 

 

 À l’instar de notre premier poème, vous avez certainement entendu parler du « Dormeur du Val ». Texte favori des professeurs de français, il est pour le moins poignant et déroutant. Alors que dans les premiers vers, Rimbaud nous peint le portrait d’un soldat paisiblement en train de dormir, ce n’est qu’à la fin que l’on s’aperçoit qu’il est en fait décédé. Un choc pour le lecteur et des lignes qui retranscrivent parfaitement l’atrocité de la guerre. Le contraste entre une nature luxuriante et vivante et le corps froid victime d’atrocités est saisissant. À (re)découvrir.

 

 

Funeral blues ; Poésies choisies de W.H Auden

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 « C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Mon travail, mon repos
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort.« 

 

 

Ces quelques lignes ne vous sont peut-être pas inconnues . . . Et pour cause : Funeral Blues ou Stop all the clocks (« Arrêtez les pendules » en français ») a été popularisé grâce au très célèbre film « Quatre mariages et un enterrement ». En effet, c’est le poème que prononce le personnage de Matthew (John Hannah) lors des funérailles de Gareth (Simon Callow), apprenant alors la face du monde leur relation plus qu’amicale. Un grand moment d’émotions dû en grande partie au sublime texte de Wystan Hugh Auden.

Demain dès l’aube ; Les contemplations de Victor Hugo

les contemplations

 « Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.« 

 

On poursuit ce classement avec un poème tout aussi triste et touchant que le précédent. Il s’agit en effet du très célèbre « Demain dès l’aube » de Victor Hugo. Tout comme le « Dormeur du Val », ce n’est que dans les dernières lignes que le lecteur se rend compte du dénouement tragique de l’histoire. L’inconnu que s’en va rejoindre le narrateur n’est autre qu’une tombe . . . Certains diront que ce poème est autobiographique et qu’Hugo s’adresse ici à sa fille Léopoldine, décédée noyée.

 

 

Le Pont Mirabeau ; Alcools d’Apollinaire

 

alcools

« Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse« 

 

Enfin, on clôture ce top poésie avec un poème d’amour. Paru dans le recueil « Alcools » sorti en 1913, « Le Pont Mirabeau » fait allusion à la rupture du poète avec la peintre Marie Laurencin. Plus généralement, il évoque également le temps qui passe, symbolisé ici par l’eau qui coule sous l’un des plus célèbres ponts de Paris. . . L’amour face à l’épreuve du temps, voilà un poème au thème toujours aussi actuel. À relire pour le plaisir de la rime !

Les pièces de théâtre tragiques

« Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle » William Shakespeare. Et parce que le monde est parfois tragique, nous vous proposons aujourd’hui de vous (re)plonger dans les plus belles et les plus dramatiques histoires du théâtre. Certaines vous seront familières, d’autres moins. Des tragédies classiques aux drames plus contemporains, laissez-vous emporter par ces délicieuses souffrances.

 

Roméo et Juliette, William Shakespeare

 

roméo et juliette

« L’amour est une fumée faite de la vapeur des souvenirs. »

 

On commence ce classement par l’une des romances les plus renommées dans le monde : Roméo et Juliette. Bien qu’elle soit connue de tous, nous ne pouvions décidément pas parler de tragédie sans évoquer cette pièce. Reprise à toutes les sauces (comédie musicale, adaptation cinématographique etc.), elle est encore aujourd’hui l’une des pièces les plus jouées et revisitées. L’histoire vous la connaissez certainement : deux jeunes, dont les familles se détestent, vont tenter de s’aimer malgré tout. Malheureusement, l’histoire finira mal car les deux finiront par se donner la mort.

 

 

 

Le Cid, Corneille

 

corneille le cid

« Ma plus douce espérance est de perdre l’espoir. »

 

Pour cette prochaine pièce, on reste dans le classique. Au collège ou au lycée, vous avez forcément entendu parler de cette magnifique tragi-comédie de Corneille (non rien à voir avec le chanteur, quoi que). L’une de ces particularités est qu’elle est écrite en vers. Là encore, le lecteur est immergé dans une histoire d’amour compliqué. Véritable feuilleton du XVIIème siècle, deux jeunes amoureux (Rodrigue et Chimène) vont se déchirer. Pour venger son père, lui sera contraint de tuer le père de sa bien-aimée. Perdue et en deuil, elle tentera en vain de cacher son amour pour Rodrigue. Entre trahison et passion, redécouvrez l’histoire de ces deux amants maudits.

 

 

 

 Le prénom, Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière

 

le prénom

« Elle a tellement peur de déranger que ça en devient dérangeant. »

 

On continue dans le tragico-comique avec une pièce plus récente cette fois. C’est à la sortie du film en 2011 que la pièce connu un véritable engouement. Dans les rôles principaux on retrouve notamment Patrick Bruel, Charles Berling,  Valérie Benguigui ou encore Guillaume de Tonquédec. L’histoire aurait pu être simple : un repas, des amis et une blague. C’était son compter (sur) l’imagination débordante des deux auteurs qui vont alors donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

 

 

 

 

Juste la fin du monde, Jean-Luc Lagarce

 

juste la fin du monde

 

« C’est comme la nuit en pleine journée, on ne voit rien, j’entends juste les bruits, j’écoute, je suis perdu et je ne retrouve personne. »

 

En termes d’histoires tragiques, on peut définitivement affirmer que celle-ci à sa place dans le classement. Récemment remise au goût du jour par le célèbre réalisateur Xavier Dolan, l’histoire est plus que sombre. Un fils décide de retourner dans sa famille après des années d’absence. À la fin du séjour, il leur annoncera qu’il est malade et qu’il va bientôt mourir. Seulement voilà, ce retour inattendu va se révéler plus compliqué que prévu. . . Parviendra-t-il à se confesser ? Rien n’est moins sûr.

 

 

 

Deux sur la balançoire, William Gibson

 

Deux-sur-la-balancoire

 

 » C’est quoi, c’est quand, c’est comment, aimer ?… Aimer, c’est ne pas comprendre, aimer c’est tomber, tomber jusqu’au fond l’un de l’autre. »

 

Enfin, on termine ce top avec une pièce aussi cruelle que mélancolique. L’histoire de deux amants maudits en somme, un Roméo et Juliette des années 60. Jerry et Clara vont s’aimer, se déchirer, se séparer . . . L’amour ne résiste pas toujours aux démons du passé. Les deux amants en feront les frais. Des dialogues, une histoire d’amour sublime, parfois drôle et souvent émouvante. L’adaptation de Jean-Loup Dabadie magnifiquement interprétée par Alexandra Lamy et Jean Dujardin vaut également le coup d’œil.

Ces livres à l’humour décalé

Vous avez un humour particulier que vos amis peinent parfois à comprendre ? Ce top est fait pour vous ! En effet, les auteurs que nous allons vous faire découvrir maintenant ne sont clairement pas familier avec le politiquement correct. Humour noir, potache ou décalé, découvrez le top 5 des livres les plus délicieusement hilarants.

 

Comment ne pas devenir un vieux con, Sophie-Marie Larrouy et Mademoiselle Navie

comment ne pas devenir un vieux con

On commence fort avec ce livre au titre plus que subversif. Dans cet ouvrage à l’humour décapant, vous trouverez de multiples conseils qui vous aideront à ne pas sombrer dans le côté aigri de la force. . . « De mon temps », « J’ai plus l’âge » ou encore « C’était mieux avant » seront des expressions définitivement bannies de votre dictionnaire ! Ce livre permettra également aux plus vieux d’entre vous de comprendre les « djeuns » et ainsi peut-être à ne plus appeler la police à 22h30 pour tapage nocturne. Un roman rafraîchissant qui devrait faire du bien à certains . . .

 

 

 

 

 

Comment traumatiser votre enfant, Jen Bilik et Jamie Thompson Stern

traumatiser votre enfantContinuons avec un guide pratique (ou presque). Un livre de conseils pour mauvais parents, « Comment traumatiser votre enfant » n’en reste pas moins délicieux. Cet ouvrage vous permettra de faire de votre future progéniture « un être inadapté mais génial ». Différentes techniques vous seront proposées : l’humiliation, la négligence ou encore être le parent « copain » qui initiera son enfant à la drogue et/ou l’alcool. Un ouvrage à prendre évidemment au second degré, pour dédramatiser les aléas de la vie de parents.

 

 

 

 

 

 

Le petit livre des 150 idées pour emmerder ses collègues, Laurent Gaulet

emmerder ses collègues

Voilà un ouvrage qui devrait plaire à certains ! Marre de vos collègues qui passent leur temps à rendre votre vie impossible par leur simple présence ? Ce livre est la solution. Des astuces concrètes vous seront délivrées pour leur rendre la pareille : se racler bruyamment la gorge, faire claquer ses ongles ou encore reconfigurer l’écriture de leur clavier en Azerty . . . Et que faire pour votre boss qui vous fait des misères ? Pas de problème, Laurent Gaulet vous répond dans son ouvrage  » 150 idées pour emmerder son patron ». Vous êtes maintenant paré à faire face à toutes les situations !

 

 

 

 

 

Comment chier dans les bois : pour une approche environnementale d’un art perdu, Kathleen Meyer

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Voilà une drôle de question . . . La réponse pourrait paraître simple et pourtant vous avez encore des choses à apprendre ! Best-seller en Amérique à sa sortie en 1989, ce livre se rapproche toutefois plus de l’ouvrage sociologique sur notre rapport à la nature qu’à un véritable guide. Toutefois, c’est sans nul doute que vous passerez un bon moment en lisant ce « manuel ». Sources sérieuses sur un ton décalé, il a en effet tout pour plaire. Il a par ailleurs une renommée internationale. Un livre qui vous étron-nerra . . .

 

 

 

 

 

 

Le magasin des suicides, Jean Teulé

le magasin des suicides

Enfin, on clôt ce classement avec le premier véritable roman de la liste. Il n’en est pour autant pas moins décalé ! Si le titre peut sembler un peu sombre, « Le magasin des suicides » est en fait un concentré d’humour noir. L’histoire est loufoque : Mishima Tuvache (le père), Lucrèce (la mère), Vincent (le fils) et Marilyn (la fille) tiennent un magasin pour le moins particulier. En effet, depuis des générations maintenant ils vendent tous les éléments nécessaires pour un suicide réussi. Des morts violentes à l’empoissonnement, le slogan est clair « Mort ou remboursé!’. Mais un jour le destin décida de se retourner contre eux . .  Le succès du roman fut tel qu’il a même été porté à l’écran en 2012 par le réalisateur Patrice Leconte.

Les romans épistolaires

Le roman épistolaire est un genre littéraire à part entier. La narration se fait au travers d’une correspondance fictive ou non d’un ou plusieurs personnages. Souvent utilisé pour obtenir un effet plus « réel », il commence à se développer au XVIIème siècle. Tour d’horizon des romans épistolaires.

 

Les Liaisons dangereusesLes liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos (1782)

Le succès du roman est immédiat, mais il est aussi très vite frappé par une condamnation morale. Pendant une grande partie du XIXème siècle et son impression cessera. Ce n’est qu’au XXème siècle qu’il sera redécouvert. Il raconte l’histoire de deux nobles manipulateurs, sans morales et libertins du siècle des lumières : la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont.

 

Inconnu à cette adresseInconnu à cette adresse – Kressmann Taylor (1938)

Correspondance entre deux amis et associés marchand d’art à San Francisco. Martin, allemands de souche, marié et père de trois enfants et Max, juif américain, célibataire. En 1932, Martin repart vivre à Munich, mais il reste en contact et les deux collaborateurs s’écrivent. L’histoire vient alors se mettre en travers de leur amitié.

 

lettres persanesLettre persanes – Montesquieu (1721)

Cette correspondance fictive entre deux voyageurs persans Usbek et Rica, et leurs amis respectif, restés en Perse. À sa publication en 1721, Montesquieu n’avoue pas en être l’auteur. En se présentant uniquement comme le traducteur du roman, il peut ainsi critiquer la société française sans subir de censure.

 

lettre d'une inconnueLettre d’une inconnue – Stefan Zweig (1927)

En lisant son courrier, un écrivain viennois découvre la lettre d’une femme. Elle lui raconte sa vie et lui confesse au fil des lignes son amour. Plus sa lecture avance plus l’écrivain R. se rend compte que l’auteur de cette lettre ne lui est peut-être pas si inconnue.

 

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchure de patates Le cercle littéraire des amateurs d’épluchure de patates – Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (2009)

En visite en Angleterre pour l’écriture d’un roman Mary Ann Shaffer profite de son séjour pour visiter l’île de Guernesey. Bloqué dès son arrivée dans la librairie de l’aéroport par un épais brouillard, elle lit plusieurs histoires sur l’occupation allemande de l’île pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ce n’est que vingt ans après qu’elle décide d’écrire sur le sujet. Très malade pendant la publication, Annie Barrows chargé de la correction et réécriture de son livre terminera l’œuvre et en deviendra co-auteur.

 

Julie ou La nouvelle HéloïseJulie ou La nouvelle Héloïse – Jean-Jacques Rousseau (1761)

Ce roman relate la passion amoureuse entre Julie d’Étranges une jeune noble et son précepteur Saint-Preux. En raison de leur différence de classe sociale, ils ne peuvent vivre leur amour au grand jour Saint-Preux quitte alors la Suisse pour Paris et Londres. Les deux protagonistes vont alors entretenir une correspondance épistolaire, malgré les changements respectifs dans leurs vies, avant le retour de Saint-Preux. À l’époque de sa publication l’ouvrage est un de ceux ayant réalisé les meilleures ventes de son époque.

 

DraculaDracula – Bram Stoker (1897)

Bram stoker raconte l’histoire du Comte Dracula, un vampire se nourrissant du sang des vivants et les transformant à leur tour en vampires. Ce récit épistolaire est composé de fragments de journaux intimes et lettres des différents personnages. On trouve aussi des articles de journaux et certains passages retranscrits car dans le récit enregistré au phonographe. Il épouse le point de vue des protagonistes, hormis celui du comte Dracula.

 

Et vous, quel est votre roman épistolaire préféré ?

Le meilleur des Mondes - Aldous Huxley

Quelques-uns des plus grands romans d’anticipation

Sous-genre de la Science Fiction, les romans d’anticipation nous transportent dans une réalité que l’on espère rarement être notre futur. Ils représentent des sociétés souvent très contrôlées, le plus souvent dystopiques. Tour d’horizon de quelques-uns des romans majeurs du genre.

 

Nous autres – Evgueni ZamiatineNous autres – Evgueni Zamiatine (1920)

Dans un futur lointain, dans la Métropolis de l’État Unique, sous la direction du guide, l’harmonie est fermement imposée. L’ingénieur appelé D-503 a pour mission de construire un vaisseau spatial, l’Intégral, qui servira à convertir les populations extraterrestres au bonheur, prétendument découvert par l’Etat Unique. Plus le temps passe et plus D-503 se verra attiré par l’ancien monde, caractérisé par la liberté, l’imprévisibilité et la précarité du bonheur.

 

Le meilleur des Mondes - Aldous HuxleyLe Meilleur des mondes – Aldous Huxley (1932)

Dans cet ouvrage, les enfants sont tous conçus in vitro. Ils sont classés en cinq catégories : les Alpha (l’élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), et enfin les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles). Dans ce meilleur des mondes méthodiquement planifié pour construire les hommes en fonction des besoins, et où le bonheur est artificiel, un homme est né de l’amour entre un homme et une femme. Lui et ses sentiments, ses rêves, peuvent-ils devenir une menace pour cette société parfaite ?

 

1984 - George Orwell1984 – George Orwell (1949)

Considéré comme une référence, le roman d’Orwell a influencé, non seulement la littérature, mais aussi la culture populaire en général. L’histoire prend place 30 ans après une guerre nucléaire, à Londres capitale de l’Océanisa l’une des trois puissances mondiales. Les faits et gestes de tous sont surveillés par Le Parti, régit par Big Brother chef invisible dont les portraits sont partout, attention « Big Brother is watching you ».

 

Fondation - Isaac AsimovFondation – Isaac Asimov (1951)

12 065, début du treizième millénaire, l’humanité a conquis la galaxie. L’éminent scientifique Hari Sheldon, inventeur de la « psychohistoire » – science permettant de prédire l’avenir – prévoit un effondrement de l’Empire dans cinq siècles. Pour cela, il sera exilé afin de créer une encyclopédie totale du savoir humain. Isaac Asimov nous plonge dans les débuts de l’Ère de la Fondation

 

Fahrenheit 451 - Ray BradburyFahrenheit 451 – Ray Bradbury (1953)

451° Fahrenheit ou la température à laquelle brûle le papier. Dans cette société où le bonheur est obligatoire, la lecture est un crime. Les pompiers ne sont plus ceux qui éteignent les feux mais plutôt ceux qui les allument. Ils ont pour mission des brûler les livres. Montag, pompier chevronné, verra sa vie basculer lors de sa rencontre avec, une jeune femme étrange, Clarisse. Il découvre les livres, et commence à questionner le système et le monde dans lequel il vit.

 

Ubik - Philip K. DickUbik – Philip K. Dick (1969)

Philip K. Dick, auteur incontournable du genre dystopique, nous plonge ici dans une société dont le narrateur n’est pas sûr qu’elle soit réelle. Un monde où les morts vivent en animation suspendue et peuvent communiquer avec les vivants, où les intrusions mentales sont monnaie courante et où le temps part en lambeaux. « Mettez fin à votre anxiété ; contactez le plus proche organisme de protection… »

 

Et vous, quels sont vos romans d’anticipation préférés ?

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Quels écrivains se cachent derrière ces pseudonymes ?

Les auteurs utilisent des pseudonymes depuis toujours, bien souvent pour  garder un certain anonymat ou simplement car ils trouvent que leur pseudonyme est plus vendeur que leur nom réel. Le pseudonyme libère les auteurs du devoir de réserve et de sérieux,  les rendant libres de s’exprimer comme ils le souhaitent sur les sujets qu’ils désirent. Nous vous proposons un tour d’horizon des auteurs ayant eu recours à un pseudonyme.

Pourquoi prendre un pseudonyme ?Qui_se_cache_derriere_les_pseudonymes_des_ecrivains_Edilivre
Les raisons sont multiples : il peut s’agir d’un jeu, d’une volonté de préserver le secret sur leur identité,  de trouver une parade pour publier un contenu intime ou encore choquant sans se dévoiler. Dans tous les cas, l’emploi d’un pseudonyme est rarement anodin.

Lewis Carroll    
Le célèbre auteur d’Alice au pays des merveilles s’appelle en réalité Charles Lutdwidge Dodgson. D’un naturel très modeste, cet auteur a fait le choix de préserver son anonymat et sa vie privée. Ce livre fut à l’origine écrit pour amuser les filles du doyen de l’école où il enseignait. Mais il a également publié des ouvrages d’algèbre sous son vrai nom.

Robinson Crusoe
En 1719, Daniel Defoe publie Robinson Crusoe sous le pseudonyme Robinson Crusoe pour échapper à la justice de l’époque qui jugeait ses écrits trop provocateurs.

Voltaire
De son vrai nom François-Marie Arouet, Voltaire choisit d’écrire sous un faux nom pour échapper à son passé, notamment à sa famille mais aussi au gouvernement qu’il critiquait souvent. Cela lui vaudra d’ailleurs un court séjour à la Bastille durant 11 mois alors qu’il n’avait que 23 ans. Parmi ses œuvres les plus connues on compte : Candide, L’Ingénu et Lettres philosophiques.

Stendhal
Marie-Henri Beyle, connu pour son ouvrage Le Rouge et le Noir, préféra publier son œuvre sous un autre nom sans doute pour échapper à sa famille, spécialement son père qu’il détestait.

Qui_se_cache_derriere_les_pseudonymes_des_ecrivains_EdilivreGeorge Sand
En 1832 la discrimination envers les auteurs de sexe féminin était encore très importante. Pour publier son livre, Amantine-Lucile-Aurore Dupin choisit de cacher son vrai nom et opte pour le pseudo de George Sand. Celle qui est connue notamment pour ses ouvrages Histoire de ma vie, La Mare au diable et Un hiver à Majorque a également fait scandale par sa vie amoureuse agitée, ses tenues vestimentaires masculines et son pseudonyme masculin dont elle lança la mode. Après elle de nombreux auteurs féminins ont choisi de prendre un pseudonyme masculin.

Charlotte, Emily et Anne Brontë
Ces 3 soeurs ont publié sous les pseudonymes Currer, Ellis et Acton Bell, pour éviter elles aussi la discrimination dont souffraient les auteurs féminins à l’époque. Auteurs de Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevents et La Recluse de Wildfell Hall, elles partagèrent une véritable symbiose littéraire et familiale. .  

Pablo Neruda
Et non, ce n’est pas son vrai nom ! Le célèbre poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien s’appelle en réalité Ricardo Eliecer Neftalí Reyes Basoalto. Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée est une de ses œuvres les plus connues. Il a choisi de prendre un pseudonyme pour cacher à son père qu’il publiait des poèmes.

Georges Orwell
L’auteur de La ferme des animaux s’appelle en réalité Eric Arthur Blair. C’est pour protéger sa famille qu’il a choisi d’avoir recours à un pseudonyme. En effet, sa première nouvelle traitait de son expérience de la pauvreté et il ne voulait pas la partager avec ses parents.

Stephen King
Le maître du thriller et du fantastique  a eu recours à des pseudonymes pour certaines de ses œuvres. On peut notamment citer l’exemple de son livre Rage qu’il publia sous le pseudonyme de Richard Bachman.

JQui_se_cache_derriere_les_pseudonymes_des_ecrivains_Edilivre.K.Rowling
Connue dans le monde entier pour sa saga Harry Potter, J.K.Rowling a publié un roman policier, L’appel du coucou, en avril 2013 sous le nom de Robert Galbraith. Elle a d’ailleurs déclaré que ce pseudo lui a permis de se libérer des attentes à son propos lors de la publication de ce livre. Son secret a néanmoins rapidement été révélé.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour quelles raisons avez-vous choisi de publier avec un pseudo ? Quel est le vôtre et comment l’avez-vous choisi ?

 

LES PREMIERS SALONS LITTÉRAIRES SAUVAGES : LA RÉUSSITE 2017 APRÈS L’ATTERRISSAGE DE THOMAS PESQUET !

Quatre jours après le désormais célèbre et confidentiel « Dîner en blanc » à Paris, ce sont plus de 300 auteurs qui ont décidé de se rassembler au cœur des cinq plus grandes villes françaises pour partager leur passion et faire découvrir leur ouvrage. Ces salons sauvages sont une occasion unique et festive de réunir les amoureux littéraires !

Pour télécharger le communiqué de presse dans son intégralité, cliquer sur ce lien.

Chut… Il se prépare des salons littéraires sauvages pour la première fois en France !

Quatre jours après le désormais célèbre et confidentiel « Dîner en blanc » à Paris, ce sont plus de 300 auteurs qui ont décidé de se rassembler au cœur des cinq plus grandes villes françaises pour partager leur passion et faire découvrir leur ouvrage. Ces salons sauvages sont une occasion unique et festive de réunir les amoureux littéraires !

Pour télécharger le communiqué de presse dans son intégralité, cliquer sur ce lien.

L’auto-édition sur le marché littéraire

Pour certains, ces maisons sont encore synonymes d’amateurismes, mais pourtant, l’auto-édition amène un vent de modernité et commence réellement à se faire un nom sur le marché littéraire. L’auto-édition enrichit le marché du livre en lui apportant de nouvelles histoires, de nouveaux thèmes et surtout de nouveaux talents. 

L'auto_édition_un_marché_qui_simpose_EdilivreEn quelques chiffres
La vague de l’auto-édition a déjà fait ses preuves chez nos amis américains et canadiens. En 2009, l’auto-édition dépassait d’ailleurs l’édition traditionnelle en nombre de livres aux États-Unis. En France, un sondage réalisé pour Le Figaro littéraire en 2012 a démontré que 6 % des Français conservent un manuscrit qu’ils souhaitent secrètement voir publié un jour… Soit 2,5 millions de personnes ! En effet, de plus en plus de personnes écrivent et l’auto-édition leur fait la part belle.!

Un statut qui a changé
Il y a encore quelques années, auto-édition rimait avec édition à compte d’auteur et l’amalgame nourrissait l’idée d’arnaque et d’invraisemblance. Heureusement, l’opinion a évolué et le statut de l’auto-édition s’est vu favorisé ! Après avoir mis les pieds dans une sphère littéraire très longtemps fermée, les nouveaux auteurs ont pu, grâce à l’auto-édition, prendre conscience des rouages du secteur éditorial et se sont ainsi professionnalisés.

Le secteur de l’édition démocratisé
Alors qu’auparavant, un auteur inconnu se faisait constamment refusé par les maisons traditionnelles, l’auto-édition permet à tous d’avoir L'auto_édition_un_marché_qui_simpose_Edilivrelibrement accès au monde de l’édition. Une véritable révolution ! Le monopole des maisons traditionnelles qui décidaient scrupuleusement quels histoires et thèmes seraient publiés, s’est aujourd’hui envolé, avec pour conséquence un potentiel de création et de publication sans précédent, aussi bien pour les nouveaux écrivains que pour les auteurs établis. Quant au lecteur, l’auto-édition lui suggère un répertoire de diversité littéraire, ce qui pousse d’ailleurs des personnes généralement peu friandes de lecture à s’intéresser à des thèmes plus précis, correspondants à leurs attentes.

Une libération des motivations de chacun
L’auto-édition a notamment désacralisé le statut grandiloquent de l’écrivain, en permettant à chacun de déterminer ses propres attentes et objectifs suite à la publication de son ouvrage. Plus que la quête du succès, les raisons pour lesquelles les personnes écrivent et publient leurs ouvrages en auto-édition sont surtout liées au loisir et à leur passion commune pour l’écriture. Ainsi, l’auto-édition permet à de nouveaux auteurs de laisser exprimer leur plume, et parfois, de dénicher même de véritables talents… Nous vous invitons par ailleurs à découvrir cet article qui vous explique pourquoi choisir l’auto-édition.

Et vous, pensez-vous que l’auto-édition est une révolution favorable à tout écrivain ?

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_Edilivre

Ces grands auteurs partis trop tôt

La mort n’épargne personne, elle nous rappelle parfois que ces génies de l’écriture sont humains en les appelants à elle. Découvrez quelques-uns de ces auteurs dont la vie s’est brusquement et prématurément arrêtée.

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreAntoine de Saint-Exupéry
Journaliste et écrivain, Saint-Exupéry est mobilisé dans les forces aériennes de l’armée française en 1939. Dégoûté par l’armistice, il quitte la France pour les Etats-Unis et New York. Il y fait publier en 1943 son célèbre roman, Le Petit Prince, illustré de ses propres aquarelles.

Mais son inactivité le ronge et il décide de retourner se battre. Il rejoint une unité aérienne de reconnaissance photographique, chargée de préparer le débarquement de Provence. Le 31 juillet 1944, son avion ne rentre pas à la base.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreGuillaume Apollinaire
Le grand poète Apollinaire s’engage dans l’armée française en décembre 1914. En avril 1915, il est mobilisé avec son régiment sur le front de Champagne.

Un an plus tard, alors qu’il lit dans une tranchée, il est touché à la tête par un éclat d’obus. La blessure ne le tue pas mais affaiblit grandement le poète, qui finira par mourir de la grippe espagnole en 1918, à l’âge de 38 ans.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreArthur Rimbaud
Poète prodige (il écrit ses premiers poèmes à quinze ans), Rimbaud a connu une courte vie aventureuse. Fugueur, effronté, marginal, méprisant les bourgeois, le poète fait de nombreux voyages à travers le monde.

Pourtant en 1891, son genou droit le fait souffrir et son état s’aggrave rapidement. A l’étranger, il revient en France et débarque à Marseille au mois de mai de la même année. Dans la foulée, il est amputé. Son état stagne avant d’empirer à nouveau et Arthur Rimbaud s’éteint le 10 novembre à 37 ans, laissant derrière lui une œuvre poétique révolutionnaire.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreLord Byron
Fatigué par une vie d’excès, Lord Byron n’en demeure pas moins un diplomate accompli et est affecté en Grèce en 1824, afin de contrôler l’utilisation des fonds dispensés par l’Angleterre pour soutenir la révolution grecque.

Mais le 9 avril, revenant d’une course à cheval, il contracte la fièvre des marais et son état se dégrade très rapidement. Il meurt 10 jours plus tard, âgé seulement de 36 ans.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreLouis Pergaud
En 1912, peu avant le conflit mondial, un jeune instituteur et écrivain publie La Guerre des boutons, dont le succès est considérable.

Deux ans plus tard, Louis Pergaud n’échappe pas à la mobilisation, affecté à Verdun avec son régiment. Il sert en Lorraine en 1915. Le 7 avril, lors de la bataille de la Woëvre, son unité charge les lignes allemandes. Pris au piège des barbelés, Louis Pergaud meurt sous les balles, à 33 ans.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreLes sœurs Brontë
La famille Brontë s’est notamment distinguée grâce à trois de ses enfants : Charlotte, Emily et Anne, auteurs de plusieurs grands romans anglais. On doit notamment Jane Eyre à Charlotte, Les Hauts de Hurlevent à Emily et La Recluse de Wildfell Hall à Anne.

Mais toutes trois vont mourir prématurément. Emily d’abord, meurt de la tuberculose le 19 décembre 1848, âgé de 30 ans. L’année suivante, sa jeune sœur Anne meurt de la même maladie, le 16 mai 1849, à l’âge de 29 ans. Enfin, l’aînée Charlotte, s’éteint alors qu’elle est enceinte le 31 mars 1857, à 39 ans, victime de la tuberculose ou de la typhoïde.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreAlain Fournier
L’auteur du Grand Meaulnes (1913) est mobilisé le 2 août 1914. Le 22 septembre, l’écrivain et son régiment doivent effectuer une reconnaissance au sud de Verdun.

Au cours de leur patrouille, ils font quelques prisonniers allemands mais sont pris dans une embuscade, aux environs de la forêt de Saint-Rémy. L’officier Fournier et son unité sont décimés sous les balles. L’auteur avait 27 ans.

 

Les_grands_auteurs_morts_prématurément_EdilivreJohn Keats
Le poète maudit, héraut du romantisme anglais, se fiance en 1819 à la jeune Fanny Brawne. A l’époque, Keats a débuté la rédaction d’Hyperion, qui sera sa dernière grande œuvre.

En effet, sa santé décline peu à peu du fait d’une tuberculose naissante. Pour se soigner, il gagne l’Italie, Naples puis Rome. Il meurt dans la ville éternelle, le 24 février 1821, à peine âgé de 25 ans.

Avez-vous déjà lu ces auteurs ? Connaissez-vous d’autres écrivains qui ont connu une mort prématurée ?

Grands_auteurs_petites_anecdotes_Edilivre

Petites anecdotes et grands auteurs

Ils ont écrit des chefs-d’œuvre, ont marqué l’histoire de leur nom de la littérature. Pourtant, ils n’en sont pas moins restés humains, leurs petites manies, leurs habitudes, leurs particularités. Découvrez quelques anecdotes sur des auteurs célèbres.

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreAlexandre Dumas, le coloriste
Alexandre Dumas était un esthète et un perfectionniste qui a poussé très loin ce trait de caractère. En effet, l’auteur du Comte de Monte-Cristo et des Trois Mousquetaires a insisté pour que toute sa production littéraire, dès la publication soit codée par couleur : du papier bleu pour ses œuvres de fiction, du jaune pour la poésie et du papier rose pour ses articles divers.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreGustave Flaubert, le fils chéri
Ce grand écrivain français était très attaché à sa mère, chez qui il a vécu une grande partie de sa vie, jusqu’à la mort de cette dernière, en 1872. Bien sûr, ce séjour n’a pas été continu, notamment entrecoupé des nombreux voyages de Flaubert qui le menèrent jusqu’en Egypte et à Jérusalem. Il avait aussi pour habitude d’écrire dans son lit et y a notamment rédigé certains de ses plus grandes œuvres : Madame Bovary et Salammbô.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreOscar Wilde, le provocateur
Oscar Wilde n’a jamais été très épris de respect des convenances et s’est systématiquement employé à défier les règles d’un monde qu’il jugeait trop dirigiste. Paroxysme de la provocation, il aurait promené un homard en laisse sur les quais de la Tamise pour choquer les promeneurs. Une histoire qui n’est pas avérée mais l’image n’en demeure pas moins délicieuse.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreVirginia Woolf, l’amoureuse du violet
L’auteure de Mrs. Dalloway avait ses petites lubies. Elle aimait notamment écrire à l’encre violette, une couleur qui lui plaisait particulièrement et qu’elle aimait porter sur ses vêtements. A l’instar de Victor Hugo, Virginia Woolf aimait principalement écrire debout. Mais sa santé fragile la contraignit à adopter la position assise et elle fut l’une des première à utiliser un « bureau libre » (comprenez un bureau déplaçable, constitué seulement d’une petite planche que l’on pose sur les genoux).

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreJames Joyce, le sens pratique
Considéré comme l’un des auteurs les plus influents du XXème siècle, James Joyce dit « L’Irlandais » a pourtant été trahi par ses plus grands critiques : ses yeux. Pour remédier à sa cécité naissante, Joyce portait constamment un manteau blanc qui l’aidait à voir plus clair. Devenu presque aveugle, l’auteur du chef-d’oeuvre Ulysse n’écrivait plus qu’à l’aide de crayons de couleurs pour pouvoir se relire.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreLord Byron, l’anthropologue en herbe
Le poète anglais, figure du romantisme, était un personnage volontiers excessif. Alors qu’il n’a que 17 ans et qu’il étudie au Trinity College de Cambridge, il s’achète un petit ours qu’il loge et élève dans la chambre au-dessus de la sienne.
Une excentricité qui n’est qu’une anecdote, de taille, dans la vie étudiante sulfureuse du jeune Lord Byron, faite d’excès d’alcool, de prostituées et de boxe.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreVictor Hugo, le bien loti
En 1881, alors qu’il a 80 ans, Victor Hugo fait une curieuse expérience. Pour lui rendre hommage, la ville de Paris rebaptise l’avenue d’Eylau, qui devient l’avenue Victor Hugo. Or, il s’avère que l’auteur réside déjà dans l’avenue Eylau et qu’il va donc vivre dans sa propre rue ! Une situation cocasse pour ce grand écrivain qui, jusqu’à un âge avancé, écrivait debout à un pupitre.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreFriedrich von Schiller, le masochiste
Friedrich von Schiller avait une bien curieuse façon de se forcer à écrire. En effet, pour être sûr de ne pas être déconcentré et de trouver la motivation nécessaire pour terminer ses œuvres, le poète allemand écrivait avec des pommes pourries dans ses tiroirs car l’odeur le motivait et le poussait à écrire plus vite pour ne plus avoir à la sentir. De plus, pour pouvoir écrire plus tard et ne pas s’endormir, il mettait ses pieds dans un bac d’eau glacée qui le tenait éveillé et alerte. Des étranges manies qui ont pourtant porté leurs fruits, ses œuvres ayant, de par leur qualité, inspirées Verdi pour ses opéras.

 

Grands_auteurs_petites_anecdotes_EdilivreHonoré de Balzac, le bourreau du travail
Balzac était un travailleur acharné, dont la vie toute entière était consacrée à l’écriture. Chaque jour, l’auteur se réveillait en pleine nuit (à 1h du matin), écrivait sept heures durant, et faisait une sieste à 08h00. Il se réveillait à 9h30 et poursuivait son travail jusqu’à 16h00, avant de se consacrer à ses activités quotidiennes jusqu’à 18h00. Pour tenir le rythme de ces journées réglées à la seconde près, la rumeur soutient qu’il consomma jusqu’à 50 tasses de café par jour. Une rumeur, vraiment ?

Et vous, connaissez-vous certaines anecdotes sur de grands auteurs ?

Le phénomène des faux commentaires atteint l’Edition

Sur le net, de plus en plus d’auteurs ont recours à des agences pour écrire sur Internet des commentaires élogieux sur leur(s) ouvrage(s).

Made in USA
Le phénomène n’est pas nouveau et a déjà fait ses gammes dans d’autres secteurs d’activités : tourisme, sites de vente, etc. Les faux avis se sont répandus et sont devenus monnaie courante dans le milieu de l’Edition.

D’abord aux États-Unis où des entreprises proposent aux auteurs de publier sur différents sites des avis positifs sur leurs ouvrages. Moyennant une certaine somme, l’auteur obtient un nombre de commentaires positifs que l’entreprise se chargera de poster sur différentes plateformes. Et le business se révèle extrêmement lucratif. 

Un tiers des avis du net sont de la contrefaçon
Il y a donc une offre lucrative mais qui ne fonctionne que parce que la demande est de plus en plus forte. Aujourd’hui, on estime qu’un tiers des avis déposés sur le net sont des contrefaçons, et ce, tous secteurs d’activité confondus. L’e-reputation est devenue aussi fondamentale pour les écrivains que pour n’importe quel vendeur en ligne. Dès lors, tous les moyens sont bons pour mettre son produit en avant. En accumulant des messages positifs, le livre de l’auteur gagne en valeur et peut potentiellement séduire plus facilement un acheteur. Là où une critique positive peut soulever quelques réserves, quinze critiques louangeuses ont un tout autre effet sur le client qui pense avoir affaire à un livre de très bonne qualité, ce qui n’est pas forcément faux mais loin d’être honnête… Il ne faut pas oublier qu’il existe d’autres façons pour promouvoir son livre ! 

Que pensez-vous de cette pratique ?

L’esclavage dans la littérature

La traite des Noirs aux États-Unis est une époque de l’histoire à laquelle bon nombre d’écrivains se sont intéressés. Avec cet article découvrez ou redécouvrez comment est perçu l’esclavage dans la littérature.

L'esclavage_vu_par_la_littérature_EdilivreLa voix de l’écrivain comme une délivrance
L’esclavage, comme bien d’autres faits historiques, a fait l’objet de multiples romans destinés à dénoncer la ségrégation mais aussi à lever le voile sur les pratiques inhumaines infligées aux populations africaines des siècles durant.
La Case de l’oncle Tom, écrit en 1852 par Harriet Beecher Stowe, fut le roman le plus vendu du 19ème siècle et le second livre le plus vendu de ce même siècle, derrière la Bible. L’auteur y raconte l’histoire du vieux Tom, un homme dévoué, sensible et pieux, qui est contraint de se soumettre à l’inhumaine condition des esclaves noirs après avoir été racheté pour travailler sur une plantation de coton. Aujourd’hui encore, on considère que le livre aida à l’émergence de la cause abolitionniste dans les années 1850. L’impact du roman fut tel qu’on attribue à Abraham Lincoln ces mots, prononcés lorsqu’il rencontra l’écrivain au début de la guerre de Sécession : « C’est donc cette petite dame qui est responsable de cette grande guerre. »

Un sujet traité avec authenticitéL'esclavage_vu_par_la_littérature_Edilivre
Le roman de Alex Haley, Racines, publié en 1976 traite ouvertement de l’histoire bouleversante d’une famille afro-américaine en Amérique du Nord. L’auteur remporta d’ailleurs le Prix Pulitzer pour cet ouvrage. Il se trouve que la sincérité avec laquelle les auteurs racontent l’esclavage ne fait qu’intensifier nos émotions. Il ne s’agit alors plus de se documenter, mais de prendre conscience de ce qu’ont enduré les peuples avant nous.

Par ailleurs, Christiane Taubira, avait su trouver les mots justes en la faveur des peuples victimes des traites négrières. Dans son ouvrage L’esclavage raconté à ma fille, elle rappelle que même si cette pratique est abolie dans notre pays depuis 1848, ses conséquences morales, politiques et économiques affectent aujourd’hui encore des millions d’individus. Paroles percutantes d’une mère militante et passionnée…

L'esclavage_vu_par_la_littérature_EdilivreEt qui gagne tous les lecteurs…
Rappelez-vous le Candide de Voltaire. Nombreux parmi nous avons été d’abord confrontés à l’esclavage au lycée en lisant cet épisode marquant du Nègre de Surinam à qui il manque une jambe et une main. En réalité, l’esclavage est un sujet qui, bien que des plus cruels, semble être un thème récurrent dans la littérature de jeunesse. De nombreux romans pour enfants ont su traiter avec subtilité cette triste période de l’histoire. Ainsi, L’Empire Invisible, Deux graines de cacaoLa chasse aux merles ou encore le Royaume Volé, ont également connu un vif succès auprès de jeunes lecteurs.

Et vous, avez-vous lu des romans sur l’esclavage ? Lesquels vous ont le plus marqué ?

 

Les grands couples d’écrivains

Ces_couples_d'écrivains_célèbres_EdilivreSimone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre : les avant-gardiste
Ils forment le couple mythique de littéraires anticonformiste ! Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre se rencontrent dans les amphithéâtres de la Sorbonne à la fin des années 20. Si durant les 50 années qui suivent, la romancière et le philosophe partagent leurs vies, leurs idées et leurs combats, c’est finalement l’indépendance qui reste le pilier de leur longévité. Jamais mariés, ils forment un couple libertin en toute confiance. De Beauvoir a ainsi vécu plusieurs relations homosexuelles et une relation passionnée avec l’écrivain américain Nelson Algren pendant 15 ans. Mais comme l’a déclaré Sartre lui-même, « Sartre ne peut se concevoir sans Beauvoir, ni Beauvoir sans Sartre ». Ils sont inhumés côte à côte au cimetière du Montparnasse à Paris.

George Sand et Alfred de Musset : la passion écourtéeCes_couples_d'écrivains_célèbres_Edilivre
George Sand rencontre Alfred de Musset lors d’un dîner organisé par François Buloz en juin 1833. Le coup de foudre. Ils se revoient et, après avoir lu le célèbre Lélia, Musset lui écrit : « Je suis amoureux de vous. Je le suis depuis le premier jour où j’ai été chez vous». Une véritable passion anime les deux écrivains qui s’échangent de nombreuses lettres d’amour, partagent des idées et des dessins. Mais lors d’un voyage à Venise, le couple tombe gravement malade et fait appel au docteur Pagello pour les soigner. Ce dernier devient l’amant de Sand, qui ne rompt avec Musset que quelques mois plus tard, lassée de sa jalousie et de ses crises hallucinatoires.

Ces_couples_d'écrivains_célèbres_EdilivreFrancis et Zelda Fitzgerald : amour fou et dépression
Ils sont beaux et promis à un bel avenir littéraire. Et il est vrai qu’il existe une part de romanesque dans la vie de ce couple : Scott, l’écrivain à succès, et Zelda la jeune danseuse, sont tous deux de véritables icônes pendant les années 20. Mais sous les apparences, le couple est en proie à de grandes souffrances. S’accusant sans cesse de plagiat, ils sont pourtant l’un pour l’autre source d’inspiration littéraire. Dépressifs, schizophrènes, ils s’adonnent aux abus de toutes sortes : Scott devient alcoolique tandis que Zelda tente d’oublier son désespoir dans la pratique acharnée de la danse classique.

Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, deux génies en quête d’amour et d’inspirationCes_couples_d'écrivains_célèbres_Edilivre
C’est en 1871 qu’Arthur Rimbaud débarque à Paris et rencontre Paul Verlaine. Commence alors entre ces deux hommes une histoire aussi belle que tragique, qui les lie à tout jamais. Pendant deux longues années, les deux hommes écrivent ensemble des vers magnifiques. De cette intimité innocente naît un amour interdit. Verlaine, tiraillé entre son amour pour sa femme Mathilde et son amant Rimbaud, fait de son homosexualité l’expérience de sa vie. Mais cette expérience rimée par le bonheur et la douleur s’achève un beau jour de juillet 1873 à Bruxelles. Tourmenté et en proie à l’alcool, Verlaine tire une balle sur Rimbaud. Simplement blessé physiquement, mais blessé ouvertement dans l’âme, Rimbaud s’en va et quitte Paul Verlaine.

Ces_couples_d'écrivains_célèbres_EdilivreColette et Willy : libertinage et trahison
Henry Gauthier-Villars, dit Willy, épouse Colette en 1893. Le couple de romanciers s’installe à Paris dans la garçonnière de Henry, au-dessus de la maison d’édition familiale, et mène une vie mondaine. Si Willy exige de la romancière une fidélité hétérosexuelle (que lui-même ne respecte pas), il n’a aucune objection à ce qu’elle expérimente une vie extra-maritale avec des femmes. Bien que le couple prône le libertinage, Willy a en fait une véritable emprise sur Colette et il se permet même de vendre les droits des Claudine à ses éditeurs, sans même la prévenir. Colette ne lui pardonnera jamais et le couple se sépare en 1905.

Que pensez vous de ces passions si singulières ? Quel couple d’écrivains vous fascine le plus ?

 

Les français ont des choses à dire (et à écrire!) !

Si l’actualité révèle l’envie des français de s’exprimer, de se positionner et d’être entendus, les nouveaux formats offerts par l’édition en sont la confirmation. Face au monde, à sa morosité et à ses avancées, l’écriture devient de plus en plus un exutoire. Un moyen unique de réinventer sa réalité. La preuve ?  

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L’écriture, une histoire de famille

Le talent est-il héréditaire ? Certaines familles pourraient nous mener à penser que oui. Découvrez grâce à cet article quelques familles où le don de l’écriture semble avoir été transmit d’une génération à l’autre.

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Thomas et Klaus Mann
L’auteur allemand Thomas Mann publie son célèbre roman La famille Buddenbrook en 1901. Dans cet ouvrage il nous dépeint sa propre histoire familiale. C’est plus tard, dans des romans comme La Mort à Venise, que l’auteur nous dévoile sa véritable personnalité : on y perçoit sa peur de la mort et de l’abandon : sa femme est très malade et sa sœur s’est suicidée il y a peu lorsqu’il publie ce roman. On découvre également son homosexualité cachée, qu’il ne dévoilera jamais véritablement. Thomas Mann obtient le Prix Nobel de Littérature en 1929 et s’exile aux Etats-Unis quelques années plus tard pour fuir l’Allemagne nazie. C’est dans cette culture américaine que baigne son fils, Klaus Mann qui décide de s’engager dans l’armée quelques années plus tard pour libérer son pays natal de la dictature. Le jeune homme vit dans l’ombre de son père et souffre de la comparaison qui les unit. Leurs relations sont à cet égard froides et distantes. Son œuvre littéraire est négligée de son vivant, et malgré des relations artistiques très intenses avec Jean Cocteau, André Gide et le cercle des Surréalistes, il naît très vite chez lui une tendance à la dépression, accentuée par la prise de drogues.
Klaus Mann est pourtant un auteur à part entière. Il publie La danse pieuse en 1926, premier roman allemand ostensiblement homosexuel puis Mephisto en 1936, qui est son roman le plus connu. Klaus se suicide en 1949 et son père dira de lui « Mes rapports avec lui étaient difficiles et point exempts d’un sentiment de culpabilité puisque mon existence projetait par avance une ombre sur la sienne »

Robert et Jonathan Littell
Né en 1935, Robert Littell est un journaliste et romancier américain. Il est pendant longtemps grand reporter de guerre. Il couvre notamment la guerre des Six Jours en Israël pour l’hebdomadaire américain Newsweek. En 1973, alors qu’il est encore un jeune journaliste, il publie son premier roman d’espionnage. Ce n’est que le début puisqu’il en est aujourd’hui à une dizaine de romans, dont le plus connu est La Compagnie : le grand roman de la CIA qui nous livre les versions croisées d’un agent du KGB et d’un agent de la CIA sur la Guerre Froide. Depuis 2006, en France en tout cas, son fils, Jonathan Littell lui a cependant volé la vedette. C’est en effet cette année-là que l’auteur obtient le Prix Goncourt pour son roman Les bienveillantes, écrit entièrement en français, à seulement 39 ans. Il obtient également le Grand Prix du Roman de l’Académie française. C’est également grâce à cette reconnaissance éclatante qu’il obtient en 2007 la nationalité française, au motif d’une « contribution au rayonnement de la France », alors qu’il s’était vu refusé cette requête par deux fois en 2006. Passionné d’Histoire autant que son père, Jonathan Littell retrace dans Les bienveillantes l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale selon les mémoires imaginaires d’un SS.

Hélène Carrère d’Encausse et Emmanuel Carrère écrivains_de_père_en_fils_Edilivre
Hélène Carrère d’Encausse, d’origine géorgienne, est une immense spécialiste de la Russie. Elle est connue pour avoir annoncé en 1978 dans son livre L’empire éclaté la fin de l’URSS. Depuis 1990, elle est membre éternel à l’Académie Française. Son fils, Emmanuel Carrère, a commencé sa carrière dans le monde du cinéma. Il a été critique dans plusieurs journaux dont Le Point et Télérama puis il s’est lui aussi finalement tourné naturellement vers la littérature. Il a publié de nombreux romans dont L’Adversaire ou D’autres vies que la mienne. On peut considérer qu’il opère une sorte de retour aux sources lorsqu’il écrit Un roman russe puis Limonov en 2011. C’est ce dernier qui l’a fait connaître du grand public. Cet ouvrage, biographie d’Edouard Limonov, mais également fresque de la littérature russe et de l’ex-URSS, fut un succès de la rentrée littéraire en 2011.De cette famille ne naît pas que des auteurs puisque Marina Carrère d’Encausse, fille d’Hélène et sœur d’Emmanuel, anime une émission de télévision consacrée à la médecine.

Et vous, connaissez-vous d’autres familles d’écrivains célèbres ? Votre envie d’écrire est-elle liée à votre histoire familiale ?

Ecrivain, une profession viable ?

Si le métier d’écrivain suscite tantôt l’ admiration, tantôt la méfiance, rares sont les auteurs qui vivent entièrement de leur plume.

Victor_Hugo_EdilivreLes écrivains d’antan étaient déjà polyvalents
Avant d’accéder à la notoriété et à la postérité littéraire, nombre d’auteurs célèbres ont exercé mille et un métiers, qui avaient plus ou moins trait à l’écriture ! Au 19ème siècle, les hommes de lettres sont contraints, pour survivre, d’avoir une profession plus « alimentaire ». Ainsi, Zola travaillait dans l’imprimerie et s’est illustré dans différentes revues socialistes avant d’écrire sa plus fameuse série, Les Rougon-Macquart. Ce sont, en outre, ses activités journalistiques qui lui ont permis de se faire connaître et d’affirmer ses idées politiques (on se souvient de sa lettre « J’accuse », publiée dans L’Aurore au lendemain de l’Affaire Dreyfus).

A la même époque, Victor Hugo, inoubliable auteur des Misérables, s’est imposé comme un acteur politique de taille. D’abord royaliste, il siégea ensuite au Sénat, à la fin de sa vie, dans le camp socialiste. Gérard de Nerval, un de leurs contemporains, a travaillé, quant à lui, comme un linguiste de renom en traduisant le célèbre Faust de Goethe, bien avant la publication de ses recueils de nouvelles et de poèmes !
Un siècle plus tard, des philosophes tels que Sartre et Roland Barthes, de formation universitaire, enseignent dans des lycées et à l’Ecole Normale Supérieure avant d’atteindre la consécration grâce à leurs théories philosophiques, restées gravées dans la pensée occidentale.

Les défis de l’écriture aujourd’hui
De nos jours, l’homme de lettres, se revendiquant écrivain à part entière, vit sous le régime du droit d’auteur. Son métier, souvent considéré comme incertain, est soumis à un avenir instable (inconstance qui peut se révéler précaire et passionnante tout à la fois !). Sa rémunération dépend, bien sûr, de la vente de ses livres et de sa capacité à « fidéliser » un public. Selon Françoise Nyssen, directrice d’Actes Sud, le succès d’un ouvrage demeure « une alchimie secrète », auréolée d’un certain mystère.

Autrement dit, il n’existerait pas d’ingrédient particulier au triomphe de ces ouvrages !écrivain_Edilivre
Mais focalisons-nous sur les parcours de quelques écrivains contemporains. Tout comme leurs illustres prédécesseurs, des auteurs comme Eric-Emmanuel Schmitt, Bernard Henri-Levy, Muriel Barbery ou encore Anna Gavalda ont enseigné avant avant d’être reconnus comme hommes et femmes de lettres. De façon plus atypique, Frédéric
Beigbeder
, auteur de L’Amour dure trois ans, a étudié les sciences politiques et le marketing avant de publier son 1er roman à 25 ans, Mémoires d’un jeune homme dérangé, qui le rendit célèbre. Marc Levy travaillait, quant à lui, dans l’informatique avant d’écrire, en 2000, Et si c’était vrai…qui connut un succès immédiat.

Que pensez-vous du statut d’écrivain ?

Cap sur le livre d’artiste

Lorsque le format sacralisé du livre rencontre l’art contemporain, cela donne un livre d’artiste. Apparu d’abord aux États-Unis puis en France dans les années 1950, le genre demeure toutefois encore mystérieux, même pour les artistes eux-mêmes.

Le mariage de l’art et de l’écriture
Le livre d’artiste est une œuvre qui
 conserve un lien avec le livre par la forme, le texte ou la fonction. En réalité, ce nouveau genre révèle qu’il existe une relation privilégiée entre bon nombre d’artistes contemporains et l’écriture. Parmi eux, nous pourrons citer Sophie Calle, Christian Boltanski ou encore Annette Messager, trois avant-gardistes qui partagent dans leurs œuvres, leur culte pour ce mariage indéniable entre littérature et photographie.

Une véritable œuvre d’art « home-made »
Bien qu’il soit réalisé de manière « pauvre », le livre d’artiste tel qu’il apparaît soudainement en Europe et aux États Unis, est une œuvre d’art à part entière. La raison ? C’est l’artiste lui-même qui met en page, compose le texte, décide du papier et réalise ou fait réaliser l’ensemble du livre, selon ses moyens. Nous ne sommes plus dans le bel ouvrage, luxueux et parfaitement relié. Le livre d’artiste peut désormais se rattacher au livre ordinaire dans son économie et il tend ainsi à s’inscrire dans le contexte politique du moment, qui veut que l’art investisse les domaines de la vie.

Une pièce de collection accessible
Puisque le tirage est souvent très faible, le livre devient un objet rare et précieux. En effet, le livre d’artiste n’excède pas la centaine d’exemplaires, et il est parfois même restreint à quelques unités. Paradoxalement, son prix est souvent dérisoire et il n’est même pas signé. En réalité, l’artiste cherche une large diffusion et affirme sa liberté envers le marché traditionnel. Très souvent réalisé de manière artisanale, le livre d’artiste est par ailleurs, généralement diffusé hors des circuits classiques de distribution, et même souvent par l’auteur lui-même. C’est à travers ce nouveau genre artistique que l’on conçoit la complémentarité des genres, et la magnificence de l’écriture dans l’univers artistique. Le livre devient alors plus qu’un objet, il est la voix qui donne aux artistes la possibilité d’exprimer leur amour pour les mots, et de passer du grandiloquent univers contemporain à l’intimité des pages épurées du livre dans sa forme authentique.

Les lieux qui ont inspiré les auteurs britanniques

Les grands auteurs britanniques ont utilisé la richesse de leur pays et ont souvent ancré leurs personnages dans le réel. Le Royaume-Uni a aussi servi de matière pour créer des mondes imaginaires.

Les_lieux_d'inspiration_des_écrivains_britanniques_EdilivreLa fiction dans le monde réel
Londres est un vivier d’inspiration chez de nombreux auteurs anglais comme le montre cette carte. On y croise de nombreux personnages et lieux de fiction comme la maison des Darling du Peter Pan de J.M. Barrie, le petit Oliver Twist de Charles Dickens ou encore Sherlock Holmes et son ami le Dr Watson autour du 221B Baker Street.

La richesse de la Grande-Bretagne alimente l’imaginaire des auteurs classiques. Jane Austen s’inspire de la ville de Bath pour dépeindre la vie aristocratique de ses personnages. Les sœurs Brontë décrivent un univers gothique dans Cambridge et le Yorkshire. Chez Lewis Carroll, Alice prend un pique-nique ennuyeux dans l’Oxford universitaire. Les Cornouailles nourrissent quant à elles l’imaginaire de Virginia Woolf.
Le comté de Buckingham, sert d’inspiration pour les créations délurées de Roald Dahl (Charlie et la Chocolaterie). C’est le terrain d’enquête de Sherlock Holmes chez Arthur Conan Doyle.

Des lieux imaginaires inspirés par la Grande-Bretagne et le monde
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Les auteurs britanniques détournent souvent leur univers familier. La gare de King’s Cross à Londres se trouve ainsi dotée d’un quai 9 ¾ chez J.K. Rowling, qui utilise la région d’Edimbourg comme inspiration pour son école de sorcellerie. Dans la même veine, Arthur Conan Doyle crée de toutes pièces le 221B Baker Street où vit le détective Sherlock Holmes. George Orwell lui n’hésite pas à transformer la capitale britannique en capitale d’un état totalitaire dans 1984.

Beatrix Potter utilise Hawkshead comme matière de ses contes pour enfants. Chez Mary Shelley, le château Frankenstein (Allemagne) devient le château où le Docteur Frankenstein crée son monstre et la région du lac Léman inspire son roman. Les romans de George Orwell s’inspirent du Sussex de l’Est.

Chez J.R.R. Tolkien, la ville de Bloemfontein est une source d’inspiration. Le comté de Warwickshire et la région de Buckingham l’aident à créer la Terre du Milieu et la Comté, où vivent les hobbits.

Et vous, où puisez-vous votre inspiration ? Des endroits précis vous ont-ils inspiré pour l’écriture de votre ouvrage ?