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Rencontre avec Thibault Poisson, auteur de « Les cendres du paradis »

Présentez-nous votre ouvrage.

Les cendres du paradis constitue mon premier recueil de poésie. Au cours de l’écriture, j’ai été inspiré par des citations qui sont présentes dans l’ouvrage et servent à introduire les différentes parties. C’est aussi le premier volume de ma trilogie poétique. Il raconte une prise de conscience du monde et de soi à travers des textes variés. Il contient les premiers pas et réflexions face au monde, au temps et à l’amour.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai commencé l’écriture d’un court recueil pour mon grand-père paternel. Et, devant les retours de mes proches et de mes amis, j’ai décidé de mener ce projet littéraire qu’est la publication d’un ouvrage. Ce qui m’apparaissait comme un rêve d’enfant inatteignable a pris forme progressivement grâce à mes soutiens ainsi qu’à mon éditeur qui m’a accompagné dans ma démarche. Écrire est pour moi un besoin presque vital, j’ai besoin de coucher mes pensées sur le papier. Ce livre m’a permis de prendre un vrai recul sur moi-même et d’affronter certaines épreuves. C’est un livre très personnel où chaque poème contient une de mes facettes, « comme une fenêtre sur mon âme » (Bobin).

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse à tout le monde. Les poèmes sont variés et contiennent plusieurs niveaux de lectures et de langages. La poésie est trop souvent perçue comme un outil d’érudition mais j’ai voulu en faire un art plus accessible. Pour ce faire, je me suis basée sur un langage simple et des textes lyriques, favorisant la mélodie des mots, tout en conservant certaines références mythologiques plus complexes.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Dans Les cendres du paradis j’ai voulu instaurer une forme d’innocence. La trilogie poétique, dont cet ouvrage est l’ouverture, raconte le début d’adolescence. Ce premier tome représente la naïveté, l’innocence tout comme les premiers émois et prises de positions. C’est une forme de liberté naïve que j’ai voulu insuffler dans ces pages. Une sérénité emprunte d’une certaine inquiétude face aux incertitudes de l’avenir.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Cela dépend du poème. Certains m’ont été inspirés par des films comme Baptiste par « Les enfants du paradis », d’autres, par de l’actualité comme L’horizon, mais aussi par mes lectures. J’écris aussi beaucoup en écoutant de la musique. Mais l’inspiration me vient principalement de mon quotidien. Je note mes idées lorsqu’elles viennent : dans un carnet, sur mon téléphone ou simplement sur un bout de papier. Mon entourage fut aussi une grande source d’inspiration notamment ma copine.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Actuellement je m’occupe de la suite de Les cendres du paradis. Le second tome : L’Empire du silence approche de sa version définitive et le dernier tome est en cours d’écriture. Par la suite, j’aimerais m’essayer aux romans et nouvelles. J’ai déjà quelques histoires en tête.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Avec plaisir ! J’espère qu’ils prendront plaisir à la lecture de mon recueil. Les retours que j’ai eu jusqu’à présent m’ont rendu très heureux de partager ces poèmes avec les lecteurs. Lisez, écrivez mais surtout continuez de rêver !

En vous souhaitant un bon voyage sur l’océan des vers.

Rencontre avec Chrystom, auteur de « Globe-Trotteur suivi de Discours d’Oloron »

 

Présentez-nous votre ouvrage.

En résumé, Globe-Trotteur suivi de Discours d’Oloron transpire ma volonté manifeste d’explorer in fine le rapport de l’homme au monde et à l’autre. Dans la préface emblématique d’un manifeste, je partage ma conception de la Mondialité mise en exergue dans le recueil de poésie. Aux antipodes des idéologies suprématistes et dépassant la doctrine de la Négritude ainsi que son épigone, la Néo-Négritude, je plaide pour la reconnaissance du « monisme naturel du genre humain », dans un monde « post-racial » et « post-ethnique » où se réaliserait l’humain, symbole synthétique du processus dialectique fait d’antagonismes « raciaux ». Forcément, je n’ai pas pu m’empêcher de dresser un réquisitoire contre les visions essentialistes et holistiques. Et le plaidoyer, de ce livre est en faveur d’une « humanité incolore dans sa pluralité de couleurs ». Du reste, quant à sa composition, il y a évidemment un lien très étroit entre le recueil de poème, « Globe-Trotteur », et le « Discours » que j’avais prononcé à la Médiathèque d’Oloron où j’étais invité par l’Association Livres Sans Frontières pour une conférence sur Senghor et Tchicaya U Tam’Si, lors du Printemps des Poètes 2017. Je tiens d’ailleurs, ce n’est jamais assez, à renouveler mes remerciements au président de Livres Sans Frontières, Jean-Marc CROQUIN, pour l’invitation et l’hospitalité.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le message, c’est à chacun de le trouver. Il ne fait pas de doute que tous n’y trouveront pas le même : c’est une question de goût, de sensibilité et d’attente.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Vaste question ! Sans doute parce que, primo, il faut perpétuer le verbe insurgé du poète que je suis, un poète, faut-il le rappeler ? assigné à résistance ! Parce que, secundo, par la poésie on s’opère comme on opère en chirurgie, pour une cartographie de paix intérieure ! Parce que, tertio, la poésie est une nécessité : je suis né nu, la poésie m’habille ; elle m’habille autant que ceux qui en font leur, dans la mesure où la poésie nous place, en général, sur le piédestal d’une dimension supérieure à nous-même. Or de la nudité, que dire ? Écoutez, si tout le monde savait d’avance qu’il viendrait nu au monde, la terre serait dépeuplée ! Vu que je suis de ceux qui y sont venus, suite à une odyssée qui commence à l’état liquide, vu que je suis chantre de la Mondialité qui est, par ailleurs, un aériennisme (je veux signifier par là le fait d’être dans l’air du monde ; une certaine manière d’être aérien tout en ayant les pieds sur terre ; somme toute, un dépassement des racines enchevêtrées dans l’enferment), je ne peux pas ne pas penser le monde, et par la même occasion penser l’Homme ! Par l’Homme, j’entends celui que je suis et celui qu’est autrui. Autrui est celui avec qui nous avons non seulement des points communs, entre ressemblances et différences, mais avec qui nous avons en partage ce monde. Sa présence s’impose autant que la mienne. Sans lui, aucune société n’est possible. C’est d’une évidence claire, installée en raison. Mais autrui reste aussi ce mystère qui échappe à l’entière connaissance ; il emprunte des chemins que vous ne vous imaginiez même pas ; il offre à votre observation des actes inédits ; il réalise des désirs les plus fous, accomplit des fantasmes étonnant votre calme cervelle, met au goût du jour ce que vous auriez aimé mettre au goût du jour mais pas pour des mêmes raisons, cherche la même fin que vous mais sans user de mêmes moyens. Il est celui, à priori, dans le regard duquel vous adorerez plonger, les yeux fermés ou celui, à contrario, qui troue votre regard et qui, lorsqu’il ne veut pas croiser le vôtre, vous oblige à le détourner. Il fait partie de la famille, de la ville, du même pays, d’un autre pays, et surtout du monde. C’est celui qui est ici et maintenant ; celui qui est d’ici ou vient d’ailleurs, par pirogue dansante, par bateau ivre, par avion court ou long courrier, émigrant de Lander Road ou piéton du pont Mirabeau ; petit prince ou Cendrillon ; c’est le bourreau, c’est la victime ; c’est le nordiste, c’est le sudiste ; c’est le nommé, c’est l’anonyme ; c’est le connu, c’est l’inconnu ; celui qui s’en va loin sans avoir eu le temps de ménager sa monture, parce que pressé par les événements, ou celui qui reste ; c’est le casanier étendu nu sur son canapé, c’est le passant en mocassin de la rue Maupassant. Il est la présence parlante ou silencieuse. Silencieuse et laissant sans voix, par sa capacité à tenir longtemps en position de tombe ; ou parlante, d’une voix caverneuse qui mord l’ouïe. Allant vers son prochain, autrui, ou vivant sa si haute et bruyante solitude. Passant du temps avec vous, autrui, ou tout le temps dans l’échappée, du dedans ou du dehors. Quoiqu’il en soit, il est celui qui tombe, glisse, plonge dans le champ de notre vision, mieux de nos synesthésies, le regard marqué parfois, selon les personnes et les humeurs, en fonction de Pierre ou de Paul, marqué par la volonté de l’affirmation de soi, parfois par l’hésitation, parfois par des éructations haineuses, parfois par un radieux sourire : celui de la fraternité ou du coup de foudre fraternel !

 

L’autre, c’est aussi l’enfer, n’est-ce pas ?

C’est d’une évidence irréfragable que si vous demandiez crûment aux gens vivant la guerre en Syrie, au Yémen, au Kivou par exemple, ou encore en d’autres lieux connaissant une situation qui donne froid au dos, les étoiles ne s’allumant plus dans les yeux des gens, si ceux qui sont à l’origine de ces guerres meurtrières et ceux qui fusillent, massacrent, éventrent, égorgent, oppressent, asservissent sont l’enfer, ils vous répondraient, à n’en point douter, par l’affirmatif. Le résultat d’un tel « referendum » est, en effet, connu d’office. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement pour des victimes non pas d’un petit jugement inoffensif porté sur leur personne mais d’un conflit armé nourri de tous les sifflements carnassiers du serpent des fusils et des aboiements de canons -le bruit du marteau piqueur qui mord le bitume dans l’avenue ainsi que celui de la perceuse qui pénètre une paroi chez le voisin n’étant rien à côté, juste des bébés bruits. En ce sens Sartre n’a pas tort de le souligner dans « Huis clos », l’autre devient le bourreau, manifestement ; il est celui qui empoisonne l’existence, celui qui altère, pourrit, mitraille le rapport au prochain, si bien que ce rapport paraît infernal. Il ne s’agit plus de simple regard plongeant sur vous comme une flèche qui vous persécute le mental en public, vous blessant en dedans parce que vous donnez plus d’importance au regard porté sur vous, mais dans le désastre de la guerre celui qui cause préjudice, réparable ou irréparable, met l’homme en enfer : l’enfer n’est pas plus ailleurs, à ce moment-là, que sur terre, l’enfer de Dante ! Et c’est parce que l’autre peut se montrer coupe-faim ou coupe-gorge que notre conscience est toujours en éveil ; que nous savons ce qu’est véritablement la liberté ; et que nous usons avec fermeté de notre liberté, ou luttons pour ! Ceci étant, je crois et j’espère que l’enfer n’est pas tant l’autre que l’absence de l’autre ! Je me justifie, sans justifier évidement le côté infernal qu’il peut représenter, l’autre est la porte d’entrée dans ce monde ; il est la clé de notre connaissance et de la connaissance du monde. C’est la fenêtre ouverte sur le monde. Il est certes ce sujet de conscience qui n’est pas moi – dans mon intériorité structurellement focalisée pour l’essentiel sur l’immédiat- mais contribue à l’engendrement du sujet lyrique. Il nous ouvre les yeux sur les réalités de la vie tant par sa bonne que sa mauvaise conduite. On en apprend plus, humainement, avec les autres que seul.

 

J’allais vous demander où puisez-vous l’inspiration. Sachant que vous parlez de monde et des autres, sachant que les autres nous entourent, sont-ils à votre sens une source inépuisable de poésie ?

Peut-être pas directement. Mais incontestablement, je répondrais par l’affirmatif. Les autres partagent notre environnement. Non seulement, ils partagent notre environnement, en plus les autres peuplent nos états d’âmes. Pas seulement nos états d’âmes : ils grouillent dans nos états de conscience : puisqu’ils sont sujets de notre perception, de notre amour, de nos souvenirs. Ils paraissent, apparaissent à nous et nous apparaissent même quand ils ne sont plus là ; c’est là toute la force de l’imaginaire, tout le pouvoir insoupçonné de la mémoire, capable de retrouver le temps perdu, de le retrouver à la Proust ; oui c’est là le creuset des potentialités infinies de l’être humain, dans toute sa finitude naturelle !

 

La Mondialité, que vous défendez, est fraternité, si je comprends bien.

Tout à fait. Si c’était une école de pensée, on inscrirait assurément comme devise au fronton : « Nul n’entre ici s’il n’est fraternel ». Il s’agit ici de la fraternité humaine, la fraternité universelle, attendu que je m’inscris dans une logique de reconnaissance du monisme naturel du genre humain.

 

Est-ce que cette fraternité universelle passe nécessairement par la reconnaissance de l’autre comme individu à part entière, égal en droit ?

Écoutez, nous sommes tous singuliers. Chacun de nous est singulier : noir, blanc, rouge ou jaune ; personne n’est vraiment jaune, rouge, blanc ou noir ; c’est un leurre du langage, un code nominaliste qui nous place dans des cadres, des rangs, des classes, des « races », et qui constitue une dénégation de la personnalité de chaque individu, son caractère, ses particularités. J’irai même plus loin : contrairement à ce que l’on croit, chacun de nous est étranger ! Étranger à l’autre. Et pas seulement à l’Arabe de Camus, au Nègre de Balzac, au vieux nègre bardé de médaille de Ferdinand Oyondo, au Nègre Blanc de Pasquet, aux Peaux-rouges criards preneurs pour cible de Rimbaud ou aux hommes qu’on croiserait suite à la Croisière jaune. Même au sein d’une famille, on ne connaît pas totalement l’autre ; tout être a un côté glissant qui, non seulement, échappe aux autres, mais lui échappe quelquefois lui-même. Nous sommes en permanence dans notre univers, intérieur et extérieur. Chacun est à la fois seul au monde, par sa conscience livrée à une éternelle solitude ; seul et à la fois toujours avec les autres, par intériorisation, et quand bien même on ne verrait plus ces derniers. Car les autres sont comme les étoiles, ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas le jour qu’elles, les étoiles, lointaines et à moitié connues, ne sont pas là, piquées dans le ciel qu’elles enguirlandent en réalité de leur présence soupçonnable. Mais nonobstant la singularité de chacun, les Hommes sont capables de fraternité parce qu’ils sont à la base capables de s’identifier à l’autre, en tout cas à ce qui est universel en chacun et qui, comme un cordon ombilical sous-tend notre rapport à l’autre. Et je pense que, inconsciemment, notre identification à l’autre remonte à l’âge prénatal où l’on est dans une relation très nourricière avec celle qui, en état de gestation, supporte notre présence en elle, une présence plus ou moins mouvementée. Cette relation particulière à la mère, contrairement à celle qui succède à notre venue au monde, avec la coupure du cordon ombilical, est une relation de dépendance totale : la vie de l’embryon est étroitement liée à celle de la mère. Cela montre bien que notre relation à l’autre est ou devrait être nourricière. Elle participe de notre humanité, de notre santé cognitive et de notre définition en tant que sujet pensant, une définition qui n’est souvent pas définitive dans le processus évolutif de sa personnalité. Autrui, c’est donc un miroir qui nous indique qui nous sommes ; quand on l’a vu, c’est nous-mêmes que nous voyons ; à travers lui, nous nous posons des questions existentielles ou trouvons des réponses aux questions qui auraient pu se poser, nous nous construisons mentalement. En ce sens, la finalité de l’homme, c’est l’homme ! c’est-à-dire rencontrer l’humain, rencontrer l’autre. L’autre comme parcelle de l’universel, flambeau censé avoir la chaleur de la matrice qu’on quitta un jour et qui nous manque. Paraissant à la fois proche et lointain, ouvert et inaccessible, fermé et à portée, distant et présent, avec lui, c’est comme être en terre inconnue dont on connaît quelques paysages ou reliefs, puisqu’il est notre semblable. Il est, à l’insu, notre quête la plus inéluctable. C’est parce qu’il est que nous sommes. Par lui nous sommes, avec une connaissance de nous-même et du monde. S’installe une relation d’interdépendance latente à la lisière d’une spiritualité générale et planante de l’universalité, autant dans son horizontalité que sa verticalité.

 

La Mondialité c’est donc aussi un refus d’être défini de façon réductrice ?

Évidemment ! On devrait tous être furieux d’être définis de façon réductrice, en l’occurrence lorsque la définition n’est pas vôtre mais collée à votre personne par d’autres, sachant que d’elle dépend parfois votre destin. Or c’est le quotidien de quantité de gens. Ce que nous sommes n’est pas réductible à ce que contient notre pièce d’identité ou au travail que l’on fait ou encore à la couleur de notre peau, si ce n’est celle de nos origines – origines à tous qui, selon les scientifiques, sont africaines. Réduire la définition d’une personne à son ethnie ou à la couleur de sa peau par exemple est d’une absurdité abasourdissante. Et on sait combien une telle définition réductrice équivaut à des carabistouilles qui, au mieux, enfument des consciences somnolentes et, au pire, enfantent des malheurs gangrenant la vie sociétale. Être blanc, jaune, rouge, gris ou vert, c’est toujours le regard de l’autre qui se dresse sur l’enveloppe apparente et s’adresse, sur le fondement d’une codification statique qui semble refuser toute évolution. La couleur de la peau devenant alors une grille de lecture qui place les uns et les autres dans des cases juxtaposées d’où ils ne doivent surtout pas sortir. Le mensonge du langage et le poids des traditions font que l’un soit dit jaune et l’autre blanc ou rouge alors qu’intérieurement ils sont incolores. D’ailleurs, c’est parce qu’on est incolores en soi que les gens physiquement de couleurs différentes se rencontrent, se marient, ont des descendants, comme s’ils étaient d’une même couleur. Parce que, de même que cette lumière en nous qui capte ce qui se passe en dedans ou en dehors est incolore, de même l’amour est incolore ! Et donc, si l’amour n’a pas de couleur, c’est parce que l’humanité n’en a pas non plus ! C’est la raison principale pour laquelle je récuse la notion de « race » et toute la rhétorique identitaire qu’elle engendre non sans germination de maux pervertissant le rapport à l’autre ou disons non sans enfantement de la « crise de l’esprit » pour emprunter les mots de Paul Valéry !

 

Grain de Paix, Grain d’amour se distinguait déjà par sa finalité non moins utilitaire. Ce dernier né n’échappe pas à cette logique. C’est bien réfléchi tout cela, je présume.

Vous n’avez pas tort. Pour avoir vécu la guerre, connu des conflits armés, je ne vois plus l’intérêt de ne faire que de la poésie pour la poésie, à l’image de ceux qui faisaient de l’art pour l’art. J’aime lire toute poésie à ma portée, toute poésie. Mais de là à croire que j’aurais aimé écrire comme quelques-uns de leurs auteurs, pour lesquels j’ai, du reste, du respect, ce serait une outrageuse aberration. Je ne suis pas de la trempe de certains poètes syphilitiques ou tuberculeux qui chantaient, et aujourd’hui encore, sous l’arc-en-ciel lumineux d’un ciel à moitié voilé, les fleurs, la rosée léchant la feuille, l’éclat de la zébrure de foudre dans le ciel, la beauté des oiseaux et des étoiles naissantes, le lapin qui cochonne la lapine, pendant qu’étaient violées des petites filles, pendant que crevaient comme des mouches ou des rats pestiférés, à coup de mitraille, de la façon la plus crapuleuse, ignoble, horrible, crevaient des petits garçons qui naissent aussi des étoiles et que les mères inconsolables, d’avoir perdu des mômes, ne tarissaient plus de larmes, ces mères qui ont fait apparaître, au monde, ceux que les autres se sont chargés de faire disparaître. Et ailleurs, sous les yeux attendris, ébahis et tombants des buveurs de propos des seconds comparateurs de la femme à une rose, à défaut d’une fermentation du verbe, ces seconds comparateurs s’applaudissaient des pieds et des mains tandis qu’on coupait des mains à quelques encablures de là. Ce n’est pas un blâme gratuit : sans doute rappellent-ils l’importance de la goutte d’eau dans la vie humaine. Mais à savoir s’il faut s’arrêter à la goutte d’eau, s’y éterniser et mettre sous couvert la réalité épouvantable de la tête coupée ou s’arracher à la goutte d’eau et brosser des tableaux répondant à l’urgence du présent, le choix est vite fait. Voilà pourquoi l’écriture est pour moi une nécessité et non une contingence. Voilà pourquoi aussi bon nombre de mes poèmes sont ceux où se joue la tragédie : la tragédie de l’âme secouée ! Vous l’avez compris, une façon de souligner qu’aux poésies qui parlent, qui ronflent de parler ou qui parlent pour rien du tout, je préfère celles qui disent. Quand on n’a pas à dire, on devrait se taire ou s’employer à raconter des histoires aux petits enfants. Ainsi, je pense être condamné à produire de la poésie qui dit.

 

Un exemple de poésie qui dit.

Un ? Pourquoi pas deux, trois, quatre ! Je taquine bien sûr. Évoquons celle de Hugo, celle de Whitman, celle d’Éluard, celle de Maïakovski, celle de Prévert et bien d’autres… qui réveillent et incitent à penser l’existence. Ce sont des accélérateurs de conscience, comme dirait Roberto Juarroz. Après, n’allez pas vous imaginer que prendre fait et cause annihile toute propension formelle. Non. L’utilité, résultat de l’urgence du présent, n’empêche pas les poèmes d’être des sculptures de mots. En revanche, celles-ci n’ont pas pour seule finalité qu’elles-mêmes ! Enfin, j’espère… On est appelé à rester dans la fête du langage dans le langage, véhicule de la pensée.

 

On découvre dans Globe-Trotteur des associations troublantes. Je citerai par exemple « Train de caresses trame de viscères », « Baiser pour baiser rage pour rage chair pour chair payée ».

Je laisse découvrir. En un mot, d’une part, par le biais de « caresses » prodiguées et de « viscères » répandus, je revisite le rapport qu’il y a entre le topique de l’amour et celui de la guerre ; d’autre part, l’évocation de « chair payée » renvoie à la question générale de l’indisponibilité du corps humain avec son digne pendant naturel qui est la non marchandisation du corps, en vertu du droit positif. Mais la réalité est tout autre, elle outrepasse parfois ces principes juridiques face auxquels notre Blaise Pascal international aurait pu dire, à la suite de Montaigne : « Vérité en deçà des pyrénéens, erreur au-delà. »

 

Vous, héritier de la gâchette de l’Afrique, écrivez-vous. C’est incendiaire, non ?

Pas du tout. C’est une façon de relever que j’ai des racines africaines, que je suis fait de la poussière de ce continent, que j’ai été en partie nourri de sa terre, de sa littérature, de ses contes et légendes, qu’en conséquence l’Afrique m’habite autant que ceux qui l’habitent : je suis un enfant du monde originaire d’Afrique. Mais la composition du tableau ne serait pas achevée si je ne mentionnais le point de départ de ce vers : l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo. Est-ce parce qu’elle a cette forme que les guerres persistent, perdurent en Afrique ? Rien n’est moins sûr. Est-il qu’ici le revolver est, par ailleurs, la métaphore de la plume : la seule arme dont dispose le poète ! La même arme qui permet d’éclabousser ce qui semble être des certitudes intangibles, à commencer par des traditions aveugles et injustes qui ne sont pas jugées à la lueur du « voile de l’ignorance » auquel ferait allusion John Rawls !

 

Avec la recrudescence des conflits armés que vous évoquiez dans l’avant-propos à Grain de paix, Grain d’amour ne vous arrive-t-il pas de désespérer complètement de l’humanité ? Faut-il continuer à croire en la puissance de l’esprit humain ?

Il faut bien. Il faut bien continuer, je pense. Autrement, tous les hommes cherchant le bonheur, on irait chercher ce bonheur dans la pendaison. Il y a survivance d’une sacrée pointe d’optimisme ! Le désespoir, puisque que j’en ai, le désespoir porte beaucoup plus sur la banalisation de la guerre, son anormale acceptation, l’indifférence qui l’entoure, les yeux des uns et des autres fermés et les oreilles bouchées pour ne pas entendre les cris des mourants, ne pas voir les images macabres pendant qu’on mange tranquillement qui son poulet à bicyclette, qui son ndolé, qui sa tarte à la frangipane, qui son kimchi, qui son hot-dog, qui sa sauce à la mwabe, en se pourléchant les lèvres, au milieu de la bave écumeuse du crapaud-bœuf animé par la volonté de faire montre de son instinct carnassier, et enfin qui sa forêt noire fait de chocolat issu des plantations où les travailleurs adultes et mineurs connaissent la servitude, l’esclavage !

 

Si ce livre était une peinture, quelle serait-elle ?

J’hésite entre le Cri de Munch et la Liberté guidant le peuple ! Par ailleurs, sachant que je nais de façon renouvelée à chaque création, j’aurais aussi pu choisir La Création d’Adam, l’une des neuf fresques peintes par Michel-Ange au centre de la voûte du plafond de la chapelle Sixtine.

 

Si vous deviez mettre en avant une strophe de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

En vérité, j’en choisirais plusieurs. Mais pour aller au bout de la logique, à propos de la fresque de Michel-Ange, je dirais plusieurs strophes à l’instar de celle, très simple, qui me rappelle mon enfance d’enfant de chœur, dans une famille œcuménique formée par un père catholique et une mère protestante, un peu à l’image d’Élisabeth I qui tint en échec la prétendue invincible Armada de Philippe II d’Espagne :

J’ai bu le sang du Christ

J’ai mangé de sa viande. La seule qui en valait la peine

Sans être taxé de cannibale.

Mais ne vous leurrez pas : si j’ai choisi celle-là, c’est parce qu’elle titille la sensibilité. Sensibilité aussi bien des croyants que des agnostiques, en ces temps troubles où la religion est un sujet brûlant. Un lecteur y a vu une évocation sous-jacente de la portée de l’histoire coloniale. Chacun se fait son opinion.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Dans l’idéal, le mieux serait qu’il soit à la portée du plus grand public possible pour un partage large. En tout cas, qu’il trouve le premier, le deuxième, le troisième lecteur est toujours un bon début ! Et je sais qu’il y a un lectorat devant, un lectorat de la première heure à qui je sais gré de faire vivre le livre, un lectorat qui est en attente de ce nouveau cru, ce nouveau-né. C’est un honneur irréversible pour un volume que d’être attendu, quel que soit le nombre de ceux qui l’attendent ! Que serait l’écrivain sans les fantassins de la littérature que sont les lecteurs ? Merci à eux…

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Plusieurs projets en vue. Pour l’instant, disons qu’écrire demeure mon acte de respirer. Et la plume est mon collant : un éternel partenaire. Alors pourquoi arrêter, si le volcan n’est point définitivement éteint ? Je laisse découvrir la suite de cette aventure autour des livres. On se donne rendez-vous dans quelque temps.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je ne savais pas que c’était impossible, alors je l’ai fait… Et, sauf de joie mes amis, que personne ne pleure avant d’avoir mal ! Tous mes vœux les meilleurs, dans la fraternité humaine…à toutes et à tous, des larmes de joie !

Rencontre avec Myriam Esser-Simons, auteur de « Balade culinaire à travers les siècles illustrée de nombreuses recettes depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours » (Tome I)

Présentez-nous votre ouvrage.

« Balade culinaire à travers les siècles » (comprenant, au total, sept tomes répartis en seize volumes) se veut, avant tout, historique, voire encyclopédique.

Ce « voyage » se compose de vingt chapitres. La plupart de ceux-ci débutent par une introduction historique détaillée, suivie par la présentation d’aliments, avec – si nécessaire – des commentaires étymologiques, géographiques, historiques ou autres.

Des recettes propres aux XIXème et XXème siècles complètent le chapitre dont il est question.

Dans ce Tome I de « Balade culinaire à travers les siècles », vous trouverez notamment quatre chapitres consacrés à des notions générales, aux sauces, aux potages et aux hors-d’œuvre.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Mon objectif était, ici, non seulement de traiter de la cuisine des XIXème et XXème siècles mais aussi de faire connaître l’art culinaire des siècles précédents et suivants.

De plus, le présent ouvrage ne consiste pas uniquement en une succession de recettes mais comprend également des paragraphes consacrés à la décoration de la table, au rituel de la présentation des plats, ainsi que des passages éclairant le lecteur sur les aspects étymologiques, historiques, géographiques, folkloriques…liés à ces recettes.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Ce livre intéressera particulièrement tant les fins gourmets que les lecteurs férus d’histoire de la gastronomie.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’ai voulu montrer, tout au long des différents tomes de « Balade culinaire à travers
les siècles », que notre XXIème siècle est, en fait, l’héritier de toute une lignée de grands chefs et de traditions culinaires remontant aux temps les plus reculés.

Mon ouvrage illustre bien l’évolution qu’a connue la société occidentale, depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours, tant en matière de goût (sucré, salé, épicé) que de choix des aliments (viandes, poissons, légumes, desserts).

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Pour « Balade culinaire à travers les siècles », j’ai été aidée par la lecture d’un large éventail de livres de cuisine ou traitant de l’art culinaire.

La fréquentation de restaurants étoilés m’a fait découvrir toutes les subtilités de saveurs que nous proposent les grands chefs actuels.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’aime la variété et le changement. Aussi, je pense écrire un ouvrage tout à fait différent :
un roman autobiographique.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Sachez, lecteurs, que la cuisine est un véritable art, exercé depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Je suis certaine que ce livre vous intéressera.

Rencontre avec Sheila Lileu, auteur de « Barcelone, en avant toute ! »

Présentez-nous votre ouvrage.

Barcelone, en avant toute ! est le troisième volet de la quadrilogie des Aventures de Max Morlan. À la fin de Retour dans le désert, Max et Marie décident de rentrer à Barcelone, là où ils résident. Ce troisième opus relate ce retour mouvementé en bateau. Les dangers sont bien présents sur la Méditerranée, heureusement Max a plus d’un tour dans son sac à dos !

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

C’est le troisième volume de la quadrilogie. Le premier s’intitule Une autre chance, le deuxième Retour dans le désert. Chacun d’entre eux peut se lire indépendamment des deux autres, cependant les aventures des personnages récurrents se suivent dans l’ordre des volumes. Dans ce roman nous voyons Max évoluer, mûrir et découvrir un nouveau pays. Ce roman évoque un fait d’actualité, les migrations désespérées de populations vers l’Europe. Mais je n’en dirai pas plus…

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Ce roman – comme les deux précédents – s’adresse aux lecteurs qui prennent les transports en communs, qui aiment l’action et l’humour, et bien sûr voyager, car Max les emmène à sa suite dans des contrées éloignées de la France. C’est un roman à lire lors d’une pause repas par exemple, pour se détendre et oublier ses soucis et son quotidien. L’action prime sur les descriptions et il se passe toujours quelque chose qui vient bouleverser le cours de l’histoire.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il ne faut pas baisser les bras, les déconvenues sont des obstacles à franchir pour poursuivre et atteindre ses rêves. Le contact avec d’autres cultures fait relativiser ses soucis.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans la vie quotidienne, lors de conversations ou en observant les réactions de mes contemporains. Mais aussi dans mes voyages, à la découverte de cultures différentes. Les messages qui soupoudrent les aventures de Max inciteront mes lecteurs à persévérer quand l’espoir leur semble disparaître.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Le dernier volume de la quadrilogie est en cours d’écriture et s’intitulera L’exil pour mieux revenir. Dans ce dernier roman la boucle sera bouclée et le jeune homme impulsif qu’était Max dans Une autre chance sera devenu un homme accompli et posé. Les autres personnages seront présents également autour du héros. Il y aura de l’aventure et de l’humour, comme dans chacun des romans.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Que mes lecteurs n’hésitent pas à me contacter via ma page Facebook, j’adore recevoir leurs commentaires sur Max et je m’engage à leur répondre !

Rencontre avec Dari Feyes, auteur de « Schyzophrénium »

Présentez-nous votre ouvrage.

Il s’agit d’un roman d’espionnage où règne une agence de renseignements fictives constituée uniquement d’anges gardien. Le président de cette organisation est l’archange Gabriel. Elle œuvre pour le bien de l’humanité et non uniquement pour le bien d’une nation. Dans Schyzophrénium, elle révèle des informations ultra-secrètes au monde par le biais d’un hacker. L’agence s’appelle le SanCiVa (SCV : Sainte Cité du Vatican)

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit Schyzophrénium car j’étais acculé dans mes retranchements les plus profonds. J’avais besoin d’écrire, de cristalliser mes angoisses, mes craintes et mes espoirs.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Schyzophrénium s’adresse à tout lecteur ou lectrice qui aime le suspense et qui aime être tenu en haleine au fil des pages. Un lecteur qui n’aime pas forcément l’ordre établi.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’ai voulu transmettre que la foi balaie les interdits et que, théoriquement et théologiquement, elle passe outre les bienséances. Malheureusement, les soucis ne sont pas les écrits mais leurs interprétations. J’ai également voulu expliquer que rien ne reste impuni et que la vérité finit toujours par être révélée. Quel qu’elle soit.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je compose aussi. C’est ma 2eme passion après mon fils. Vient ensuite l’écriture. Vous pourrez écouter mes oeuvres musicales à cette adresse :

https://www.facebook.com/ComposParFaridBerrouayel

Et voir mon CV musical à cette adresse :

farid.berrouayel

La musique nourrit mes écrits. Et mes écrits nourrissent ma musique.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je vais publier un recueil de mes nouvelles, poèmes…Et je suis en train d’écrire un 2ème roman dont je n’ai pas encore le titre mais qui se déroule en Italie. J’y ai fait une quête spirituelle d’un mois et demi et j’ai appris plein de choses intéressantes.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Lisez mon livre. Si vous aimez les ouvrages à tiroirs et les puzzles, vous allez adorer.

Rencontre avec Sanderling Sego et Lescinques, auteur de « Mémé Chatouille et Le Passage Secret »

Présentez-nous votre ouvrage.

Après « Mémé Chatouille, qui es-tu? » et « Mémé Chatouille et son jardin », les aventures se poursuivent. Il s’agit de déstresser les enfants qui laissent leur chien derrière la porte des grandes pièces sombres à traverser pour se rendre dans les prairies. Le doigt magique arrive à la rescousse pour exploser les rires et chasser l’inquiétude voire la peur. La petite troupe avance dans l’obscurité en scandant « Le passage secret », chanson inventée par Mémé.

Cette mise en situation suit le rituel de la ronde de départ et la formule magique qui ponctue le récit.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Veiller au bien-être des enfants, être attentif à leur stress et ne pas considérer celui-ci comme insignifiant à nos yeux d’adultes ! Le rire et la bonne humeur se transmettent naturellement et aident les plus petits et les plus grands à affronter toute situation. Mémé Chatouille en a la certitude ! Et ça marche !

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse aux enfants et aux adultes. Il contribue à créer une grande complicité entre eux.

L’adulte ressent la tension latente et joue de son imagination pour détendre l’atmosphère. Il éprouve en outre le plaisir de raconter, de mimer, de créer des effets de surprise avec la voix et les gestes.

Les enfants se reconnaissent dans cette situation : la peur de l’obscurité et des bruits inconnus. Ils sont soulagés de se savoir écoutés et compris.

Le doigt magique est le lien entre eux. Il chatouille encore et toujours et explose les rires aux pires moments !

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Affronter la peur en chantant, se déplacer ensemble vers l’inconnu, puiser dans son imagination pour divertir, déclencher les rires et faire oublier l’objet du stress !

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Lescinques connaissent bien Le Passage Secret dans la grande ferme. Ils ont réellement appris à l’emprunter sans le redouter grâce à la farandole scandée tous ensemble. Les plus grands aident dorénavant les plus petits et réclament le doigt magique pour le pur plaisir !

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Poursuivre les aventures de Mémé Chatouille avec Lescinques et d’autres groupes d’enfants à l’instar du quatrième numéro sous presse et poursuivre la mise en écriture d’histoires imaginées dans le cadre de mon métier d’enseignante.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Etre à l’écoute, toujours. Se mettre au niveau des enfants pour les comprendre et les guider. Jouer son rôle d’adulte en leur tendant la perche de la confiance.

Enfin, croire aux vertus du rire et de la bonne humeur !

Rencontre avec Zorro Elion, auteur de « Cinq minutes d’imagination »

Présentez-nous votre ouvrage.

En prélude de mon discours, dans la partie « Avis au lecteur », comme j’avais su le dire et le réitère ici avec autant de sympathie : « Cinq minutes d’imagination est un discours philosophique ». En raison de la vision personnelle, cohérente, critique et même contradictoire, et aux différentes idées que comporte ce livre, Cinq minutes d’imagination est et reste avant tout un discours philosophique développant l’orientation de ma pensée vis-à-vis des questions qui préoccupent les esprits de mon temps. L’imagination est le thème principal et c’est autour de ce thème que s’articulent les autres thèmes aussi importants. Je ne parle pas de l’imagination pour la définir ou dire simplement ce qu’elle est. Je parle de l’imagination plutôt en tant qu’elle est et doit être un comportement ; un mode de vie ; un état d’esprit prompt à la création des choses, à la gestion des formes et à la construction de sa personne pour pouvoir mieux construire. Qu’est-ce qu’il faut retenir de cet ouvrage ? La chose est simple ! Cinq minutes d’imagination est un discours philosophique formel sur l’imagination, son caractère intersectoriel et ses tendances pratiques substantielles à l’éducation et au développement personnel, social et culturel. Sur un volume de 256 pages (format 13,4 cm x 20,4cm), Cinq minutes d’imagination est composé de quatre (4) parties principales sous-titrées et de neuf (9) parties quasi conventionnelles (un avis au lecteur ; un avant-propos ; une introduction ; une conclusion ; un épilogue ; un guide pratique ; hommages et cas pratiques ; exhortation et, enfin, la bibliographie). Les parties principales sous-titrées comportent, au total, neuf (9) chapitres (dont selon l’ordre chronologique, nous avons : le paradigme des sept manquements ; La santé mentale et ses dispositions ; Entre l’imagination, la morale, le doute et le jugement ; Les différentes formes de l’imagination ; L’imagination au service de l’amour ; L’imagination au service de la paix ; L’imagination au service du progrès ; L’éducation pour tous vers l’imagination pour tous. Comment et Pourquoi ? ; La responsabilité supplémentaire)

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Parce que j’avais quelque chose à donner. J’ai quelque chose à donner. Je ne voulais pas seulement être utile à ma société et sa marche, il était question de démontrer que j’étais utile à ma société parce que j’avais quelque chose à donner. C’est clair ! Cette chose, la voici : Cinq minutes d’imagination. L’avenir nous dira si j’avais tort. Sinon, il est clair que je suis de ceux qui pensent que l’imagination a le pouvoir de construire. Le contraire n’est pas possible. Une fois que l’imagination sera au pouvoir, rien ne sera impossible. Voilà pourquoi, j’ai choisi d’apporter mon appui total, mon temps, mon énergie et la majeure partie de ses vibrations, à cette faculté-vie pour l’aider à monter au pouvoir et à triompher partout dans le monde. Indépendamment de cette volonté sans doute manifeste, il était question pour moi de matérialiser un certain nombre d’initiatives que ne cessent de formuler les esprits de mon temps. En lisant ce livre, vous constaterez que plusieurs actions sont concrétisées (ou veulent se concrétiser). Autant d’actions sont à souligner, seulement je retiens six (6) au total. La première, une action en faveur de la paix : la paix durable ; une action en faveur de la recherche, le maintien ou le rétablissement de la paix en l’homme, la paix en continue, la paix illimitée. La deuxième, une action en faveur de l’éducation : l’éducation opérative – préventive et curative –, une invitation à la mise à jour du système éducatif et à la diversification des méthodes pédagogiques conformément aux attentes de notre temps et de nos esprits certainement en cours d’éveil. La troisième, une action en faveur de la lutte contre la pauvreté : la pauvreté mentale, la pauvreté réelle, pour une santé mentale à la taille des défis du futur. On ne peut pas lutter contre la pauvreté en luttant contre la pauvreté ou l’existence de la pauvreté. Il faut plutôt lutter contre les effets ou les influences de la pauvreté. Le seul moyen efficace de lutter contre la pauvreté et avoir des résultats est celle-ci. Longtemps, nous avons lutté contre la pauvreté, mais nous n’avons jamais mieux lutté contre la pauvreté. Les influences de la pauvreté sont plus influentes que la pauvreté elle-même. Ces influences sont loin d’être le manque du pouvoir d’achat, le manque d’argent, etc. mais elles tournent autour de la pauvreté mentale et ses conséquences négatives toujours indésirables. Lutter contre la pauvreté mentale c’est ainsi mieux lutter contre la pauvreté. Car, l’objet n’est pas d’éradiquer la pauvreté, encore moins, de réduire le nombre des pauvres dans le monde, mais plutôt de réduire la présence de la pauvreté mentale dans le monde et, par conséquent, éradiquer sans réserve les influences néfastes de la pauvreté sur les habitants de la Terre, en commençant par les africains. La quatrième action est une action en faveur du développement : le développement de la pensée et le développement humain (l’inverse est possible) ; le développement personnel de haut niveau par le truchement du développement mental. La cinquième action consiste pour moi d’œuvrer en faveur du vivre ensemble, par l’élévation du niveau de compréhension et d’exercice de la solidarité africaine d’une part et, par le renforcement du niveau de compréhension et d’exercice de la citoyenneté mondiale, d’autre part. Et, enfin, la sixième action, la promotion d’une existence en version imaginaire : Un autre type de fertilité mentale est nécessaire. Un autre degré de fertilité mentale est indispensable et c’est sur cette problématique que résident l’action et l’intention finales de ce livre. Cet ouvrage ouvre, en effet, la possibilité à chacun d’exister dans son imagination. Voilà de façon explicite les raisons qui m’ont poussé à écrire ce livre de chirurgie de littéraire.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Celui qui souhaite voir et vivre un monde meilleur. Celui qui souhaite voir et vivre une Afrique. Celui qui aspire à l’excellence. Celui qui attend impatiemment. Celui qui attend de voir la joie, le bonheur, la paix et l’amour habités la Terre des hommes au sein duquel l’égo ne cesse de rendre la vie morose. Quelque part, il est aussi vrai que je m’adresse à un public quelque peu spécifique. Ce public est jeune, ces jeunes ont de l’énergie. Ces jeunes me ressemblent. Nous avons la même histoire. Nous avons le même temps. Nous avons les mêmes objectifs. Nous avons les mêmes aspirations. Nous avons la même volonté : Accélérer la marche du monde vers son épanouissement total. En outre de cela, mon ouvrage s’adresse aux acteurs d’éducation, les nationaux et les internationaux, et, enfin, la communauté intellectuelle mondiale, l’UNESCO.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

disciplinée contre la pauvreté mentale, la vraie pauvreté. Mon message c’est l’amour. L’amour ! Encore l’amour ! Parce que quelque chose en dépend.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

L’Afrique ! Oui, l’Afrique ! Une potentialité ! Un potentiel incroyable jamais utilisé. Je n’avais jamais cessé d’imaginer le jour où il sera utilisé pleinement. Et, mon esprit a toujours bien su se représenter ce qui va réellement se passer dans le monde une fois que ce potentiel sera déversé entre les fleuves et les océans. Je vois l’Afrique, je me vois à travers l’Afrique, je vois l’Afrique à travers moi et c’est de cette manière que je construis mon temple et puise mes inspirations. Ça fait déjà longtemps que je vis dans les étoiles grâce à ce travail.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Beaucoup de projets sont en cours d’élaboration. Beaucoup de projets littéraires ont été finalisés. Le temps me gère encore. Avec le temps, je pense dévoiler un par un et, ensemble, le temps et moi, moi et mes futurs lecteurs potentiels, nous allons coloniser l’éducation.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Le message est vôtre ! Le message est le leur ! Les initiatives dégagées dans ce discours sont vôtres, chers lecteurs, chères lectrices. J’ai été saisi pour rendre visibles ces étoiles pendant le jour, ces étoiles qui vont orienter notre marche. Voilà, chose faite, mission accomplie. Il ne nous reste plus qu’à mettre en pratique ces recommandations pour pouvoir réaliser ce qu’il nous faut faire afin que le changement soit réel, effectif ou total.

Rencontre avec Sylvain Moraillon, auteur de « Comment rater sa vie de couple en 10 leçons »

Présentez-nous votre ouvrage.

Comment rater sa vie de couple en 10 leçons est le second volume de la collection « Les Chroniques de Piaffeur ». Cette fois-ci, Piaffeur, l’oiseau moqueur, s’attaque au thème ô combien universel de l’amour, en racontant comment il a saboté les romances de ses victimes. Dix nouvelles histoires, intégralement vraies, de cinq hommes et de cinq femmes qui, en écoutant les maudits conseils de Piaffeur, ont réduit tous leurs espoirs d’avoir une vie amoureuse épanouie à néant. Naturellement, Piaffeur nous présente leurs mésaventures avec l’humour décapant qu’on lui connaît, et cette fois, au lieu de leur accorder des noms de divinités, il a préféré utilisé des noms de couples célèbres pour préserver l’anonymat des protagonistes. On y retrouve donc John et Jackie, Michelle et Obama, Jacques et Bernadette, etc.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Au cours de notre vie, nous sommes tous, à un moment ou à un autre, en proie aux tourments du chagrin d’amour, aux fausses rencontres, aux unions improbables. Les gens sur lesquels s’acharnent Piaffeur sont les gens de notre quotidien, qui font partie de notre entourage proche, parfois nous-mêmes. Lorsqu’on pose un regard extérieur sur les couples, on est très souvent étonné de voir autant de personnes si mal assorties ensemble, mais, bien pire, rester malgré tout dans le malheur ou la souffrance de leur échec amoureux. L’un sera victime d’un(e) pervers(e) narcissique, l’une épousera un homme qui n’a rien à faire d’elle ou ne lui correspond pas du tout, un autre encore passera sa vie à supporter une femme qui le martyrise ou le déshonore. Et tous sont enfermés dans l’idée que c’est de l’amour, justifiant ainsi de continuer à s’infliger leur martyr. En réalité, avec un peu de recul, on s’aperçoit que les échecs amoureux sont le résultat de problématiques personnelles non résolues, qui nous conduisent à faire de mauvais choix dès le départ, mauvais choix que l’on a tendance à répéter tout au long de sa vie si l’on ne fait pas un minimum d’effort pour travailler sur soi. Ce livre est une manière d’aider les gens à ne plus se laisser embarquer dans n’importe quelle aventure de cœur, à être plus vigilant sur leurs choix et leurs décisions amoureuses, à s’accorder le droit au bonheur juste en s’assumant et s’appréciant tels qu’ils sont eux-mêmes.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

En particulier à tous ceux qui recherchent l’amour, ainsi qu’à tous ceux qui se demandent pourquoi ils ne trouvent jamais la bonne personne, et enfin à ceux qui sont malheureux en couple et se croient obligés de le rester parce que leurs saboteurs, personnifiés en Piaffeur qui est en chacun de nous avec plus ou moins de présence et de férocité, les en ont persuadés. Comment rater sa vie de couple en 10 leçons, c’est, évidemment, « pour ne pas faire pareil », comme l’indique le sous-titre, et ce livre peut être également salvateur pour beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes qui en sont encore à découvrir l’amour et à faire leurs premiers choix : inutiles de répéter les erreurs de leurs familles ou de leurs aînés, la force du contre-exemple, mise en exergue par Piaffeur, ne fera que les inciter à faire preuve d’une plus grande intelligence émotionnelle.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Dans le premier volume des Chroniques de Piaffeur, « Comment foutre sa vie en l’air en 10 leçons », le propos était d’expliquer que le meilleur moyen de rater sa vie est de passer à côté de soi-même, en répondant à des carcans culturels ou sociaux qui ne nous correspondent pas du tout en réalité. Dans Comment rater sa vie de couple en 10 leçons, les mini biographies racontées par ce maudit Piaffeur démontrent que ceux qui ratent leur vie de couple sont essentiellement des gens qui font des mauvais choix dès le départ, et parfois les répètent toute leur vie, mais cette fois pour des raisons qui leur sont personnelles, voire intimes. La mauvaise décision amoureuse est rarement dictée par l’extérieur, mais très souvent par nos propres préjugés sur nous-mêmes et sur ce que l’on croit qu’il convient de faire. On ne choisit pas l’autre pour ce qu’il est, mais pour ce que nous voulons nous faire croire à nous-mêmes que nous sommes. Ce décalage entre notre propre image et ce que nous sommes réellement nous conduit à des impasses amoureuses récurrentes. On ne peut aimer personne si l’on ne s’aime pas soi-même, mais encore pour s’aimer soi-même faut-il avoir appris à se connaître et s’être débarrassé de son Piaffeur.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Le plus souvent, je m’inspire de mes rencontres personnelles. J’ai un sens de l’observation assez aiguisé, et je devine rapidement les failles des uns ou des autres. Pour les Chroniques de Piaffeur, j’évoque à la fois des histoires de gens que j’ai connus au fil de ma vie et d’autres que l’on m’a racontées pour faire ces livres. Plus généralement, tout m’inspire. Je me nourris de l’actualité, je suis un grand consommateur de documentaires et de reportages, mais le cinéma et la littérature continuent bien entendu de m’enrichir. Pour autant, ils ne remplacent jamais l’expérience du vécu ni les rencontres humaines, d’où je puise ma principale richesse créatrice.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’achève actuellement l’écriture de mon prochain roman, Les barbares, un thriller fantastique. Je prépare également un ouvrage sur la protection de l’enfance, tiré de mon expérience associative, et surtout, pour l’année prochaine, la suite des Chroniques de Piaffeur avec Comment se faire avoir par un pervers narcissique en 10 leçons !

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Accordez-vous le droit de réussir, dans la vie comme en amour, et ne laissez surtout pas Piaffeur décider de ce que vous devez faire à votre place !

Rencontre avec Noëlle Nebois-Minard, auteur de « Un jour il est arrivé… »

Présentez-nous votre ouvrage.

Ce recueil de textes, immense cri d’espoir, se veut sans prétention littéraire, il exprime avec force et sincérité les affres d’un cancer très féminin, le cancer du sein. Il témoigne du vécu, de l’entraide puis de l’amitié qui lie indéniablement celles et ceux qui souffrent du même mal.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Afin de respecter une promesse faite à Marlène, mon amie de souffrance, qui a vivement souhaité avant de mourir dernièrement à l’âge de 31 ans, que je publie mes écrits pour venir en aide non seulement à ceux qui souffrent de la même pathologie, mais aussi à leur entourage familial, amical ou professionnel. Les bénéfices seront intégralement reversés pour cette cause pour faire avancer la recherche et sauver d’autres vies.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

À celui qui de près ou de loin, côtoie cette maladie et qui lutte avec force et courage contre cette même pathologie en ce moment.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

C’est un message d’espoir pour tous ceux à qui on diagnostique un cancer. Des remerciements à tous ces hommes et femmes qui travaillent au quotidien pour accompagner et soigner les malades. Des encouragements à tous les accompagnants (familles, amis, collègues de travail) dont les moindres gestes, petits mots quotidiens mettent du baume au cœur.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Depuis l’âge de 15 ans, j’ai toujours exorcisé mes maux en les couchants sur le papier. Mon inspiration, je la puise dans mon cœur, mon vécu, ma sensibilité, au travers de mes rencontres, par amour des autres.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Avec cette maladie, l’avenir est un mot qui n’a plus la même valeur, elle nous apprend à vivre l’instant présent au mieux et c’est ce que je fais, donc je continuerai à écrire sans pour cela créer un autre ouvrage public, celui-ci étant destiné à notre cause.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Que la lecture de cet ouvrage leur ouvre les portes de l’espoir en la vie et leur procure un certain bien-être.

Rencontre avec Audrey Jacomet, auteur de « Je suis une imperfection »

Présentez-nous votre ouvrage.

Je suis une imperfection relate l’histoire d’une jeune fille, Ana, qui s’engage dans une relation épistolaire dans le but de trouver en celle-ci un réconfort à son mal-être. Elle s’enferme dans une certaine dépendance, sujet dont beaucoup de personnes sont touchées, que ce soit par la drogue, l’alcool, une relation malsaine ou encore les troubles des conduites alimentaires.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Si j’ai écrit ce livre, c’était avant tout pour moi : j’avais besoin de libérer mes émotions. Et plutôt que de les libérer en hurlant sur les autres ou en pleurant incessamment sur mon oreiller, j’ai trouvé refuge dans l’écriture. Je trouve que l’art permet de transformer le malheur en beauté. Pour une fois que la magie existe !

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Je dirais que mon ouvrage s’adresse tant aux personnes concernées par la maladie dont Ana, la protagoniste, est touchée, qu’aux autres, ceux qui veulent comprendre la maladie, ceux qui veulent aider un proche en difficulté, ou tout simplement ceux qui veulent un peu de nouveauté. Il y beaucoup de termes généraux abordés, beaucoup de réflexion sur la société ou sur la vie et je pense que c’est pour cette raison que mon ouvrage peut parler à tout le monde.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Ne pas perdre espoir. Jamais.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Où je puise mon inspiration ? Eh bien, au risque de paraître un peu perchée, je puise mon inspiration dans le monde qui m’entoure. Je puise mon inspiration dans les situations que je vis, dans les discussions que j’ai eues et dans l’imagination dont je déborde.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

– Je ne chôme pas : je suis déjà sur un nouveau roman, beaucoup plus long cette fois-ci ! Patience…

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aime beaucoup les citations, alors je finirais par une citation d’Etienne-François de Vernage : « la lecture et les réflexions sont à l’esprit ce que les aliments sont au corps ». Alors, lisez, réfléchissez et mangez !

Rencontre avec Athena Tomer, auteur de « Paroles de comportementaliste »

Présentez-nous votre ouvrage.

Cet ouvrage est un plaidoyer assumé pour le chien. Mais pas seulement. Il le positionne en ami, pas comme les autres certes, animé d’émotions et sujet à des recherches scientifiques, éthologiques, sociologiques qui tendent à le positionner au cours des siècles dans le monde des humains dont il fait partie intégrante depuis très très très longtemps…

Et pourtant, force est de constater que la cohabitation n’est pas toujours un long fleuve tranquille… pour lui surtout !!! Pour nous aussi, parfois, qui ne trouvons plus d’issue valable pour faire perdurer notre cohabitation avec lui.

Préjugés, idées fausses… et le coupable c’est toujours lui !!!

En réalité, c’est la faute de personne mais c’est à nous de réagir, évidemment … Lui reste un animal captif, qui dépend de nous, dont les moyens pour se faire comprendre restent dans les limites de ce que la nature et la société autorisent.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit cet ouvrage pour témoigner. Deux aspects fondamentaux m’amènent à livrer mes impressions, mon ressenti en qualité d’être humain responsable d’une part, en qualité de professionnelle, comportementaliste animalier spécialiste de la relation homme-chien d’autre part.

Témoigner de mon cheminement personnel, enrichi et sous-tendu par ma relation avec les animaux et les chiens en particulier. Qui d’ailleurs n’a jamais eu de chien, n’a jamais eu affaire à lui, n’a jamais eu de contact avec lui via des parents, amis, voisins ? Peu d’entre nous avouez-le. Et pourtant, forts de nos certitudes, nous avons des attentes, de légitimes exigences quant à notre relation à construire, notre zone de tolérance à préserver… Parfois, la relation ne va pas de soi et il faut alors se poser les bonnes questions et savoir se remettre en question.

Témoigner des expériences rencontrées, des discours à honnir et du bon sens à faire prévaloir. Parce que oui, le bon sens fonctionne. La médiation s’impose et fait merveille. Le chien nous amène souvent sur le chemin des miracles…

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse à tous. Il frappe au cœur du sujet. Il est éminemment philosophique et amène le lecteur à se poser les bonnes questions en détricotant les préjugés ambiants. Il pose le socle de la relation, il soumet chacun à sa responsabilité d’être humain d’abord, puis de « propriétaire ».

Il a l’ambition d’éveiller les esprits et de donner au chien la place qui lui convient au cœur de chaque foyer et dans la société en général.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le chien est un être vivant hyper-adaptable. La race, le sexe, l’âge… qu’importe. Tout est possible sur la base de la compréhension, de l’empathie, de la sincérité et de l’amour qu’on lui porte. Aimer, c’est d’abord comprendre et respecter.

Notre bon sens est souvent biaisé par les discours ambiants, notre affect, nos émotions, notre propre histoire. L’approche est parfois complexe et mérite un regard extérieur pour clarifier et faire émerger les pistes concrètes d’apaisement.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

L’inspiration se puise toujours dans la sincérité du discours. Je ne pense pas être isolée dans ce positionnement, bien au contraire. Il importe pour moi de dire les choses, sans tabou. Les consultants me livrent une approche singulière et intime de leur vie. Les écouter sans jugement mais analyse, percevoir leurs souffrances, les non-dits parfois, me forgent jour après jour dans ma conviction que le chien partage souvent bien malgré lui une capillarité avec un système. C’est ce système et la complexité de ses interactions qui est inspirant. Je n’invente rien, je ne suis au service d’aucun dogme. Je relaye le quotidien des gens et tente, par le conseil, de leur donner espoir, de les rendre acteurs d’une autre relation à définir.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Pour être totalement honnête, je n’y ai pas encore réfléchi.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Point d’égo et de recettes toutes faites dans la relation avec votre toutou. Tout est affaire de recommencement. Il faut qu’il soit d’accord et on n’oblige pas un être vivant à être d’accord. On l’oblige tout au plus à faire. Si votre relation n’est pas au beau fixe, point d’autoflagellation ou de faux coupables mais une attitude constructive et responsable en remettant les pendules à l’heure autour de la table avec le regard extérieur d’un comportementaliste…

Rencontre avec Nana Marlow, auteur de « Ficelée »

Présentez-nous votre ouvrage.

Il s’agit d’un roman policier, à suspense, sur fond d’une romance sexuelle déjantée.

Éléonore à la quarantaine flamboyante, décide un de ces matins que l’on trouve sans ombre ni lumière, de retrouver sa liberté chérie en renonçant allègrement aux joies sacrées du mariage. Sacrées joies qui avaient bien assez durées à son goût.

Dans les tumultes de sa nouvelle vie de célibataire nymphomane et égocentrique elle se fait harponner par un jeune banquier endiablé, Johann, qui lui ouvre les portes d’un univers jusque-là négligé ; celui du sexe pour le sexe sans tabous ni scrupules. L’ivresse en est totale et elle se laisse guider sans complexe dans les tourbillons libidinaux de cette vie nouvelle.

Tout en menant de front cette relation débordante d’exaltation, Éléonore exerce avec fierté l’ombrageux métier de médecin légiste ; c’est en combinant ses deux passions que sa curiosité va la bazarder en plein cœur d’une série de meurtres effroyables mettant en péril ses nouveaux choix de femme libérée.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

L’envie d’écrire s’est imposée à moi, sans aucune intention de publier mon ouvrage tout au long de l’écriture. Mon entourage m’a beaucoup encouragée à le faire publier, me donnant confiance en moi et en me demandant d’être fière de mon roman. Il n’a donc aucune raison particulière à l’écriture de ce roman, juste une envie qui s’est transformée en besoin, une dépendance au fil de l’écriture. Un immense plaisir d’écrire.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Il s’adresse à un public assez large, mais je pense qu’il va parler plutôt aux « nanas » de tout âge, aux femmes actuelles, actives, indépendantes qui s’assument dans tous leurs paradoxes, tendres et fortes à la fois.

Néanmoins il s’adresse aussi aux hommes, amoureux au sens large de ces femmes sans complexe, ces femmes qui n’ont plus à se justifier de rien et qui éclatent dans leur peau.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il faut se laisser vivre pour ressentir pleinement ses émotions, et suivre ses envies ; se laisser porter sans trop se poser de questions, même si la désillusion peut être parfois au bout du chemin, ne pas avoir peur s’être déçue. Suivre ses envies aussi déraisonnables soient-elles pour se sentir vivant. Osez être scandaleuse.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

J’ai puisé mon inspiration dans mon observation de mon quotidien, de notre société, de mon entourage et de ma famille. Ce premier roman me colle à la peau car il me ressemble de près comme de loin.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ils sont ! Et c’est déjà pas mal ; le thème du prochain sera aux antipodes de ce premier roman.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’espère que vous prendrez au moins autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire ces quelques pages.

Rencontre avec Lahlou Abdelali, auteur de « Grammafiction »

Présentez-nous votre ouvrage.

Désormais actualisée, Grammafiction tient compte de l’humour et de la fiction, avec son caractère inédit. En quoi consiste cette fiction ? D’abord la personnification : selon les circonstances, Grammaire (nom propre, avec « g » majuscule, sans article) peut devenir « Sœur Grammaire » pour moi, sa sœur Littérature, « Dame Grammaire » pour ceux qui fréquentent les salons mondains, « Mère Grammaire » par rapport à sa fille Phrase, « Grand-Mère Grammaire par rapport à son petit-fils Mot… Est également fiction la parole, cette autre caractéristique humaine dont elle a été dotée en vue d’une meilleure communication avec l’apprenant. Quant à l’humour, il est roi. Approprié et utilisé à gogo, il égaie l’ambiance narrative et finit par offrir une grammafiction plaisante, utile pour en rire et la retenir.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Mon ami co-auteur et moi-même avons élaboré en commun ce manuel inédit afin de pallier un tant soit peu un minimum des problèmes à caractère parfois rébarbatif, relatifs à la grammaire traditionnelle qui présente une étude contraignante, ne manquant pas d’embarrasser l’apprenant. Avec Grammafiction, nous essayons de le débarrasser de l’idée noire que la grammaire française doive toujours ressembler à ce pain nu, qu’on l’oblige à ingurgiter sans sauce, à digérer sans boisson.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Grammafiction est mise à la portée des enfants. On peut espérer qu’ils l’assimileront avec plaisir. Outre qu’elle les amuse, elle peut aussi intéresser et instruire l’adulte, voire le vieillard.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il n’est peut-être pas facile à la grammaire traditionnelle de s’adapter. Néanmoins, désormais actualisée et placée dans une ambiance narrative gaie, la grammafiction devient une fiction didactique fort plaisante. Profitez-en !

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans mon imagination. D’emblée, je m’imaginais métamorphosé en Littérature ! Je me plaisais à m’imaginer discutant un point grammafictif litigieux avec sœur Grammaire. J’ai même tenté d’imaginer les personnages qui lui étaient affiliés, se préparant à me rejoindre dans ma belle contrée, les Hauts des Jardins Perchés où je les avais invités pour des vacances. Je devinais, dans un va-et-vient constant, mon amie Grammaire demandant à faire venir sa fille adorée Phrase, à vite prévenir les absents : Morphologie, Syntaxe et Lexique. Mais impatient, déjà Mot avait mobilisé Nature, Morphologie, Fonction et Position. Dans ma tête, Je pouvais voir la scène turbulente où cet aréopage de grammafictifs, sac au dos, se précipitaient allègrement vers Tante Littérature. Et je me voyais les accueillant à bras ouverts, par un beau matin printanier, avec un bol de petit-lait tout frais.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

– Je n’ai encore écrit ni roman, ni essai. Or, les deux me tentent. Et comme j’ai toujours souhaité aborder un maximum de genres littéraires, peut-être commencerai-je par essayer l’essai.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Contrairement à ce qu’aucuns pensent, on lit. On lit même beaucoup, pour certains. Alors, continuons à lire ensemble. Et n’oublions surtout pas que la lecture est essentielle puisqu’elle nous permet de devenir nous-mêmes.

Rencontre avec Quentin Westrich, auteur de « Lilium »

Présentez-nous votre ouvrage.

Lilium est un conte initiatique dont le point d’orgue se situe dans une étrange forêt. Les bois sont les lieux de tous les mythes, fantasmes et mystères. Fascinants, effrayants, ils nous parlent à tous, et particulièrement, bien sûr, dans le domaine du conte. Ce sont des temples pour l’imaginaire. L’histoire raconte le cheminement d’un jeune garçon, découvrant ses sentiments amoureux pour son meilleur ami, et confronté violemment à la peur de l’autre qui stigmatise. Il était possible de proposer un regard sur la notion de liberté, le pouvoir de l’art. La liberté créatrice, la liberté de penser, d’aimer, d’être.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Quand j’entends les récents propos du Pape ; que je vois la Manif pour tous, les agressions homophobes qui se multiplient dernièrement, ce qui se passe en Tchétchénie ou d’autres pays, ça me désespère. Nous sommes tout de même en 2018… Il y a des actes, des propos qui sont inexcusables. Cela n’empêche pas d’essayer de comprendre. C’est même une arme essentielle pour se défendre, rester debout. L’art peut nous aider à nous libérer. C’est aussi cela écrire… Ecrire, c’est très souvent une manière de pousser un cri. Dans le cadre de ce conte, c’était un cri de rage. Trouver des réponses pour s’en libérer, aussi. Non pas pour se délivrer de sa révolte. Il faut rester révolté, mais tenter de surpasser la colère, regarder au-delà.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Tout le monde, mais peut-être plus particulièrement à ceux qui se sentent différents, quel que soit l’âge ou la manière. Offrir une lueur d’espoir, rappeler que ce sont nos différences qui peuvent rendre passionnants nos regards. J’ai tenu à élargir le plus possible le thème de la différence dans l’histoire, même si ce n’était qu’au détour d’une phrase, d’une allusion, pour que chacun puisse s’y retrouver au final. La peur de l’autre ne se manifeste pas que dans l’homophobie. Elle se retrouve aussi par le racisme, le sexisme… J’aurai pu prendre nombre d’exemples, mais j’ai choisi de symboliser cette peur par les yeux de Louis. Bien sûr, car c’est un sujet qui m’est très personnel.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Nous n’avons qu’une vie, et rien n’est plus précieux que la liberté. Surtout quand il s’agit d’aimer…

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Toujours d’un nœud de sentiments qui peuvent aller d’un extrême à un autre. Ce peut être aussi le désir de mettre des mots sur une plaie ; de s’en libérer, la recoudre. Le pouvoir de l’art m’inspire aussi. En tant que force d’évasion, notamment. C’est également un des thèmes majeurs de ce conte. Que seraient nos vies si l’art n’existait pas ?

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ce sont plus que des projets… J’en ai plusieurs sur le feu, mais le principal sera mon prochain roman. Maintenant que ce conte est publié, je vais pouvoir m’y consacrer pleinement. Partager l’ombre et Lilium pourront ainsi continuer leurs vies en 2019.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Quel que soit l’accueil de ce livre, merci pour tout ce que vous m’avez offert cette année…

Rencontre avec Sanderling Sego et Lescinques, auteur de « Mémé Chatouille et Poule Gratouille »

Dans quelle région habitez-vous en France ? Sinon, dans quel autre pays.

Belgique, province du Hainaut.

Présentez-nous votre ouvrage.

Quatrième volume des aventures de « Mémé Chatouille », cette histoire a la particularité d’avoir été imaginée, vécue et illustrée par d’autres bambins que Lescinques, d’où Lesenfants accompagnant le nom de l’auteur. Ces petits, âgés de 4 à 6 ans, réclamaient le doigt magique de « Mémé », vrai copain des stages à la ferme. Il a suffi d’évoquer la possible création de LEUR histoire pour qu’ils se mettent, ensemble, à faire vivre une « Poule Gratouille » plus vraie que nature, et bravent la canicule avec beaucoup d’énergie et d’inspiration pour l’aider à trouver la solution à son problème : retrouver SA maison dans les quatre hectares de prairies !

Jeu d’observation depuis les moutons jusqu’aux chevaux et au cochon sans oublier le poulailler ! Où est donc ta maison, Poule Gratouille ? Mais dans un endroit insoupçonné !

Lecture rieuse, tonique et clin d’œil final !

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

L’idée de ce livre est de partager le bonheur créatif de mes Petits. Offrir à d’autres enfants la fierté de voir leur histoire mise en forme et éditée !

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse aux enfants et aux adultes. Il contribue à créer une grande complicité entre eux. L’enfant imagine ; l’adulte raconte. Il s’agit là d’un lien intergénérationnel puissant.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Si jeunes en soient les auteurs, leur message a une double dimension éducative : on prend le temps, dans la bonne humeur, de chercher une solution à un problème ET un livre, c’est un objet bel et bien vivant !

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans le sourire des enfants, leur joie de vivre dans nos vastes espaces auprès des animaux dont ils prennent grand soin !/p>

Leur choix d’une Poule Gratouille n’est pas dû au hasard : en stage, Lesenfants dorlotent les poussins, sélectionnent les épluchures pour les poules et Willy, le cochon ; ils caressent les brebis et les chèvres, parlent avec les poneys et bercent les lapins ! Ils s’en vont porter le foin dans leur petite brouette aux deux grands chevaux ! Tout un monde qui suscite leur imagination… Et la mienne !

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Mémé Chatouille poursuivra ses aventures aussi longtemps que Lescinques ou Lesenfants seront partants !

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Un livre ? Quoi de plus vivant !

Félicitations, Les enfants !

Rencontre avec Michel Marin, auteur de « Papychat »

Présentez-nous votre ouvrage.

C’est un récit. Un témoignage. Une compilation de souvenirs authentiques vécus depuis ma plus tendre enfance jusqu’au terme de mes sept décennies, en passant par une adolescence un peu erratique, cinq années de service militaire, puis une longue période d’expatriation pour le compte d’une compagnie aérienne française en Afrique subsaharienne, en Scandinavie, puis en Russie.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

C’est à la demande insistante de mes petits-enfants aux yeux de qui ce long passé faisait figure de terra incognita, que j’ai décidé de leur livrer, grâce à cet ouvrage, cette part de mystère.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

À toutes et tous, jeunes et moins jeunes. À toutes celles et ceux intéressés par l’évolution de notre société, par les voyages, par les rencontres, par l’intérêt que l’on se doit de porter à son prochain.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Celui d’un passeur de mémoire. Dans le but de transmettre à chaque lectrice, chaque lecteur, l’expression emblématique du rapport que nous avons tous avec l’histoire, et la nôtre en particulier.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans la profonde affection que je porte aux plus proches de celles et ceux qui m’entourent. Ils ont été le moteur de cet ouvrage. Mais aussi dans les événements qui ont jalonné ma vie, dans mes peines, mes joies, dans mes échecs, mes réussites.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Un roman d’aventures. Certainement en Afrique, tant ce continent a imprimé en moi ces souvenirs indélébiles faits de passions, d’émotions, de joies, de rudesses aussi, parfois. J’aimerais transmettre à celles et ceux qui souhaiteraient me lire ce que j’y ai trouvé de plus précieux : l’authenticité, la spontanéité et l’individualité de chacun des Africains rencontrés.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aimerais que chaque lecteur puisse, à son tour, partager son vécu, ses expériences personnelles, ses épreuves, ses joies, faire bénéficier tout un chacun de cette richesse que nous possédons tous : la nature et la finalité de l’existence.

Rencontre avec Steven Papier, auteur de « 2048 : Tome 1 »

Présentez-nous votre ouvrage.

2048 est une histoire de science-fiction. C’est un jeune belge qui se dit qu’il aimerait être cryogénisé pour se retrouver 200 ans plus tard. Seulement, la machine connaît des défauts et le ramène 30 ans plus tard. Là, il se trouve dans un monde complètement bouleversé, un monde dans lequel les évènements d’actualité en 2018 ont pris une tournure inattendue et ont des conséquences en 2048.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai toujours écrit. Je n’ai pas de raison particulière pour laquelle j’ai écrit ce bouquin en particulier. J’ai des idées, je les écris simplement. Parfois de simples nouvelles, parfois des histoires inachevées. J’ai un assez grand panel de textes commencés que je n’ai pas encore terminés. J’ai d’ailleurs commencé un livre à 12 ans auquel je dois encore donner une suite et peut-être, qui sait, le publier. 2048 a beaucoup plu sur mon réseau WattPad, il a d’ailleurs été plusieurs fois classé dans sa catégorie. Je ne montrais pas mes textes auparavant, puis on m’a conseillé de m’inscrire là et de partager mes écrits. Et celui-ci rencontra un tel succès qu’on m’a suggéré à plusieurs reprises de le publier. De prime abord, l’idée ne me plaisait pas trop. Je trouvais que l’histoire manquait de contenu et que je devais aller encore plus loin, mais finalement, je me suis laissé convaincre et les 12 premiers chapitres sont parus. A l’heure actuelle, le deuxième tome est bien entamé et suivra un travail de relecture et réécriture prochainement.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

A tout le monde, aux fans de science-fiction, aux adolescents comme aux adultes. Mais pas seulement aux fans de science-fiction, aussi à ceux qui aiment s’imaginer un avenir alternatif, à ceux qui aiment l’aventure, à ceux qui aiment l’humour, etc. Mon objectif dans l’écriture est que chacun s’y retrouve et que chaque personne y trouve qui lui plaît.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Pour cette question, je voudrais être bref, et peut-être un peu moralisateur. Je veux simplement pousser à se poser la question : « et si on continuait à vivre de cette manière ? Comment serait demain ? Comment serait la Terre de nos enfants ? ».

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans mon esprit, la petite idée germe. Je décide alors de créer le schéma narratif et ensuite commence le travail d’écriture. C’est assez marrant parce que je découvre l’histoire au moment où je l’écris. John Wishk (le héros du livre) m’emporte dans son histoire, j’y assiste dans ma tête. Il m’emmène à travers lui, je suis une sorte de narrateur omniscient qui serait au-dessus de John, comme un drone qui le suivrait mais qui ressent aussi ses émotions et capte ses pensées. Tout vient de mon imagination et je ne me pose pas la question « et si je pensais à une autre possibilité », je sens que ce que j’écris est fluide et cohérent, en tout cas c’est ce que je ressens. Je découvre l’univers dans lequel mon imagination m’emmène et ensuite, j’écris ce que j’y vois. Tout est déjà construit.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Tout d’abord, la suite de 2048 évidemment : j’aimerais faire paraître le tome 2 prochainement. Ensuite, j’ai une histoire déjà bien entamée qui plaît beaucoup également. Une histoire qui tourne autour du thème des rêves : Dans un monde où les rêves relèvent de la création de dimensions, une jeune femme reste convaincue qu’ils ont des répercussions sur la réalité suite à une mauvaise expérience lors de son enfance.

Le principe est que chaque personne crée sa dimension de rêve. Dans cette société, c’est un idéal qui permet la baisse de la criminalité. En effet, les personnes aux mauvaises intentions assouvissent leurs pulsions dans ces dimensions qui leur sont propres.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’aimerais leur dire à tous que je veux rester proche d’eux, que j’adorerais discuter et/ou débattre avec eux à propos des histoires que j’ai écrites.

Mais aussi qu’avec un peu d’imagination et de créativité, tout le monde peut être un grand auteur, donc lancez-vous.

Rencontre avec Serge Kevin Biyoghe, auteur de « Pour un développement inclusif de l’Afrique »

Présentez-nous votre ouvrage.

Mon ouvrage exhorte les uns et les autres, plus particulièrement les africains à croire en leur potentiel pour atteindre le succès et la réussite.

Il n’y a pas de modèle unique de développement local, c’est un processus endogène qui fait appel à une volonté de concertation, de partenariat et de réseau entre les acteurs locaux. L’approche du développement local est une stratégie participative de responsabilisation des citoyens envers leur collectivité.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre pour tirer une sonnette d’alarme quant à la situation qui prévaut en Afrique. Je donne quelques pistes de solution pour une sortie de crise. Effectivement, l’Afrique doit se prendre en main, il est plus que temps.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse principalement aux africains. Toutefois, le grand public prendra du plaisir à lire ce livre.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

A travers ce livre, je mets en exergue la vitalité et la diversité du continent africain. En effet, l’Afrique doit désormais prendre son destin en main malgré les idées reçues.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mon inspiration me vient principalement de mon activité de journaliste, de mes différentes lectures et de l’actualité brûlante de notre société.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Des projets d’écriture, j’en ai plusieurs. Là par exemple, je vais sortir bientôt une saga journalistique en plusieurs volumes « Morceaux choisis journalistiques », j’ai aussi en projet une biographie sur Pierre-Claver Akendengue l’un des plus grands artistes africains. Il y’a aussi en perspective une biographie sur Zinedine Zidane, l’un des plus grands footballeurs de l’histoire.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je vous souhaite une bonne lecture ! Et je tiens à vous remercier pour votre soutien et votre fidélité.

Rencontre avec Rachid Rouane, auteur de « Les Obstacles socioculturels et motivationnels à l’entrepreneuriat en Kabylie rurale : une approche ethnométhodologique »

Présentez-nous votre ouvrage.

Cet ouvrage, nous donne une ambition de fouiller davantage les problèmes auxquels font face les agents des différents organismes pourvus de la responsabilité de favoriser le développement d’une culture entrepreneuriale en Kabylie rurale. On admettra que le développement d’un état d’esprit entrepreneurial dépend d’un ensemble de facteurs intrinsèques et extrinsèques liés aux mentalités, aux us et coutumes d’une société donnée. Notre recherche se donne comme objectif de déceler les facteurs socioculturels et motivationnels ainsi que les croyances fondamentales d’une part et, d’autre part, de mesurer leur impact sur les décideurs ayant à intervenir dans le processus entrepreneurial (création d’entreprises) en Kabylie rurale. Quelle place occupe l’entrepreneuriat chez ces intervenants? Quelle est la nature de leur comportement en présence de porteurs de projet. Nous avons voulu par cet ouvrage montrer comment identifier les obstacles au changement et comment, nous l’espérons, il devient possible, à plus ou moins long terme, de les surmonter. Nous l’avons écrit : à l’impossible, nul n’est tenu. Le développement d’une culture entrepreneuriale exige de grands efforts même dans des conditions jugées favorables. Alors, vouloir stimuler l’entrepreneuriat où le terreau n’offre pas de conditions suffisantes de réussite constitue un défi que l’on devine très difficile à relever. Les pouvoirs publics doivent repenser leurs stratégies.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre pour montrer le chemin qui mène à la réussite d’un véritable entrepreneuriat créateur d’entreprises et d’emplois. Sortir des slogans, du bricolage et mettre fin à une gestion par émotion sociale et d’aller vers un management moderne et scientifique. Le Choix d’une stratégie de développement entrepreneurial découle d’un diagnostic stratégique au niveau de tous les acteurs (administration, population cible, banques, etc). Ce dernier fait ressortir les forces et les faiblesses ainsi que les opportunités et les menaces. Une fois le choix stratégique est fait, nous pouvons arrêter les objectifs à court terme, à moyen terme et long terme que nous réalisons avec un plan opérationnel, un suivi permanent et une correction à chaque fois que c’est nécessaire si nous constatons un écart avec nos objectifs. Malheureusement, nous pensons que le travail n’a pas été fait de cette manière. Donc, je suis partie d’une situation réelle et qui perdure dans le temps, avec plusieurs programmes conçus depuis 1998 au développement de l’entrepreneuriat en direction de différentes catégories de la population entre 18 ans et 55 ans en créant plusieurs organismes d’aides à la promotion de l’entrepreneuriat (création d’entreprises) tels que ANSEJ, ANGEM, CNAC, avec les sommes colossales allouées, les avantages fiscaux et parafiscaux accordés, les résultats sont très loin d’être satisfaisants comparativement aux attentes et à la forte demande d’emploi.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse aux décideurs politiques, au gouvernement, étudiants et entrepreneurs.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

L’entrepreneuriat ne se décrète pas ou ne se développe pas par les slogans ou les émotions. Il faut une stratégie claire et connu par tous les acteurs du processus entrepreneurial. Il faut un comportement organisationnel (valeur, norme, croyance et attitude) adéquat pour atteindre une performance. Il faut une politique motivationnelle stimulante. Il faut comprendre comment se construit ou se prend une décision chez l’individu. Réussir un entrepreneuriat, il faut des humains dotés d’une culture entrepreneuriale favorable, des individus motivés, convaincus, dotés d’un esprit d’entreprise et qui comprennent l’apport d’un entrepreneur à la société (un entrepreneur est un cadeau de Dieu). Ce n’est pas avec un esprit purement bureaucratique trop hiérarchisé que l’entrepreneuriat se développe ou les porteurs de projets s’engagent à investir dans l’inconnu pour créer des emplois et de la valeur.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mon inspiration provient beaucoup plus de mon éducation, mon vécu, mon expérience internationale en tant que professeur et consultant en management et entrepreneuriat, des échecs, de mes lectures, de mes fréquentations, de ma culture et de mon identité Kabyle. C’est un ensemble de caractéristiques complémentaires qui produit cette inspiration. Ça vient d’une façon naturelle et spontanée.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

A court terme, en parallèle avec mon cabinet en stratégies et consulting (www.ccsconseil.ca), est de mettre à la disposition des porteurs de projets un package sur la création d’entreprise de la recherche des idées à l’action en passant par le montage (idée-projet-action), toutes les fonctions de l’entreprise sont présentées. Le profil de l’entrepreneur et la possibilité de se corriger et de s’améliorer (connaissance de soi à une confiance en soi pour une performance). Beaucoup d’exercices pratiques.

A moyen terme, je préconise de mettre sur le marché un ouvrage sur le phénomène migratoire, ses causes diverses et les perspectives.

A long terme, écrire sur le marketing territorial et sur la relève managériale pour les entreprises familiales.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je souhaite que vous trouviez dans mon ouvrage les réponses à vos questionnements. C’est une ouverture à des pistes de recherche pour éradiquer à la racine le mal qui ronge l’esprit des acteurs de l’entrepreneuriat afin d’aller au-devant. Vos commentaires sont précieux. C’est avec vos yeux que je vois mes erreurs et mes compétences. Je souhaite bonne lecture à toutes et à tous ! Ensemble nous pouvons !

Rencontre avec Joël Huppenoire , auteure de « Pop-corn blues »

Présentez-nous votre ouvrage.

Pop-corn blues raconte l’histoire d’une jeune ado, Mylène, qui se persuade jour après jour que sa prof de français remplaçante n’est autre que la mère qu’elle n’a jamais connue. Ce sont les joies et les doutes d’une jeune collégienne pourtant bien dans ses baskets, mais qui voit son quotidien chamboulé par cette quête d’identité.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Prof en maternelle, j’ai l’occasion de voir de plus en plus tôt des enfants dont les parents sont déjà séparés. Je voulais raconter une histoire traitant d’une famille monoparentale, j’ai seulement fait le choix de vieillir un peu l’héroïne du roman.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Un roman de moins de 80 pages s’adresse bien évidemment à un jeune public, de 10 à 15 ans, mais chacun sait qu’on peut trouver dans un roman jeunesse plusieurs niveaux de lecture, et l’humour assez présent dans l’ouvrage peut aussi plaire je crois à un public adulte.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Je n’ai pas cherché à transmettre un message particulier, c’est un roman jeunesse, j’ai voulu traiter une histoire simple, ou plus exactement simplement une histoire…

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Comme beaucoup d’auteurs je suppose, je puise mon inspiration dans mon quotidien, mes idées voient souvent le jour durant mes footings. C’est un moment privilégié, sans interférences et donc très productif pour moi.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’ai terminé deux autres manuscrits destinés à un jeune public, qui je l’espère connaîtront aussi la fin heureuse d’une publication. Enfin j’ai bien avancé dans l’écriture d’un livre policier pour adulte.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Le mot de la fin, une petite citation de Flaubert pour faire savant “Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps”, alors ne boudez pas votre plaisir…

Rencontre avec Jean-Jacques Pardini, auteur de « Jan »

Présentez-nous votre ouvrage.

Il s’agit d’un roman dont la toile de fond historique est l’immolation, le 16 janvier 1969, de Jan Palach, ce jeune étudiant tchèque qui n’a pas supporté l’occupation de son pays. Le 19 janvier prochain, des hommages seront sans doute rendus pour le cinquantième anniversaire de sa mort. Mon roman mêle fiction et faits historiques et, naturellement, je me suis beaucoup documenté et suis allé à Prague pour m’imprégner des lieux. Par ailleurs, le phénomène de ce que l’on appelle les « torches vivantes » est un sujet de réflexion qui ne laisse pas de susciter la perplexité lorsque l’on pense que des personnes, dans différents pays, n’ont pas hésité à faire le sacrifice de leur vie pour éveiller ou réveiller les consciences. Mon roman offre aussi une réflexion sur ce thème. J’ai campé des personnages qui réagissent au sacrifice de ce jeune homme selon leur sensibilité. Karel, Kristina, Zdenka, Viktor, Anna et les autres acteurs de ce récit auront des attitudes différentes, révélant une palette riche d’émotions et de sentiments humains : la dignité, le courage, la résignation, la lâcheté, la duplicité, la peur… L’Amour entre Kristina et Karel traverse aussi ce récit, un Amour pur, mais difficile à vivre, un Amour qui, malgré les événements dramatiques et l’absence, durera comme dure le temps perdu que l’on retrouve toujours.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Je ressentais le besoin d’écrire un roman où régnerait une atmosphère à la fois mystérieuse et morale. Le mystère d’une dystopie (je me réfère à 1984 d’Orwell dans mon livre), conjugué à la morale d’une époque marquée par le tragique. La manière dont les personnages que je campe évoluent n’est pas univoque et ce n’est pas neutre. Par-là, je souhaitais exprimer la variété des comportements humains face à l’inacceptable et la barbarie. Je souhaitais aussi écrire sur l’Amour qui peut lier deux êtres sur le temps long, malgré la séparation et les souffrances. Ce sont tous ces « ingrédients » que l’on retrouve dans mon livre.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Le roman que j’ai écrit s’adresse à différentes catégories de lecteurs.

Il s’adresse, d’abord, à celles et ceux qui s’intéressent à l’Histoire, particulièrement à l’histoire d’un pays souvent dominé par des puissances extérieures. Dans mon roman, je rapporte qu’à diverses époques, dans ce pays, des hommes et des femmes se sont levés et se sont révoltés, n’hésitant pas à se mettre en danger parce qu’ils considéraient que leur dignité devait primer sur leur sécurité. Jan Palach fut l’un de ces hommes. Il s’adresse aussi au lecteur amateur d’intrigues ourdies contre les opposants à un régime totalitaire. Le héros principal est professeur de droit et doit faire face à toutes sortes de provocations, de vexations et d’humiliations au sein même de l’Université dans laquelle il officie. Ce roman intéressera sans doute également le lecteur qui aime voir évoluer des personnages « si humains » avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs vertus et leurs bassesses, leurs qualités et leurs défauts. Enfin, celles et ceux qu’une histoire d’Amour (remarquez la majuscule) ne laisse pas indifférents seront, je l’espère, comblés.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il s’agit du même message que celui que je me suis efforcé de transmettre dans un petit essai que j’ai publié en 2017, intitulé Que vive l’espoir ! (L’Harmattan). Avons-nous un autre choix que celui d’espérer ? Non pas espérer une vie meilleure dans un au-delà dont l’existence est improuvable (même si chacun est libre de croire ou de ne pas croire). Mais espérer que l’Homme soit plus raisonnable. Lorsque Jan Palach accomplit le geste fatal, il espère réveiller la conscience d’une nation qui s’est résignée. Je pourrais citer Albert Camus, dont je suis un grand admirateur, et rapporter ce qu’il avait écrit, après la seconde guerre mondiale, sur l’exigence d’un « Nouveau contrat social ». A la fin de mon roman, le peuple tchécoslovaque retrouve sa liberté, signe que le sacrifice de Jan n’a pas été vain. Dans l’esprit de Kristina et Karel qui se sont retrouvés après des années de séparation, résonne alors la phrase d’Apollinaire : « je donne à mon espoir tout l’avenir qui tremble comme une petite lueur au fond de la forêt ».

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Outre mes lectures, mes sources d’inspiration sont multiples.

Professeur de droit public et comparatiste, je suis naturellement très intéressé par les régimes politiques, par l’histoire constitutionnelle des Etats et par les conditions d’organisation d’exercice des libertés des citoyens. A ce propos, l’histoire tchèque, par sa richesse, mais aussi par ses douleurs, ne pouvait être qu’un objet d’étude stimulant. Mais j’ai été aussi influencé par l’œuvre de Milan Kundera, notamment La plaisanterie, Jacques et son maître et Le livre du rire et de l’oubli. Dans Jacques et son maître, Kundera écrit en substance que l’invasion russe a été vécue par beaucoup comme une tragédie ; non pas tant parce que, écrit-il, « la persécution était tellement cruelle, mais parce que nous étions persuadés que tout (…) était perdu à jamais ». C’est cette résignation que Jan Palach n’a pas supporté. Mon inspiration trouve aussi sa source dans l’intérêt que je porte aux questions philosophiques et aux interrogations existentielles qu’elles supposent. Jan Palach, ne l’oublions pas, était étudiant en philosophie ; je suis en droit de penser que son sacrifice a été précédé d’une réflexion sur le sens de la vie. Enfin, je puise mon inspiration au cœur de mon être, dans ma sensibilité et dans mes propres questionnements. Je crois que tout auteur est soumis à ce tropisme.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ils sont tellement nombreux ! Je pense écrire sur mon pays d’origine, l’Italie, pour raconter l’histoire de mes aïeux. Ma formation et mes recherches universitaires (j’ai soutenu une thèse de droit constitutionnel franco-italien) et mes racines font de ce projet une évidence sans que je sache, cependant, quelle forme il prendra. J’ai aussi un projet d’écriture sur les arcanes du monde politique qui n’exclura pas toute dimension philosophique. Le but est de revenir sur un thème classique, celui du rapport entre contemplation et action, entre retrait et engagement, qui taraude l’esprit humain depuis l’Antiquité. On oppose généralement les deux termes du rapport alors, pourtant, que de leur (ré)conciliation peut naître une vertu. Sénèque ne pensait-il pas, en substance, que la contemplation était une forme d’action car si l’on est utile à soi-même, l’on est nécessairement utile à l’autre.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Il sera bref ! J’espère que les lecteurs de mon roman trouveront du plaisir à sa lecture. Et je leur sais gré de me faire part de leur sentiment et de leurs critiques. L’essentiel pour un auteur est le cadeau qu’on lui offre en lui exprimant son ressenti. L’écriture est un don de soi, ne l’oublions pas.

Rencontre avec Camille Lepage, auteur de « Le Mystère de CorsonHall »

Présentez-nous votre ouvrage.

Le Mystère de CorsonHall est un roman mêlant le suspense et le surnaturel. Tout au long du roman nous suivons essentiellement le personnage de Lorye Halstead originaire des Etats-Unis, mais qui a déménagé en Normandie. Elle a été adoptée mais ne sait absolument pas pourquoi, la seule chose dont elle sait est son lieu de naissance. Mais différents éléments et événements vont la pousser à découvrir de nombreuses choses… Cependant c’est à vous de savoir si c’était la bonne chose à faire…

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre par pur plaisir, je suis une grande fan de livres, et j’ai une très grande imagination. L’idée du livre est venu, et plus j’y réfléchissais, plus l’envie grandissait. J’ai aimé l’écrire du début jusqu’à la fin, c’était également un peu un défi que je me suis lancée puisque, bien que ça fasse des années que j’écris, je n’ai jamais réussi à terminer une histoire.

J’ai pu travailler sur un thème que j’aimais, et quelque part créé une œuvre que je n’avais pas trouvé dans mes nombres lectures aussi variées soient-elles.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Mon roman est empli de suspense, de petits mystères… mieux vaut que le lecteur aime ça. Mais aussi que le lecteur ne soit pas dérangé à voir apparaître des choses surnaturelles…

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il n’y a pas vraiment de message que je voulais transmette à travers ce livre.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Un peu partout à vrai dire, j’ai une imagination un peu trop débordante ! Que ça soit lors d’une sortie en forêt, devant un paysage, en écoutant simplement la musique ou devant mon poste de travail, les idées surgissent toutes seules.

Pour ce roman, je suis partie d’une musique un peu particulière, puisque c’est dans une langue que très peu de monde connait. Alors que j’étais dans un petit parc un peu à l’écart de tout. Et une des scènes clés de l’histoire est venue tout naturellement, la trame du récit est venue ensuite aussi simplement.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Une suite est prévue pour Le Mystère de CorsonHall, mais j’ai également en parallèle une seconde histoire dont le début est écrit, qui ne sera pas rattaché au Mystère de CorsonHall.

Et l’ébauche d’un plan pour un autre récit encore, qui changera de genre encore.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’espère que mon roman vous plaira.

Rencontre avec Francis Mubuis, auteur de « Les dix erreurs historiques du Congo indépendant (1960-2016) »

Dans quelle région habitez-vous en France ? Sinon, dans
quel autre pays ?

J’habite en Belgique, plus précisément dans la ville
d’Eeklo, en Flandre Orientale.

Présentez-nous votre ouvrage.

Il s’agit d’une étude ayant pour objet de rappeler la marche
erronée qu’a connue la République Démocratique du Congo depuis son
indépendance. Ainsi, nous avons décelé dix groupes d’erreurs commises
par les acteurs politiques, de 1960 à 2016.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai, en parcourant l’histoire politique et
constitutionnelle de mon pays à l’occasion d’une autre étude, pu
constater avec amertume qu’autant l’Afrique noire était mal partie
dès l’aube des indépendances, autant aussi le Congo faisait également
corps avec cette « prophétie », d’où il a fallu non seulement décrire
et analyser les faits y relatifs, mais aussi dire ce qui aurait dû
être fait, afin d’aider les acteurs actuels et futurs à ne pas
retomber dans les mêmes erreurs.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

En premier lieu, comme dit supra, aux acteurs politiques,
car c’est à eux qu’il revient d’éviter à notre pays une nouvelle
dérive, à l’instar de toutes celles constatées – et décrites – à
travers 56 ans d’histoire politique de notre cher pays ; ensuite au
commun des mortels, pour que chaque citoyen sache quelle est la
meilleure voie à suivre, eu égard aux erreurs du passé.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

A travers ce livre, il est aisé de déceler un message sans
complaisance à l’égard des erreurs du passé, même quand elles ont
commises par des personnages légendaires et charismatiques ; erreurs
politiques, mais aussi historiques du fait qu’elles ont marqué la
mémoire des Congolais, de même qu’elles ont déterminé, à chaque fois,
la suite des événements, selon un cheminement dialectique.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

J’ai, comme dans mon premier ouvrage, plusieurs sources : ma
formation de juriste, mon expérience d’avocat, la documentation
scientifique et surtout la culture générale.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Il s’agit de mon deuxième ouvrage ; d’ici peu, paraîtra le
deuxième tome du premier ouvrage, puis un autre essai, tous à paraitre
à la Maison EDILIVRE. Par la suite, nous penserons à d’autres essais
et, pourquoi pas, à d’autres genres tels que le roman, le théâtre ou
la religion. Comme je l’ai dit précédemment, l’inspiration stimule le
talent. La question est de savoir quand et comment s’y prendre.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’invite tous nos lecteurs à lire attentivement la relation
des faits ainsi que les erreurs y contenues, puisque, devant le
tribunal de l’Histoire, les acteurs politiques n’auront aucune excuse
s’ils répètent les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Ainsi,
l’histoire politique pourrait être écrite autrement.

Rencontre avec Malika Constance Christopher, auteur de « Poésies troublantes 3 »

Présentez-nous votre ouvrage.

Mon ouvrage poésie d’amour 3 est un recueil de vingt poèmes, la suite du tome 1 et du tome 2 .Cet ouvrage nous parle aussi de l’amour sous toutes ses formes, car c’est un sentiment qui peut s’éteindre ou durer dans le temps mais, que l’on ne peut pas cesser de rechercher avec les bons comme les mauvais moments. Une recherche à laquelle, on veut tous apporter satisfaction, afin de combler notre cœur.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre, tout simplement parce-que, j’en avais envie. Il y a tant de choses, de sentiments à exprimer sur le thème de l’amour, que je me suis dit, pourquoi ne pas faire d’autres recueils.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

À travers ce livre, j’ai voulu exprimer la joie, la tristesse, la colère, la souffrance, etc…

Car quand il s’agit de l’amour, tout peut-être beau ou tragique mais on doit passer par ce sentiment le plus important de la Vie, pour nous permettre de découvrir les différentes émotions qui submergent notre cœur.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration de mes pensées, de mon cœur. L’amour est un thème, que j’ai toujours voulu aborder, alors j’ai donc pris une feuille, un stylo et j’ai fait confiance à mon esprit, donner Vie à poésie d’amour 3 sur mes feuilles.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Mes projets d’écriture pour l’avenir sont de continuer d’écrire d’autres ouvrages.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je suis contente de vous présenter après le tome 1, le tome 2 , le troisième. Merci de le lire, ainsi que mes autres ouvrages.

Rencontre avec Malika Constance Christopher, auteur de « Poésies troublantes 2 »

Présentez-nous votre ouvrage ?

Mon ouvrage poésies troublantes 2 est la suite du tome 1, c’est un recueil de vingt poèmes contenant des poèmes pour toucher les lecteurs , avec autant d’intensité que le tome 1.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre parce-que j’avais déjà prévu d’écrire le tome 2 , donc je l’ai fait en espérant qu’il plaira aux lecteurs, qu’ils sauront apprécier chaque thème qui accompagne les poèmes et qu’ils seront charmés par Poésies troublantes 2.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

À travers ce livre, j’ai juste voulu écrire un autre ouvrage pour troubler les pensées et les sentiments des lecteurs, les emmener dans un tourbillon de sensations.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mon inspiration se laisse emporter doucement comme le vent par mes pensées, guider par ce que je ressens, bercer par mon environnement, capture les sujets, les choses que je veux aborder qui réveille mon cœur et nourrit mon âme. Alors je m’approprie tous les sentiments qui se propagent en moi, toutes ces idées qui veulent que je les libère et je créée mes ouvrages selon mes envies, laissant place à mon esprit et à mon cœur simplement.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Mes projets d’écriture pour l’avenir sont de continuer d’écrire différents ouvrages, de permettre aux lecteurs de me découvrir à travers de mes livres.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Merci de lire Poésies troublantes 2, vous ne serez pas déçus , je sais que mes autres ouvrages vous plairont aussi.