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Rencontre avec Murielle Bocquin, auteur de « Lettre à ma fille Jennifer »

Murielle_Bocquin_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
«Lettre à ma fille Jennifer» est un témoignage autobiographique court, profond et puissant. Il est dédié à ma fille. J’y exprime mon amour pour elle.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour répondre à une question que je me pose depuis des années : pourquoi suis-je séparée de ma fille ? C’est l’aboutissement d’un travail sur moi en termes de développement personnel, de bien-être, de libération de potentiel humain et de créativité. Je l’ai écrit pour magnifier ce qui me lie à ma fille au-delà de l’absence de contact : le lien mère-fille. Je l’ai écrit pour exprimer ma gratitude à la Vie.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon ouvrage s’adresse à toutes les mamans et à tous les papas. Il trouve écho chez tout être humain qui est parent, qui aspire à l’être ou qui aurait aimé l’être. Il s’adresse également aux personnes qui se développent personnellement et qui ont à cœur de se réaliser pleinement. Elles peuvent faire le lien avec leur propre histoire personnelle.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Je transmets un message de gratitude, de paix intérieure et d’esprit positif quelle que soit la situation que vous traversez. Je transmets un parcours initiatique vers la réalisation de soi au travers d’une épreuve douloureuse magnifiée.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mon histoire personnelle, ce qui fait que je suis moi en tant qu’être unique. Je puise mon inspiration dans mon développement personnel que je réalise en conscience depuis plusieurs années et mon évolution permanente vers être soi-même qui en découle.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’écris actuellement un ouvrage dans lequel je synthétise plus de trois années d’expérience en conscience dans les domaines du développement personnel, du bien-être et de la libération du potentiel humaine afin d’apporter à mes lecteurs et mes lectrices la prise de conscience qui pourrait changer leur vie. Cela sera un mot, une phrase, un concept du livre qui déclenchera une prise de conscience. Sa publication est prévue premier semestre 2016.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Chers lecteurs et chères lectrices, chacun d’entre vous est un être unique. Ma mission d’auteure est d’être votre accompagnatrice bienveillante et le déclencheur qui vous guidera vers votre plein potentiel et votre réalisation.

 

Rencontre avec Adrien Marquez-Velasco, auteur de « Théorie de la deuxième école cinématographique »

Adrien_Marquez_Velasco_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
« La Théorie de la deuxième école cinématographique » est un manifeste contre le cinéma vulgaire. Il présente une autre manière de concevoir le cinéma et apporte des clés d’analyse à un collectif appelée la deuxième école qui a pour but de proposer une vision beaucoup plus artistique et libre que le cinéma d’aujourd’hui.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile de produire un film, pourtant, le cinéma ferme de plus en plus ses portes aux nouveaux réalisateurs, mais surtout, le cinéma s’uniformise de plus en plus. À ce titre, j’ai l’impression que le septième art est en train de disparaître laissant petit à petit part à du divertissement se rapprochant beaucoup trop de la vulgarité et de la facilité de la télévision. Qui peut prétendre apporter quelque chose de singulier maintenant ? Pas grand monde, mais c’est ce que s’efforce de proposer le Collectif de la deuxième école et de rares autres réalisateurs en France.

Pouvez-vous nous citer des exemples de films du Collectif de la deuxième école ?
Je peux vous citer des films de la deuxième école comme « Le Rêve » qui a eu le prix international du meilleur film expérimental à Paris en 2013, ou « Fire Walk With Me » qui est un clin d’œil à David Lynch qui a eu le prix international du meilleur film poétique en 2014. Cependant, je vous invite à voir et surtout ressentir toute la spécificité des films de la deuxième école sur www.adrienmarquezvelasco.book.fr. Dans ce contexte, des images parlent plus que des mots.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
C’est un ouvrage tout public. Malgré le titre qui peut paraître pompeux, je l’ai fait lire à plusieurs personnes qui m’ont assuré que ce livre ne présentait aucune difficulté particulière de lecture. C’est ce que je voulais, car je souhaitais rendre le plus clair possible la définition et les objectifs de la deuxième école.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Ce livre est un appel à tous les réalisateurs à plus de singularités et plus de qualités artistiques. Il n’est pas intéressant de reproduire les centaines de milliers de films déjà produits, il faut d’apporter une réelle plus-value au cinéma.

Où puisez-vous votre inspiration ?
L’inspiration de ce livre a été complètement naturelle, car je suis moi-même réalisateur depuis cinq ans. Je suis aussi quelqu’un qui aime la différence et je vous l’accorde j’ai un petit côté révolutionnaire.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Tout d’abord, mon livre « Si nous étions vraiment libres, nous ne saurions pas quoi faire : Théorie de la liberté absolue » devrait sortir prochainement chez la même maison d’édition Edilivre. Ce livre, pour un public un peu plus ciblé, propose une autre version du libre arbitre. Toutefois, c’est de la philosophie qui reste accessible contrairement à la plupart des écrits que nous pouvons lire actuellement et qui ne s’adresse qu’à une élite. J’ai fait le choix de rendre publics les débats philosophiques et mes autres collègues devraient en faire tout autant. Cette stigmatisation d’une grande partie de la population m’horripile.
Ensuite, je finalise un projet de livre d’économie intitulé « Politique et économie : Théorie de la croissance absolue ». C’est un livre qui propose une réelle solution à la crise d’aujourd’hui, car je pense sincèrement que les dirigeants politiques font de mauvais choix et qu’il est temps de révolutionner les choix économiques. D’ailleurs, pour ne citer qu’eux, je reprends souvent Alternatives Économiques, les Économistes Atterrés et le Collectif Roosevelt qui sont de grosses organisations qui s’adressent à toutes les personnes insatisfaites des politiques économiques actuelles. Vous verrez que la solution à la crise n’est pas si éloignée que ce qu’on veut vous fait croire. Il suffit juste d’une volonté politique forte et de prises de positions citoyennes. Je cherche actuellement un éditeur.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
À tous les lecteurs curieux de nouveaux horizons, je vous invite à lire et à partager ce manifeste pour qu’un autre cinéma soit possible. Vous ne serez pas déçus !

 

Bande annonce de « Larissa et Stévy » de Aline Félicianne

Bande_annonce_Larissa_et_Stévy_EdilivreNous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce du livre Larissa et Stévy séparés de leurs familles aux Éditions Edilivre.

 

 

 

 

 

 

[youtube= »https://www.youtube.com/watch?v=06Qivzdsj0Q&feature=youtu.be »]

 

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 14
. Date de publication : 22/01/2014

– Résumé du livre :
Deux enfants sont confrontés à la séparation familiale et placés en famille d’accueil. Ils puisent du réconfort auprès de leurs camarades et éducateurs de l’IME. Larissa, assise sur les genoux de son éducatrice, semble rassurée. Stévy parle à l’oreille de la psychologue. Ils savent tous deux que même s’ils ne voient pas leurs parents, ceux-ci les aiment.

– Biographie de l’auteur :
Aline Félicianne a quinze ans d’expérience dans le social. Cela fait cinq ans qu’elle travaille en qualité d’éducatrice auprès d’enfants déficients intellectuels âgés de six à onze ans dans un institut médico-éducatif. La plupart des enfants sont placés et souffrent de la séparation avec la famille. Certains de ces enfants ont des difficultés à verbaliser leurs sentiments, leurs souffrances. Elle a donc créé et expérimenté ce support éducatif pour les aider à exprimer leurs ressentis. Mais aussi leur permettre d’être en interaction avec l’adulte.

 

 

 

 

Bande annonce de « Le miroir de jais » de Cristèle L’huillier

Bande_annonce_Le_miroir_de_jais_Edilivre

Nous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce du livre Le miroir de jais aux Editions Edilivre.

 

 

 

 

 

[youtube= »http://www.youtube.com/watch?v=ZlmhYTUEiWM »]

 

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 190
. Date de publication : 16/12/2013

– Résumé du livre :
Avril 1869. Deux jeunes gens, Sébastien et sa cousine Antha, s’égarent dans une forêt, en pleine tempête. Trempés et transis, ils parviennent jusqu’à un sombre manoir. L’hospitalité leur est alors offerte par le propriétaire des lieux, le comte Stanislas. Et voilà qu’au réveil, Sébastien se retrouve dans une chambre d’auberge, seul. C’est en essayant de retrouver sa jeune cousine qu’il va apprendre la vérité : Stanislas est un vampire qui sévit dans la région et terrorise les habitants d’un petit village. Or, de son côté, Antha va découvrir une autre facette de la personnalité du comte. Pourquoi celui-ci désire-t-il la garder près de lui et qu’est-il réellement, un ange ou un démon ?

Le miroir de jais est le premier livre de la trilogie « la saga de l’Emeraude ».
– Biographie de l’auteur :
Née en juillet 1979, l’auteur vit et travaille à Strasbourg où elle est adjointe administratif pour le Ministère de l’Intérieur. Le premier jet du miroir de jais a été écrit lorsqu’elle avait seize ans. C’est le premier livre d’une trilogie appelée la saga de l’émeraude.

 

 

Bande annonce de « Mon combat pour sauver mes enfants de l’ASE » de Aboutabit Bouchra

Nous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce du livre Mon combat pour sauver mes enfants de l’ASE aux Editions Edilivre.

[youtube= »https://www.youtube.com/watch?v=p6inpyjKQec« ]

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 128
. Date de publication : 05/08/2013

– Résumé du livre :
« La révolution du printemps arabe a fait couler beaucoup d’encres. Je voyais dans ces soulèvements des peuples arabes et ses slogans tous mes espoirs pour assurer la citoyenneté à part entière des Marocains et pour revendiquer leurs droits légitimes et humains pour une vie digne et meilleure. Dans ces conditions, j’ai été confrontée à une autre réalité désastreuse et cette fois en France. Mes trois enfants ont été placés et depuis c’est un combat sans répit que je mène avec mon mari contre l’ASE pour que mes enfants puissent regagner leur foyer et retrouver l’amour de leurs parents. »

Un témoignage passionnant sur le combat d’une mère pour obtenir la garde de ses enfants.

– Biographie de l’auteur :
Née en 1977 à Rabat, Aboutabit Bouchra est titulaire d’un BTS en commerce. Elle publie ici son premier ouvrage aux éditions Edilivre.

Interview vidéo d’Anna Luna, auteure de  » Viens, on va tuer Maman « 

Nous avons le plaisir de vous présenter l’interview vidéo d’Anna Luna, auteur du livre Viens, on va tuer Maman aux Editions Edilivre.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=eRKKqUks7g8]

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 68
. Date de publication : 29/08/2013

– Résumé du livre :
Découvrez le témoignage poignant d’une femme sous l’emprise d’un homme pervers narcissique. Pas de coup, mais des mots et des comportements qui tuent. Un quotidien sous la violence qui va obliger cette femme à tout quitter, laissant derrière elle ses deux enfants. Garde alternée, médiation familiale, auditions des enfants, audiences : entre menaces et manipulation, cet homme parviendra à se poser en victime et à exercer sa violence en toute impunité. Faire valoir la vérité est un combat sans fin.

– Biographie de l’auteur :
Anna Luna à choisi la maison d’édition Edilivre pour publier son premier ouvrage.

Bande annonce de  » C’était écrit dans le ciel…  » de Gisèle Clauzel

Nous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce du livre C’était écrit dans le ciel… aux Editions Edilivre.

[youtube= »https://www.youtube.com/watch?v=LqXbkwfvDII« ]

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 262
. Date de publication : 03/05/2013

– Résumé du livre :
Cécile, seize ans, rejetée par son amoureux et par sa maman accouche de jumeaux. L’un sera adopté par un médecin de Nantes, l’autre, par un avocat de Saint-Nazaire. Geoffrey et Alexandre se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Élevés séparément, ils ignorent l’existence de l’un et de l’autre. Pourtant, la vie impitoyable se chargera de remettre les pions à leur place.

– Biographie de l’auteur :
Gisèle Clauzel est née à Constantine en Algérie et vit actuellement en Loire Atlantique. Elle a déjà écrit quatre romans : Du soleil à l’ombre en 2007, La beauté du diable en 2009, Poésies analgésiques en 2010 et Le temps passe, rien ne s’efface en 2012.

Rencontre avec Hannah, auteur du  » Bruit du silence « 

Hannah_EdilivrePouvez-vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?
Cet ouvrage est le résultat d’un long mûrissement. Il y a quelques années, j’ai jeté quelques lignes sur du papier, l’équivalent de six pages environ, comme une urgence, un impératif. J’avais commencé mon analyse et le travail sur ce père inexistant (je le croyais en tout cas) dans ma vie. L’urgence passée, ces quelques feuilles ont été mises de côté, je n’y pensais plus. Il s’est trouvé que l’an dernier j’ai fait lire ces quelques feuilles à une amie qui fut très touchée. J’ai relu l’ensemble et me suis installée pour en faire un récit plus conséquent.


Votre oeuvre a-t-elle une part autobiographique ?
Cette oeuvre en effet est autobiographique, romancée bien sûr lorsque je fais parler ce père, mais concernant la petite fille, rien n’est inventé, ni les émotions, ni les souvenirs.

Pourquoi avez-vous choisi ce titre ?
Ce titre s’est imposé comme une évidence car, pour moi, tout ce que l’on refoule, tout ce que l’on n’exprime pas, crée à un moment ou à un autre beaucoup de remous, beaucoup de tintamarre et retentit bien sûr sur nos comportements. Le silence peut faire beaucoup de bruit pour un enfant. Le sien, celui de la famille, de l’entourage.

Votre récit oscille-t-il entre fiction et réalité ? 
Un récit n’oscille-t-il pas toujours entre fiction et réalité dans la mesure ou l’impression du passé, les souvenirs, sont relativement fidèles et propres à chaque personne?. Les romans familiaux sont vécus très différemment dans une fratrie par exemple; pour un même évènement chacun aura son interprétation, son ressenti. Et puis, les parents eux aussi ne se comportent pas de la même manière d’un enfant à l’autre et bien sûr selon leur évolution.

La thématique de la famille prédomine-t-elle chez vous ?
Oui, c’est un sujet très intéressant pour moi. Là se jouent en effet tellement de choses !

Avez-vous déjà écrit des ouvrages ?
Non, le bruit du silence est mon premier ouvrage. Un autre est en élaboration mais, chut….

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Un dernier mot pour mes lecteurs dites vous ? Et bien, d’abord, merci à ceux qui vont me lire, j’espère qu’ils percevront combien cet ouvrage a été important pour moi. Lorsque l’on a des choses à dire, il est nécessaire à un moment ou à un autre de les dire, ça peut être sous forme de roman, de travail personnel, voire les deux pourquoi pas ? Je voulais aussi que ce récit soit un témoignage pour aider les mamans et les papas parfois, à comprendre combien un enfant a besoin de son père et pas seulement de sa mère.

 

 

Rencontre avec Giovanni Andreoli, auteur de  » Le feu intérieur  »

Quel est le titre du livre que vous avez publié chez Edilivre ?
Le livre s’intitule Le feu intérieur. Il a été publié en Italie en 2010 par Lupetti Editore avant d’être traduit en français par madame Berta Corvi et d’être publié par Edilivre en juin dernier.

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
D’ordinaire, j’écris pour un nombre illimité de raisons : des listes de courses, des post-it, des résumés, des comptes rendus et je jette pêle-mêle ces fragments de notes sur des feuilles de papier éparses. Presque tous les jours, je patauge infailliblement dans ce mélange hétéroclite, dans ces genres les plus disparates. Je n’ignorais pas qu’écrire un roman, ce serait une autre affaire ! Je me suis posé plusieurs fois des questions : « L ‘écriture m’est-elle accessible ?  Me permettra-t-elle d’exprimer un état d’esprit, un besoin ? Rendra-t-elle visible ce qui me passe par la tête, ce que j’ai sur le cœur ? ». Au demeurant, le but principal de l’écriture est de mettre des idées et des pensées sur du papier. «Verba volant, scripta manent», disaient les anciens : « Les mots s’échappent, les écrits restent ». Au cours des siècles, la culture n’a été transmise qu’oralement, de génération en génération. Mais les hommes primitifs avaient déjà ressenti le besoin de noter leurs pensées, même avec des outils rudimentaires qui s’offraient à eux.  En 2009, j’ai éprouvé la même nécessité vitale. Après être sorti d’une rupture amoureuse, j’étais redevenu maître de mon temps. Écrasé d’émotion, je me suis donc déterminé de prendre la plume, quitte à m’empêtrer les pieds dans des ronces, pour raconter une histoire qui me tenait à cœur et donner libre cours à tous les mots qui se pressaient dans mon esprit.  J’ai pu, ainsi, réaliser un vrai rangement intellectuel avec plus d’aisance que je n’imaginais. L’écriture est devenue pour moi, mais elle l’est pour chaque écrivain, un mode de communication et une sorte de privilège susceptibles d’aiguillonner mon imagination.

Que vous apporte l’écriture ?
L’écriture représente une source spontanée et un débouché naturel du jaillissement des sentiments que je perçois quotidiennement. Ce sont les ailes de mon imagination qui les saisissent à la volée. Je tends l’oreille, je n’ai plus mes yeux dans ma poche. J’écoute, j’observe. Parfois, un coup de vent, un regard, un geste, une feuille qui tombe ou un évènement apparemment anodin, souvent ignoré par la plupart des gens, déteint sur mon humeur à un moment particulier, et fomente la créativité de l’écriture. C’est quelque chose qui frémit, qui frissonne dans mon estomac comme quand je tombe amoureux. Quelque chose dont, désormais, je ne peux me dessaisir, au même titre que l’air, la nourriture et la vie elle-même. Le désir de transmettre ces sensations et de les partager avec le lecteur devient très fort. Au moment où j’écris, j’ambitionne de diriger ce dernier vers un monde imaginaire. Je suis ravi lorsque je suis à même de transmettre mon message par le moyen d’un style efficace et d’atteindre le but que je me suis proposé. Chez moi, l’écriture est liée à la solitude, à la musique, aux interruptions créatives, à un besoin d’infini et de silence. Je suis une personne friande de nouvelles expériences, si avide au point de ne plus pouvoir m’accommoder d’une seule réalité. Je veux en chercher d’autres, en parallèle avec ma vie et décider du cours des événements. L’innovation est pour moi un facteur essentiel. De nouvelles personnes, idées, possibilités. Ce sont les sèves de ma créativité. L’imagination est un don de l’être humain qu’il faut utiliser et renforcer. J’aime quand elle prolifère, un peu comme une seconde peau. L’écriture fait présente d’une liberté d’expression absolue, mais c’est aussi une grande responsabilité puisqu’elle offre des problèmes à la réflexion.

Pouvez-vous décrire les deux personnages clé du roman?
Federico, le protagoniste, toujours poussé par un vent sans repos de son âme, ensorcèle, enchante. Ce caractère envoûtant, en chair et en os, est issu des pages et s’impose avec force à l’attention du lecteur, dynamique, fort, résolu, combatif et courageux, charmant dans toutes ses contradictions (un bourreau des cœurs) et débridé dans sa vaine tentative de conquérir un équilibre. Je voulais un personnage qui se rende compte des implications extraordinaires de la paternité et le pousser à un combat difficile, joué à mort. Federico devra jouer un jeu dangereux dans un affrontement de plus en plus acharné pour pouvoir jouir du don le plus précieux que la vie lui a laissé, son enfant. Il commencera avec lui le voyage le plus important vers le bonheur. Sans oublier l’optimisme, le courage et le désir de liberté, les seuls bagages nécessaires pour ce voyage. Il se débarrassera ainsi des mauvais tours de Martha qui, jusque là, avait eu un pouvoir d’influence sur le plan amoureux. Tout d’abord, je donne d’elle l’image d’une femme charmante et d’une immense beauté. Après de longues brouilles, Federico se détachera d’elle et s’en rapprochera. Enfin, elle apparaîtra comme impitoyable et féroce, avec sa méchanceté, et même son déséquilibre comme si elle avait été atteinte d’une maladie qui réduit constamment les capacités intellectuelles et le contrôle des émotions. Elle semblera aussi sur la voie de l’aliénation, sur la route de non-retour. En faisant un bilan et en repensant aux personnages, ils sont tous coupables de quelques fautes et tombent tous dans un piège ou sont trahis par leur propre complaisance, un péché semblable à la fierté. Ils se révèlent moins purs que les apparences et sont livrés au lecteur dans toute leur fragile humanité, et pas seulement pour se laisser condamner ou juger, mais plutôt pour se laisser comprendre. C’est un roman intensément audacieux, désinvolte et osé. Le pivot central, après l’affection paternelle, c’est l’amour charnel, centré sur le jeu subtil de domination et de problèmes mentaux dans un dialogue continu sur le fil du rasoir.

Quelle part l’autobiographie a-t-elle dans votre ouvrage?
Quand Federico décrit sa jeunesse, ses amours, ses passions, ses parents, et même la terre et l’environnement qui ont profondément façonné les années de son adolescence, c’est souvent moi qui transparais. C’est moi qui affleure aussi dans la reproduction détaillée, réelle et vive du tableau de la société des Abruzzes. Mais ce n’est pas tout, avec une certaine clarté et honnêteté, il évoque ses peurs, ses erreurs, ses faiblesses et les leçons apprises en vendant chèrement sa peau. En bref, quand il peint sa vie dans toutes ses nuances, il se met à nu et raconte les pages de sa vie qu’il n’a peut-être jamais partagées avec personne. Il révèle ses rêves les plus intimes, ses ambitions, même les plus cachées, ses espoirs les plus secrets qui ont été en quelque sorte les miens. Cette autre affinité nous unit aussi. Les histoires personnelles sont bien vues par les lecteurs parce que ce sont des articles de vie réelle, de vie vécue et elles offrent au public des solutions, mais aussi des réflexions qui créent des débats et des discussions. À la suite de mon expérience personnelle, j’ai voulu, au travers du roman Le feu intérieur, inviter hommes et femmes, pères et mères à la réflexion. Le lecteur est forcé de s’arrêter et de réfléchir à ce que le narrateur dit. L’histoire intime et poignante d’un père séparé, forcé à voir son fils par intermittence, se transforme alors en une dissertation d’un grand intérêt. Pourquoi est-ce que ce sont toujours les pères qui doivent renoncer à souhaiter une bonne nuit à leurs enfants? Est-ce qu’un père séparé doit se départir de son rôle d’éducateur et de l’épanouissement de l’identité en devenir? Federico, le protagoniste, se demande quel sens il y a à régler avec un jugement d’un tribunal la relation naturelle entre un père et un fils. Le lecteur ne peut s’empêcher de ressentir de la sympathie pour celui qui est conscient de perdre chaque moment de la vie de l’enfant. Le feu intérieur fait appel à tous les pères et à toutes les mères qui ont connu ou connaissent une histoire semblable à celle du roman pour soutenir l’argument selon lequel la présence du père est essentielle à côté de celle de la mère. Elle est fondamentale pour le développement mental et affectif des enfants, et le sera davantage au cours de l’adolescence, lorsqu’il faudra les initier à la vie de la communauté, au monde des valeurs et de l’esprit, et les préparer à devenir homme ou femme. L’image du père se décolore de plus en plus et tend à disparaître de la vie de la communauté. Cela cause un vide souvent incomblable chez les enfants. En reconnaissant le droit de tous les hommes d’être pères, on leur permet de découvrir la joie et la beauté de la vie. Tenons-en compte !

Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?
Je peux affirmer être un lecteur insatiable et j’ai tiré mon inspiration de cette expérience. J’écris d’un seul jet, guidé par mon imagination. Aucun auteur ne m’a vraiment inspiré. J’ai des modèles, mais je ne subis pas d’influence. J’adore les œuvres de Dickens, la première partie du roman David Copperfield, Gogol, García Márquez, Cervantès et j’ajoute celles de Shakespeare pour lequel j’ai un faible. Ce sont de vrais coups de cœur! J’aime beaucoup la littérature française que j’ai étudiée au lycée en Italie. J’ai une attirance, un goût marqué pour les romans de Flaubert et de Stendhal.

Si vous deviez définir votre style d’écriture, quels termes choisiriez-vous ?
Mon style d’écriture c’est l’expression la plus vive de ma personnalité. Il se ressent de ma vie et des humeurs que je traverse, parce que les histoires vivent et respirent dans le courant de la journée. Mon âge, mon milieu culturel, le sujet du roman, la finalité pour laquelle je l’ai écrit ont certainement influencé mon style d’écriture. J’ai voulu me distinguer avec un style propre, direct, fluide, cohérent et peut-être aussi un peu hardi, en accomplissant un choix et une élaboration personnelle des éléments linguistiques que mon individualité m’a dictés pour exprimer mes idées dans des situations particulières. Je suis convaincu qu’il évolue de manière naturelle avec le temps, mais je ne peux imaginer comment il naît. C’est peut-être le fruit d’un long exercice de patience, et d’une semence déposée en moi généreusement pour créer mon destin.

Quel serait le plus beau compliment qu’un lecteur puisse vous faire ?
J’aimerais entendre dire qu’il a savouré les pages de mon roman, qu’il a ressenti une empathie immédiate et durable avec les personnages et l’histoire, et qu’il éprouve un sentiment de gratitude pour ne pas avoir réussi à s’en détacher. Une attitude favorable charmerait et affecterait agréablement mon esprit. Je crois que ne pas achever un livre est un droit de chaque lecteur. Il y a des romans et des histoires courtes qu’on laisse parfois à mi-chemin. On les remet à leur place avec un signet sur les étagères de la bibliothèque ou bien on les pose un peu par-ci, un peu par-là jusqu’à ce qu’ils disparaissent quelque part et tombent en désuétude. Je déchanterais si mon roman subissait le même sort. Néanmoins, je suis tout ouïe si des lecteurs veulent me signaler quel défaut de ma cuirasse ils ont décelé. Aucun écrivain ne peut prétendre maintenir l’opinion générale dans un bain d’enthousiasme !

Avez-vous d’autres projets littéraires ?
Mon second roman Mai una notte va bientôt paraître en Italie. J’espère pouvoir le faire traduire en français. Je ne peux rien ajouter d’autre.

Un mot pour vos lecteurs…
Je voudrais leur dire de lire, de lire le plus possible et de cultiver le silence de la lecture pour connaître le monde dans toutes ses facettes. Je tiens à remercier Edilivre pour toutes ses initiatives. Grâce à cet éditeur, les écrivains qui risquaient l’anonymat peuvent enfin se faire remarquer et se distinguer.