Interview écrite


15 janvier 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Virginie Bégaudeau, auteure de  » Adieu, Blanche-Neige ! « 

Virginie_Bégaudeau_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Adieu, Blanche-Neige !, c’est avant tout un témoignage. Il retrace la malheureuse expérience d’un apprentissage, essentiellement centrée autour de la perte de l’innocence, inévitable dans l’univers professionnel.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Sans doute pour éviter des séances de psy ! L’écriture est une thérapie pour de nombreux auteurs et je l’ai compris pendant l’élaboration d’Adieu, Blanche-Neige !. Je voulais aussi que les personnes concernées par l’ouvrage se retrouvent et entendent certaines choses que je n’avais pas été en mesure de leur dire à l’époque. Je ne suis pas la seule à avoir vécu un apprentissage difficile, je ne serai certainement pas la dernière, alors c’est une lettre ouverte, en quelque sorte.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
De prime abord, on pourrait penser qu’Adieu, Blanche-Neige ! cible les apprentis. Ce n’est pas forcément vrai. Il s’adresse aux managers, aux éducateurs, aux familles dont l’un des membres est confronté à cette réalité. Je suis souvent surprise de la diversité du lectorat. Une de mes lectrices, responsable en grande distribution, m’a affirmée que ce témoignage pourrait permettre une remise en question sur beaucoup de méthodes liées au management d’une équipe. Pas uniquement pour les stages en alternance. Je n’ai toutefois pas la prétention d’avoir dressé un traité sur la conduite à adopter dans un apprentissage.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
L’authenticité ! Je n’ai pas voulu prendre de recul pour coucher sur papier ce qui était arrivé. Nous sommes dans le vif du sujet, du début à la fin. Ce que les lecteurs découvrent sont les émotions réelles, brutes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Les mauvaises expériences ne sont pas nécessairement des échecs. Au contraire, elles ont des raisons d’être. Nous n’avons pas besoin d’attendre des années pour nous retourner et nous rendre compte du chemin parcouru depuis celles-ci. L’expression « un mal pour un bien » prend alors tout son sens.

Où puisez-vous votre inspiration ?
J’ai besoin d’une muse. Chacun des mes ouvrages est représentatif d’une image en particulier. Je ne parviens pas à travailler si elle ne s’est pas manifestée. Cela arrive fréquemment puis, au moment où l’on passe à autre chose, elle débarque de nulle part.
J’écris généralement de nuit lorsque mon emploi du temps me le permet. Mon entourage, la ville dans laquelle j’évolue m’apportent l’inspiration au quotidien. Les idées me viennent parfois trop brusquement et pas souvent au bon moment mais je prends soin de les capturer.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Après avoir publié Amadeus cet automne et Mademoiselle Elisabeth, (prévu pour le début d’année chez Edilivre), je me consacre entièrement à mon prochain ouvrage. Ce sera un roman historique principalement destiné à un public adolescent. Je pense le terminer d’ici janvier 2014 pour le présenter dans plusieurs salons au cours de l’année.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je tiens à vous remercier d’être toujours à mes côtés, et ce depuis mes premiers pas littéraires. C’est grâce à votre présence que je poursuis avec un tel plaisir et une telle envie de vous offrir de beaux moments de lecture. Votre soutien n’est pas juste important, il est essentiel !