Interview écrite


18 septembre 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Josué Okobé-Ligroga, auteur de « Le Chemin du Fils de la paysanne »

Josué_Okobé-Ligroga_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage?
Mon œuvre « Le Chemin du Fils de la paysanne », est un roman de 89 pages. Cet  ouvrage retrace la belle et formidable histoire de Djikalê, un jeune africain issu d’une modeste famille paysanne mais qui, grâce à sa persévérance, son courage et au soutien sans faille de sa mère, va connaître une remarquable  ascension sociale et faire la fierté de sa famille et de tout son entourage.Ce livre dans sa profondeur, prend toute sa dimension dans la transmission de valeurs fortes comme le partage, la solidarité, le courage ou encore la famille. C’est un ouvrage de témoignage  mais aussi de formation et d’éducation.  « Le Chemin du fils de la paysanne » est également un hommage rendu à la mère rurale ; Cette analphabète qui consent des efforts au cours de la scolarisation de son fils. Elle va cultiver de la banane, du manioc, du maïs, du tarot et des légumes pour apporter le soutien inestimable à celui-ci. « Nous ne manquions de rien à la maison. Maman était une femme tout aussi brave que courageuse. Elle cultivait tout : Banane, manioc, maïs, tarots et légumes » p.11

Cette paysanne avait toujours été présente pour encourager son fils dans les études. «  Elle suivait mes faits et gestes, étendue sur  la petite natte où je révisais mes leçons. Quelques fois, elle me demandait de réciter mes leçons alors qu’elle ne savait pas lire et ne comprenait aucun mot de ce qui était écrit dans mon cahier de leçon  aux bords cornus ».p.10

La mère de notre héros avait suivi son fils durant tout son parcours pour arriver au sommet de sa vie. « Maman m’avait tout donné. Les mots me manquent pour caractériser cet apport ».p.87  

«Le chemin du fils de la paysanne » met en outre, Le doigt sur la responsabilité qui incombe aux enfants parvenus à l’âge adulte, à charge pour eux de veiller sur leurs parents. Djikalê, dès sa prise de fonction, a pris sa mère en charge. « J’avais fini mon cycle secondaire et j’étais majeur. Maman prenait de l’âge et ses forces s’amenuisaient à causes des travaux champêtres… j’avais désormais la lourde responsabilité de veiller sur maman ».p.68

« Le Chemin du Fils de la paysanne » invite par ailleurs, les enfants devenus cadres, à être attentifs et sensibles aux cris et appels de leurs familles et villages.  « Avec les moyens dont je disposais,… je bâtis une résidence moderne en ville pour ma femme et moi. Au village, je rénovai et agrandis l’ancienne maison de papa pour maman. J’étais devenu la référence et l’exemple du village ». p.72

 « Le Chemin du fils de la paysanne » engage les cadres à participer activement au développement de leur département, régions et pays. « Durant mon mandat… je réussis à accroître la capacité d’accueil de l’école de mon village. De plus, je fis bâtir des écoles dans d’autres villages… De même, j’avais fais bénéficié à toute ma circonscription, des fonds étatiques destinés aux zones rurales pour la construction de dispensaires, de maternité et de réalisation de forages ».p.80-81

« Le Chemin du Fils de la paysanne » est une écriture simple et accessible à tous, qui raconte le parcours de son héros et les sacrifices consentis par une mère illettrée pour conduire sa progéniture vers le succès social.

En somme « Le Chemin du Fils de la paysanne » est un condensé de valeurs individuelles et sociales, une célébration de la maman rurale et de la mère en général. C’est aussi un roman d’aventures africaines et une fine critique sociale. Un livre qui propose un mode aéré d’agencement des mots dans la construction de la phrase française, à travers les connecteurs logiques et bien d’autres structures qui participent de la simplicité du texte en évitant de tomber dans la manie pédantesque. Car, c’est la forme souple qui permet de lire le fond réel d’un texte littéraire.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Deux raisons fondamentales ont guidé ma volonté d’écrire cet ouvrage. D’abord, j’avais le goût de l’écriture avant ce livre. Depuis l’Université, mon professeur de maîtrise avec son cours théorique intitulé « la production romanesque négro-africaine », aiguillonna ma volonté et suscita en moi, ce désir qui malheureusement va être entortillé par de longues années de vie politique. Mais dès 2014, ce besoin latent a refait surface et voici…Aussi, ma fonction de professeur de lettres modernes qui a partie liée avec les textes et œuvres littéraires, m’a beaucoup influencé ; d’où l’intérêt que je porte à l’écriture. Et, ce livre ne fait qu’ ouvrir la voie à une longue carrière d’écrivain que je me propose de faire, un rêve que je caressais depuis  des années lorsque j’entendais des auteurs être cités. Tout homme doit laisser des traces ; et, les meilleures traces indélébiles, ce sont les traces écrites. En suite, j’ai écrit ce livre pour partager mes idées avec les autres, ma vision de la vie avec mon semblable et, ce que j’ai trouvé de meilleur dans mon vécu. Car, j’ai  reçu des autres par le biais de l’école. Alors, je me suis résolu à communiquer avec autrui sur certaines valeurs et vertus qui me semblent être les piliers de la vie sociétale.

A quel lecteur s’adresse votre courage ?
Mon ouvrage s’adresse principalement à la jeunesse et surtout à la maman. Mais, n’exclut pas las adultes et responsables à tous les niveaux de la société. C’est en cela qu’il est d’une écriture accessible à tous les niveaux d’instruction. Mon livre invite la jeunesse à aimer l’école,  à avoir le goût du travail, à être obéissant et à devoir du respect aux parents. Mon œuvre indique aux mamans la place de choix qu’elles occupent au sein de la famille. Elles ne doivent jamais baisser les bras ; mais doivent porter leur progéniture, quelle que soit leur condition sociale, au sommet comme Gbadjiah, la mère de Djikalê, le héros de « Le Chemin du Fils de la paysanne ». Aux enfants d’hier devenus hommes, adultes et responsables, « Le Chemin du Fils de la paysanne » propose les valeurs comme le partage, le pardon, la solidarité, le sens de la responsabilité et surtout la famille.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre?
Mes précédentes réponses laissent transparaître déjà la substance réelle de mon livre. Je veux partager une conviction au regard de mon propre cursus de la vie et de mes leçons tirées de ma trajectoire en société. Je souhaite dire à mes lecteurs à travers ce récit que rien ne s’obtient sans efforts, ni souffrance. Mais au contraire, ce sont les épreuves qui légitiment le succès social ; et, que la mobilité sociale s’obtient par le travail ; et que, le bien-être se situe au bout des difficultés. C’est-à-dire, tout homme peut partir d’une condition misérable et ennoblir son existence sur terre par la persévérance et le courage. Tout le fond de mon message est résumé par le titre de mon  livre. Il  illustre bien et sur toute la ligne, le contenu de l’œuvre. 

 Le titre

« Le Chemin » : Ce groupe nominal  évoque la voie, l’itinéraire initiatique, les épreuves qualifiantes et les étapes de fortification et de légitimation de la réussite, de la personnalité et  même du pouvoir.

Du « Fils » : Un substantif qui renvoie à l’enfant, au protégé ou encore à la progéniture vulnérable qui a besoin de soutien, d’appui, d’assistance et de protection pour éclore.

 « De la paysanne » : Un groupe nominal prépositionnel qui laisse transparaitre le milieu social, la condition de vie précaire, une relation d’affinité, d’amour entre mère et fils et, l’image de la maman aimante et aimée qui, chaque instant puise à l’intérieur d’elle-même, l’énergie sublime pour procurer l’essentiel à sa progéniture. A travers la paysanne, ce sont toutes les femmes, dans les foyers, champs, marchés, bureaux et sur les routes sans relâche, qui affrontent les obstacles pour contribuer pleinement au succès de leurs enfants et de bien d’autres enfants qui ne sont pas forcement les leurs.

Pour me résumer, je dirai que mon livre indique les étapes à franchir par tout enfant, tout individu de condition sociale précaire, pour parvenir à un meilleur niveau de vie, sous la bienveillance d’un guide, un protecteur et dans un environnement propice.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je puise dans mon vécu, mes lectures innombrables, mes écoutes, mes observations et mes connaissances. Je me nourris aussi du style d’auteurs célèbres comme Victor Hugo, Molière, John Steinbeck, Amadou Hampaté Bâ, Bernard B. Dadié et bien d’autres célèbres écrivains dont la plume est simple mais rigoureux. Ma lointaine source d’inspiration s’origine aussi dans ma fonction d’enseignant en contact permanent avec les œuvres littéraires qui ont ouvert mon esprit véritablement sur le monde et la critique sociale.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir?
Mes projets d’écriture sont grands. Entre l’écriture et moi, c’est désormais comme l’arbre et son écorce. J’ai épousé la littérature ; je la vie, je la respire, je l’embrasse et je la regarde chaque jour. Et, surtout elle a inondé tout mon être lorsque j’eus le privilège de bénéficier des connaissances savantes d’un monument des lettres ivoiriennes, le grand Maitre, le Professeur Bernard Zadi Zahourou. Cet immortel m’a plongé dans les belles lettres et l’écriture sublime. Il m’a offert toute la substance nourricière de la beauté de l’écriture par le canal de la poésie et la stylistique. Je me suis donc fixé un objectif d’écrire aux moins vingt livres si Dieu me le permet. Edilivre vient de mettre sur le marché, mon récent ouvrage, un recueil de nouvelles qui a pour titre  « Bataille autour de la scolarisation d’une jeune fille ». J’ai encore une nouvelle de 48 pages  « L’histoire de la femme immortelle » qui paraitra en octobre prochain. J’ai par ailleurs, cinq manuscrits déposés chez des éditeurs de mon pays, la Côte d’Ivoire. Deux autres manuscrits sont en préparation et sont réservés  pour Edilivre. Enfin, j’ai douze ouvrages en vue dont les titres ont été déjà validés par mon équipe de travail.

Un dernier mot pour les lecteurs?
Mon dernier mot ira d’abord en direction de mon éditeur, c’est-à-dire Edilivre ; j’aimerais lui exprimer toute ma gratitude pour avoir bien voulu traduire dans les faits, mon désir ardent en publiant déjà trois écrits de moi, en une année. Grâce à cet éditeur, je fais mes premiers pas dans l’univers des écrivains et j’attends atteindre plus tard mon objectif final, c’est-à-dire, devenir un écrivain célèbre et laisser des traces édifiantes à l’humanité.Je dirai aussi à mes lecteurs de prendre plaisir à lire mon livre et mes autres publications. Je sollicite d’eux des critiques objectives pour améliorer ma plume. Enfin, je remercie l’équipe de marketing pour l’opportunité qu’elle m’offre pour parler de mon livre, « Le Chemin du fils de la paysanne ». Il est disponible sur Google, Yahoo, face book et le site ci-après : edilivre.com/le-chemin-du-fils-de-la-paysanne-josué-Okobé-ligroga.html