Rencontre avec Carol Arcange, auteure de  » Les Terres d’Aigues-Mortes  »

Carol_Arcange_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Cet ouvrage est basé sur l’histoire des protestants en Camargue. Autour de deux personnages principaux fictifs, les personnages historiques et célèbres comme Marie Durand, Abraham Mazel et bien d’autres, sont mis en scène. La région Camarguaise est décrite par sa beauté et par ses traditions exceptionnelles. Les peuples camisards et gitans s’aventurent également au cœur des Cévennes mystérieuses. A cette époque, malgré la guerre qui oppose les catholiques et les protestants, un amour puissant va naître entre les deux protagonistes fictifs de l’histoire. Action, rebondissements, mystère et passion sont au tournant de chacune des pages…

Etes-vous passionnée d’Histoire et d’aventures ?
Je vous épargnerais le long passage de mes innombrables visites dans les châteaux de la France… Je suis une passionnée de châteaux et de forteresses. J’aime l’histoire et ses vestiges. Lorsque je visite un site historique, je m’imagine à l’époque du Moyen-âge ou de la  Renaissance. A chaque nouvelle pièce, une nouvelle histoire commence et les personnages historiques évoluent autour de moi. Habituellement, je m’empresse dans les escaliers à vis, et si je peux, je monte dans les plus hautes tours afin de découvrir la plus belle vue sur l’extérieur.

Comment décririez-vous l’amour vécu par les deux protagonistes de votre livre ?
C’est un amour interdit et éternel. Il est la seule magie de l’histoire. Il continue dans le temps, même si les deux personnages sont séparés. Au début de l’histoire, cet amour est mystérieux et les deux personnages s’en méfient. Mais par la suite, la passion et la confiance prennent de l’ampleur. Malgré les guerres et les morts autour d’eux, il ne faiblit pas. Les obstacles qu’endurent les personnages renforcent leurs sentiments. L’amour n’est rien s’il ne subit pas d’épreuves…

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour écrire cet ouvrage ?
La cité d’Aigues-Mortes. Elle est une forteresse remarquablement bien conservée au cœur de la Camargue. Elle regorge d’histoires et de légendes. Au commencement je me suis basée sur la légende qui prétendait que Aigues était une femme qui a été tuée dans la cité, d’où le nom « Aigues-Mortes ». Mais c’est faux car Aigues est un nom de la langue patoise qui signifie « eaux », donc les « Eaux-Mortes ». Toute histoire commence par un mystère et je me suis donc focalisée sur cette légende. Ensuite l’histoire de Marie Durand, femme protestante qui a été enfermée pendant 38 ans dans le donjon, m’a énormément émue. Cette femme forte, a même laissé son écriture dans le donjon. Puis l’histoire de Abraham Mazel m’a surprise car il a été le seul homme à avoir réussit à s’échapper du donjon ! Son histoire m’a emmenée jusque dans les Cévennes. Mais il me manquait un héros à mon histoire. Je l’ai rencontré en Camargue. Un petit garçon qui ressemblait à un ange. Il m’a accompagné à ma première visite du donjon et des remparts de la cité.

Etes-vous également attirée par d’autres genres littéraires ?
Mon genre littéraire préféré est évidemment le roman historique. Je citerai les quelques auteurs que j’ai lu : Christian Jacq et Juliette Benzoni. Je suis attirée également par la Fantasy. J’ai lu beaucoup de romans de ce genre des auteurs suivants : Terry Goodkind, Louise Cooper,  Diana Wynne Jones et bien d’autres. Je suis également une grande admiratrice de Molière et de ses pièces de théâtre si connues ! J’avoue également apprécier le genre fantastique de Stephen King et HP Lovecraft pour l’épouvante et le mystère.

Pensez-vous que la personnalité de l’auteur transparaît à travers son style d’écriture ?
Oui je pense car lorsqu’on écrit on laisse une partie de soi dans son œuvre. On utilise le vocabulaire et les expressions qu’on connaît et qu’on a appris tout au long de son éducation. Le caractère de l’auteur peut également se refléter dans le rythme des phrases et des mots employés – s’ils sont sévères ou doux.

Avez-vous d’autres ouvrages en perspective ?
Non pas pour l’instant. En revanche une idée en ce moment me traverse l’esprit : écrire un roman historique sur la ville de Lyon. Peut-être que d’ici deux ans, je me lancerais dans une nouvelle aventure littéraire…

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Ne perdez jamais espoir, même quand tout va mal. Il y a toujours une solution à un problème. Pendant quinze années je me suis battue pour l’édition de ce roman et enfin, grâce à Edilivre, il a été publié. Je n’ai jamais abandonné. Ce roman est une partie de mon cœur que je peux offrir aujourd’hui à mon public.