Edito


2 décembre 2016
Posté par
Edilivre

EDITO : Fidel Castro, littéraire et révolutionnaire aguerri

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Le chef d’État cubain Fidel Castro nous a quitté le 25 novembre dernier à l’âge de 90 ans. L’occasion pour nous de revenir sur une facette de sa personnalité peu connue du grand public : sa passion pour la littérature. Car oui, Fidel Castro était assoiffé de connaissances, de savoir.

A l’instar des Hommes les plus influents de notre planète, El commandante était amoureux des motsL’anecdote la plus connue à ce sujet est certainement sa routine qu’il mettait savamment en place tous les matins :  la lecture de plus de 200 pages des plus grands quotidiens mondiaux. Fidel Castro l’avait bien compris : le plus compliqué n’est pas d’arriver au sommet, mais d’y rester. Et cette lecture journalière lui permettait de se tenir informé comme personne de l’actualité de notre monde, et ainsi de démarrer sa journée du mieux possible.

Mais le cubain ne s’en tenait pas qu’à cela, en bon puits de connaissance qu’il était. Il comptait comme auteurs favoris José Martí, Simón Bolívar ou encore le philosophe grecque Plutarque. Il consacrait d’ailleurs ses dimanches à la lecture de « Vies parallèles », l’écrit le plus célèbre du philosophe rédigé en l’an 100. Il avait par ailleurs déclaré que malgré la fatigue, un livre de qualité pouvait le maintenir éveillé des nuits durant. Il n’était ainsi par rare pour lui de favoriser le savoir au sommeil, lui qui était en constant manque de temps. Si sa préférence allait tout de même nettement aux ouvrages historiques plus qu’aux fictions, nous pouvons lui accorder d’avoir su ouvrir son esprit à tout type de connaissance. C’est ainsi qu’un jour ou, à court de livre, il fît la découverte du « Parfum » de Patrick Süskind. Ses lectures étaient dictées par son rythme de vie et il adaptait celles-ci en conséquence des rendez-vous ou travaux qu’il avait à accomplir.

Plus qu’un lecteur, Fidel Castro était aussi un écrivain : nous comptons plus de 50 ouvrages rédigés des mains du révolutionnaire cubain. Le plus célèbre d’entre eux , »L’ Histoire m’acquittera », a été écrit en 1953 à la veille de son procès contre l’attaque de la caserne de Moncada. Il faut savoir que cet ouvrage a été écrit en prison dans le plus grand des secrets : sa demie sœur récupérait des papiers dans lesquels le texte était écrit à l’encre invisible à base de jus de citron, papiers qu’elle devait par la suite traiter pour se voir afficher le texte.

Après sa mort, Barack Obama déclarait :  » l’Histoire jugera l’impact énorme de Fidel Castro ».  Une chose est sûre, le monde a perdu l’une de ses têtes pensantes et une grande personnalité nous a quitté.

Chez EdilivreAlain Roumestand lui avait rendu un vibrant hommage dans son ouvrage intitulé «  Fidel Castro Ruz« .