Rencontre avec Nathalie Lauro, auteur de « Vides et Sensations »

Présentez-nous votre ouvrage

« Vides et Sensations » est un recueil de 51 poèmes qui expriment des moments de déception, d´échec, de violence physique et morale, de découragement, d´abandon, de sursaut de vie, de sursaut d´espoir, toujours liés à des amours illusoires, déconcertants, décevants, destructeurs… en aucun cas l´Amour dont on rêve.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J´ai commencé à écrire mon premier poème en 1979 à l´âge de 14 ans et depuis la première minute j´ai rêvé d´un jour pouvoir les faire éditer. Les années ont passé, j´ai continué d´écrire et d´écrire, je dois en avoir environ 300 sur plusieurs carnets.
Au niveau sentimental, la vie ne m´a pas fait de cadeau, jusqu´en 2010, année où j´ai rencontré enfin le Bonheur avec un grand B. Je suis passée du rire aux larmes, avec des périodes de profondes solitudes et des périodes de chaos émotionels ingérables.
Ecrire de la poésie m´a aidé à de pas chuter trop bas, à amortir mes chocs contre les murs et à avancer à tatons dans les tunnels sans me heurter et y laisser la peau.
Cette forme de poésie fait partie de mon passé amoureux troublé. La publication de ce recueil est pour moi très importante, elle me permet de tourner la page définitivement.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Je pense que mon ouvrage s´adresse à tout le monde sauf aux plus jeunes parce que le sujet n’est pas compatible.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il s´agit d´un témoignage. Un vécu personnel.
Mon message: on est ce que l´on construit, on récolte ce que l´on sème, même si la vie nous malmène parfois, il faut croire en soi même et en ce que l´on souhaite, se fixer des objectifs et persévérer. Dieu nous aime et nous aidera toujours.

Où puisez-vous votre inspiration ?

J´ai puisé mon inspiration en ce qui concerne cette poésie dans:
La poésie de Baudelaire qui est très tourmentée et qui m´a toujours procuré des émotions inqualifiables, « Les fleurs du Mal » ont été une source inépuisable.
Les Gnossiennes et les Gymnopedies d´Erik Satie ainsi que les Nocturnes de Chopin que j´écoutais en boucle.
Les balades de groupes de hard rock tel que Scorpions, Aerosmith, Gary Moore, Def Leppard mais aussi et surtout Pink Floyd et Dire Strait.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je viens d´achever un journal, écrit sur une année « Une année entre le nord et le sud » (titre temporaire). Il s´agissait au début juste d´un journal que ma psy m´avait proposé d´écrire pour m´aider à supporter les incompatibilités culturelles auxquelles je dois faire face en Allemagne du nord en temps que méditerranéenne, puis je me suis prise au jeu et finalement il est beaucoup plus complet qu´un simple journal avec des info géographiques, historiques, culturelles et touristiques.
J’ai un carnet de petits poèmes écrits entre 1983 et 1986 qui me tiennent à coeur et que je souhaite retravailler « Photos de Vacances Camarguaises »
J’ai également des idées de romans pour la suite qui se dérouleraient à Monaco et à Berlin principalement, mais rien de très précis à ce jour.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je souhaite que l´univers de ma poésie vous plaise. Il est le reflèt de mon âme perturbée à cette époque. Le poème n°51, que j´ai choisi pour la fin du recueil ainsi que pour extrait de mon ouvrage, représente parfaitement ma transition entre les 2 périodes de ma vie.

J’ai fait des rêves, des cauchemars,

Là, j’ai compris qu’il était tard,

Pour protéger notre amour frêle,

Fallait du temps,

Fallait des ailes,

J’ai choisis d’aller sous la grêle,

J’ai préféré, la pluie, le vent,

A ton sinistre amour fuyant.

Le jour d’après, j’eu l’accalmie,

Définitive et si jolie,

Plus qu’un répit, une autre vie.

J’ai enfin trouvé des merveilles,

Des fleurs et des nuits étoilées,

Du sable chaud, un doux tempo,

Un horizon, des papillons,

Tout ce qu’on aime,

Ce que l’on rêve,

Ce qui est soie,

Ce qui est doux.

Toi tu es où? Çà je m’en fous.

Je ris, je vis, je chante enfin.

Je ne veux plus pleurer sans fin,

Je t’oublierai ça c’est certain.