Interview écrite


8 décembre 2017
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec KHALLA KHALIL MAHAMAT, auteur de « MIROIR SOCIAL »

Présentez-nous votre ouvrage ?

Miroir social  est un recueil de poèmes qui traite de beaucoup de sujet, allant du politique au social. Et, comme la poésie est l’art de décrire la vie de l’homme d’une manière plus ou moins imaginé. À cette occasion, Miroir social  nous met face à l’injustice de notre monde d’aujourd’hui mais aussi, nous met face à l’égoïsme, à  l’hypocrisie, à la ségrégation, à  la corruption et aux effets pervers de la mal gouvernance.

Étant né et grandi  au Tchad, j’ai connu ce que c’est la guerre et ce que ce mot veut dire et ce qu’il entraine comme conséquences. Depuis l’indépendance et jusqu’à nos jours, le pouvoir au Tchad est toujours soutenu par les armes. À l’instar du Tchad,  beaucoup de pays sont aussi victimes du même fléau. Où, nous voyons avec amertume, partout jaillir de flot de sang, de vague de population criant la famine, d’enfants transformés soldats assassins, des jeune entrainé dans le terrorisme. Je déplore  cette situation face à une humanité incapable de dire stop.

Et si aujourd’hui, j’ai pris ma plume c’est pour apporter ma contribution à la conscientisation  de mon peuple face aux maux qui le gangrènent depuis des décennies. C’est pour éclairer ce peuple victime de misère et de tristesse. Il est temps que chacun de nous s’éveille et ensemble nous allons dire d’une seule et unique voix, plus jamais ça !  Puisque la soif de l’espérance et de la justice réunis en nous tous, nous conduira à la paix mondiale.

Ecrire est aussi pour moi d’immortaliser la femme qui m’a vu naitre. C’est pourquoi, je n’oublierai jamais l’amour de cette femme qui m’a mis au monde. Autrement dit, je n’oublierai jamais l’amour  d’une mère à son enfant surtout, de cette mère qui m’a vu et aidé à grandir dans la rectitude. Oui, maman quoi que je fasse pour toi, il ne sera pas suffisant. Seul, Dieu peut te récompenser.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Miroir social  est un amer constat  d’un monde qui évolue à l’envers, un monde fait de guerre, d’injustice, de famine, d’inhumanité. Et étant  homme,  je ne peux résister sans se lever contre cette nouvelle forme d’oppression, de souffrance de la race humaine.

À cet effet, les vers du Miroir social  sont en quelque sorte un antidote contre le virus d’effusion de sang des enfants, femmes et hommes sans défense. Mais aussi une thérapie contre la guerre fratricide, idéologique ou sectaire et son corolaire de terrorisme meurtrier. C’est un appel d’amour et de fraternité pour bâtir un monde nouveau sans violence.

 

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage?

L’œuvre ne s’adresse pas aux seuls tchadiens. Le poète étant un citoyen du monde, son message est aussi universel. Et à travers l’exemple de mon cher pays le Tchad, à l’univers tout  entier pour une prise de conscience collective. Ecrire ce recueil est une façon pour moi d’interpeller l’humanité toute entière pour répondre présente au rendez-vous de la paix. Et en  même temps j’interpelle les décideurs politiques  de prendre des mesures adéquates pour résoudre les crises humanitaires.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre ?

Loin d’une simple  dénonciation, Miroir social  dénonce toutes formes des misères et d’injustices auxquelles l’être humain est confronté. Je prie pour que  l’humanité toute entière se lève comme un seul homme et dire plus jamais ça.  Cette volonté de justice réunie en nous tous, conduira à la paix mondiale.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

L’écrit fait partie de ma vie, depuis l’enfance j’ai rêvé d’écrire au moins un livre. Etant grand,  j’ai trouvé la propension de partager mes pensées, mes sentiments, mes envies et ma compréhension du monde avec le monde qui m’entoure peu importe leur race, couleur ou croyance par l’écriture.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Selon le lexique la poésie est un art du langage, une façon de « sculpter » les phrases et les mots pour leur faire dire plus qu’ils ne disent habituellement .Par la richesse des images poétiques, l’artiste donne à voir sa propre vision du monde .

D’où, la poésie telle que définie ci-dessus n’est pas un genre littéraire simple. C’est pourquoi, je vais toujours m’adonner à cet exercice intellectuel difficile pour mieux aiguiser mon esprit critique en composant mes vers sans répit. Aussi, cet art me permet de rêver et de lutter contre l’injustice.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Miroir Social est le fruit d’un long travail, j’invite les lecteurs de s’en procurer le plutôt possible, par ce geste courageux ils sauveront le monde de l’ignorance, l’intolérance et de l’injustice. Bref, acheter un livre est acte héroïque qui fait avancer la pensée. Si aujourd’hui, le livre circule comme du pain, il y aura moins de guerre et de violence.  Alors, j’invite mes lecteurs d’aller sur ma page Facebook  pour apporter leur critique et suggestion.