Rencontre avec…Raphaël Panarisi

Rhapaël Panarisi, Les nocturnes de l’ombre est votre second ouvrage publié chez Edilivre. De quoi parle t-il ? Les Nocturnes de l’Ombre est un recueil de nouvelles fantastiques qui propose de dresser un « panorama » de la littérature fantastique contemporaine. Chaque nouvelle traite d’un thème souvent abordé dans ce genre littéraire. On y retrouve donc tous les monstres et entités du paranormal et de l’Imaginaire, mais aussi les peurs propres aux hommes comme la mort, la maladie ou la fin du monde.  Où trouvez-vous l’inspiration pour toutes ces histoires ? Depuis tout petit, je suis un passionné d’histoires fantastiques et de récits d’horreur, que ce soit à travers la littérature ou le cinéma. C’est un genre que j’affectionne et auquel j’ai tenu à rendre hommage. Un hommage aux livres de mon enfance, aux récits qui m’ont fait allumer ma veilleuse toute la nuit, aux contes et au cinéma des années 50’ avec l’arrivée des monstres et des personnages comme Dracula (puis au cinéma des années 90’, véritable mine d’histoires terrifiantes). L’inspiration me vient de ces peurs passées. Chacun aime avoir peur. Qu’est ce qui vous plaît  le plus dans l’écriture de nouvelles ? On pourrait penser que c’est un exercice contraignant, plus contraignant que le roman, mais je trouve que c’est tout l’inverse. On a une liberté dans les nouvelles qu’on n’a pas forcément dans l’écriture d’un roman. Elle présente l’avantage de la concision. On constate que des pauses dans un roman peuvent ralentir fortement son rythme. Ce problème n’est pas présent avec la nouvelle. Le rythme s’enchaîne avec efficacité. Mais le plus grand avantage de la nouvelle reste sa chute. Et le style et la  taille de la nouvelle donne d’autant plus d’impact à cette chute. A quel type de lecteur est destiné votre livre ? À tous les amateurs de ce genre de littérature. Qu’ils soient jeunes ou vieux. Si vous aimez le fantastique, ces nouvelles sont faites pour vous. Au départ, le recueil devait comporter deux nouvelles supplémentaires, plus sombres et plus adultes. Mais je ne voulais pas me priver d’un lectorat plus jeune qui aime ce genre d’histoires. D’autant que dans mon entourage, je connaissais mes lecteurs, et je ne voulais pas les choquer et bloquer leur progression dans la lecture de ces nouvelles. J’ai donc abandonné ces deux nouvelles pour adapter la lecture et ne pas me fixer de limite d’âge trop élevée. Je pense que c’était la bonne chose à faire car ces deux nouvelles cassaient également le ton du recueil et sans elles, celui-ci est plus cohérent.  Avez-vous des habitudes d’écriture particulières ? Les choses indispensables à mon écriture sont le calepin et le stylo qui patientent sagement sur ma table de chevet. La plupart du temps, les idées me viennent le soir, dans mon lit. Il est indispensable pour moi de les noter de suite, car au réveil, je sais qu’elles auront disparues. Sinon, je suis assez décousu dans mon travail. Je n’écris jamais linéairement. Je laisse souvent des blancs dans mon récit pour ne pas me bloquer, et  pour y revenir ensuite. C’est l’avantage qu’on a avec les traitements de texte et l’ordinateur, on peut insérer à sa guise des passages et des modifications. J’aurais eu beaucoup de mal à écrire à la machine.  Avez-vous des publications en vue ? Je travaille actuellement sur un récit plus autobiographique sur la Sicile de mon enfance. L’écriture est plus longue car plus personnelle. C’est une habitude que je n’avais pas avant.

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