Rencontre avec Zoganthi, auteur de « Pourquoi moi ? »

Présentez-nous votre ouvrage.

« Pourquoi moi ? » est un de poèmes qui se présente en dix poèmes. L’idée principale de l’œuvre tourne autour de l’enfant, en tant que père de l’homme pour reprendre le philosophe Wordsworth. L’inconfort existentiel de l’enfant est donc la thématique centrale de cet ouvrage dans les différentes étapes de son évolution, mais également de manière plus large, la précarité et les rapports délétères de la famille en Afrique subsaharienne. Y sont consignés des sous thèmes tels l’irresponsabilité parentale, les violences conjugales, les souffrances liées à l’adolescence (puberté), au rejet et à la solitude. Ce recueil compile donc les lamentations donc tout un chacun aurait pu se languir, ou alors un proche qui serait victime de cette énigme du sphinx « pourquoi moi » ? Le onzième poème une originalité voulue par l’auteur, une sorte de volte-face à la fatalité, une leçon d’espoir qui incombe à l’écrivain comme l’a tant souligné J. GIONO.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

« Pourquoi moi ? » Est une interrogation donc chacun de nous si je n’ose abuser c’est déjà posé au moins une fois dans sa vie. Cette œuvre s’adresse donc à moi, à vous, à toute catégorie de lecteur, mais surtout à un public large, non exhaustif, humain et humaniste.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

A tout le monde sans exception. Les thématiques abordés dans mon ouvrage ne sont pas propres aux jeunes seuls. Aussi bien jeunes, adultes et vieux peuvent le lire. J’invite chacun à le lire et à l’apprécier aussi bien positivement que négativement.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

D’un ton ferme, je dirai sans hésiter que mon projet dans ce recueil de poèmes est d’interpeller l’opinion publique sur la condition des enfants qui deviendront les hommes de demain. Antoine de st Exupéry affirmait de son esprit de génie « préparer l’avenir, c’est préparer le présent ». Le traumatisme dont est victime l’enfant aujourd’hui peut justifier la barbarie de l’adulte demain. Les enfants équilibrés d’aujourd’hui feraient une société future plus juste et équitable. Il est donc fondamental pour les pays qui sont en retrait sur les reformes de prise en charge de l’enfant de s’arrimer aux standards voulus par l’évolution moderne afin d’extirper de notre société crimes passionnels, viols et suicides etc. pour ne citer que ceux-là. En outre, aux victimes d’hier, il est impératif aujourd’hui de tirer le meilleur de nos souffrances et épreuves du passé afin de donner le meilleur de nous pour l’avenir de notre société. A quoi sert-il de se lamenter si l’on ne peut agir ? Gardons donc à l’esprit que quelque part dans le monde la peine, l’affliction de quelqu’un d’autre est plus grande que la nôtre et soyons reconnaissant de la grâce que nous avons en faisant de ces souffrances une école, ou un avenir radieux est possible. Au lieu de pester donc face à l’adversité « pourquoi moi » ?, osons l’excellence en se disant « Et pourquoi pas moi » ?

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mon inspiration me vient inéluctablement de mon vécu. Mon vécu je le tiens de Dieu. A cet effet, ma jeune existence à elle seule constituerait des tomes qui pourraient s’écrire sous toutes les formes possibles (poésie, roman, fables et légendes etc.). Globalement, je dirai que « Pourquoi moi » ? C’est moi.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je vois l’écriture comme une passion devenue profession dans laquelle j’y mettrai toute ma dévotion. Je travaille actuellement sur un roman et sur le premier tome d’une œuvre fantastique à sept tomes. Mon futur dans l’écriture n’est donc qu’à son aurore.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Que dire de plus ? Je vous invite massivement à entrer en possession de mon manuscrit, tout en précisant que je reste ouvert en toute humilité à la critique. Je vous invite aussi à en faire de même pour l’ensemble des écrivains EDILIVRE afin de faire davantage prospérer cette jeune maison d’édition qui donne la chance à de nombreux amateurs de l’écriture de se faire un nom. Aussi mon rêve, serait de voir les écrivains aussi adulés que les musiciens ou les sportifs par exemple. Tout ceci on ne peut le faire qu’avec vous.

ZOGANTHI