Rencontre avec…. Willy Vinck

  Willy Vinck, vous êtes l'auteur du livre,  Janus, pouvez-vous introduire nos lecteurs dans votre histoire ?  Ce roman raconte l'impossible parcours d'un homme que l'on a placé dans une situation insoluble. La science et la technique progressent chaque jour et ces progrès permettent de réaliser des exploits qui, il n'y a pas si longtemps, paraissaient inimaginables et dont on ne mesure pas les conséquences. Janus, c'est l'histoire d'un corps a qui l'on a greffé le cerveau d'un autre homme. Cette entité hybride, à qui on n'a pas laissé le choix, va devoir tenter d'exister. Comment s'adaptera-t-elle au quotidien et à tous les avatars d'une vie pas tout à fait ordinaire ? D’où vous est venue l’idée de Janus ?  Des exploits de la chirurgie et en particulier de la greffe de visages et de mains. Imaginez la difficulté du parcours d'adaptation du patient à cette transformation radicale. Ne pas se reconnaître dans sa glace le matin est un traumatisme que l'on doit avoir bien du mal à surmonter. Pouvez-vous expliquer aux lecteurs le choix de votre titre ? Voir cohabiter sous une même enveloppe, un corps et un cerveau qui sont étrangers l'un à l'autre entraine forcément une dualité que l'on retrouve chez le dieu Janus. J'explique le titre dans les toutes premières lignes de l'ouvrage. Si vous deviez définir votre style d'écriture, lequel serait-il ? Je pense écrire dans un style direct et très simple. J'utilise au maximum le présent de l'indicatif, parce que, à mon avis, le passé  simple ralentit l'action et alourdit le récit. Pour moi, une histoire doit avancer et les descriptions, si elles sont nécessaires, ne doivent être là que dans le but de  situer l'action. J'émaille mon récit de réflexions personnelles afin de rendre le lecteur complice de l'histoire que je raconte. Le lecteur doit, lui  aussi, être acteur de ce qu'il lit. C'est ce que je tente de partager avec lui. Pour vous, quel est le secret d’un livre réussi ? Un livre réussi, c'est un ouvrage que l'on prend à la première ligne, que l'on a pas envie de quitter avant le mot fin et dont, passé ce terme, on regrette que ce soit terminé. Un livre, ce doit être du plaisir, de l'étonnement, de la sympathie et de la découverte. Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré ? Je ne sais pas. Sans doute un peu tous ceux que j'aime. J'aimerais écrire comme Anatole France, avoir le sens de l'épique de  Brian Adliss, la verve d'Alphonse Allais et le foisonnement de Céline et mon style et mes histoires ont sans doute à voir avec un peu de chacun d'entre eux. J'essaye surtout d'écrire un français correct en privilégiant parfois des mots un peu surannés parce que je trouve dommage que notre langue s'affaiblisse. Travaillez-vous en ce moment sur un nouveau livre ? Bien entendu, je travaille sur un onzième ouvrage. Janus est mon dixième roman et le sixième édité chez Edilivre.  

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