Rencontre avec Valéry Nunes, auteur de « Fur West, petit mais cow-boy ! »

Valéry_Nunes_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
C’est l’histoire d’un petit furet, Sniff, qui vit dans la chaleur d’un foyer avec sa famille humaine. Tandis qu’il regarde un vieux western à la télévision, il s’imagine à l’intérieur du film, rêvant d’être un cow-boy aux côtés de son idole John Wayne. Mais ceci n’est que le premier acte de cette histoire qui en compte deux.

Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre pour les adolescents ?
En vérité, je l’ai avant tout écrit pour moi-même, qui suis un adulte aimant les vieux films de western et John Wayne, à qui je voulais rendre hommage, tout en étant particulièrement sensible à la cause animale. Le fait que les personnages clés soient des animaux n’en fait pas uniquement un livre jeunesse. C’est encore plus vrai lorsqu’on découvre avec stupéfaction de quoi parle réellement le livre.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
En plus d’être une parodie de western loufoque et décalée avec John Wayne, le récit est également truffé de clins d’œil à la pop-culture des années 80 et 90, ce qui le destine à un public plutôt trentenaire. De plus, la noirceur du deuxième acte contraste frontalement avec l’atmosphère chaleureuse et bon enfant de la première partie, ce qui achève d’éloigner le livre de son lectorat le plus jeune.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Sa ravissante couverture mise à part (signée Léa Le Pivert), je dirais sa capacité à surprendre, à faire rire autant qu’à émouvoir, son originalité, sa dualité et la volonté de traiter un sujet fort en allant au bout des choses, sans censure et sans se soucier du qu’en dira-t-on. De plus, il est difficile de ne pas s’attacher aux personnages.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Les animaux sont aussi des êtres sensibles qui peuvent être blessés et souffrir. Il ne s’agit pas tant de faire la morale que d’amener le lecteur à se questionner sur son rapport aux choses qui l’entourent, et qui peuvent sembler insignifiantes de prime abord.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Le cinéma de toutes les époques est ma première source d’inspiration. Pour ce livre, le concept initial repose sur l’affection profonde que j’ai pour John Wayne et le personnage qu’il incarne à l’écran. J’ai ressenti le besoin de contribuer, même modestement, à ce qu’on ne l’oublie pas. Ensuite, les personnages ont pris le relais. Ils ont été ma boussole.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Un deuxième projet mijote doucement. Il serait cette fois question de seniors et le ton de cette comédie serait beaucoup plus léger.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Si vous avez un animal à la maison, peut-être l’aimerez-vous encore plus en refermant ce livre.