Interview écrite


26 février 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Valery Kammegni, auteur de « Les lettres pleurardes »

Valery_Kammegni_EdilivrePouvez- vous introduire en quelques mots votre ouvrage ?
Il s’agit d’un recueil de 44 poèmes universalistes, remplis de symboles et d’images. Le tout est assez attachant et incantatoire puisque la plupart des textes sont une autopsie de la mentalité humaine de nos jours. L’ouvrage s’intitule « Les lettres pleurardes », car il est un ensemble de complaintes, d’analyses de la condition de l’humanité, et l’exaspération des témoins-victimes de l’hégémonie du nouvel ordre mondial.

Vous avez publié plusieurs livres mais c’est votre premier recueil de poésie. Pourquoi ?
J’ai toujours écrit des textes poétiques, mes ouvrages en témoignent clairement. Quant à un recueil aujourd’hui, je dirai que la poésie est le moyen le plus pur et simple d’exposer, de dénoncer et de s’exprimer sur les atrocités dont est victime notre humanité. Je voudrais également, à travers cet ouvrage, montrer la puissance de la philosophie de la poésie, qui elle, va au-delà de l’ordre qui voudrait, gouverner le monde. La liberté individuelle a des normes, cependant assujetties à la liberté universelle. Le libéralisme, puisqu’il s’agit d’une certaine manière de ce concept, n’est pas une forme de liberté mais une sorte de domination. Ici, le vers libre est privilégié mais reste soumis à une musicalité particulière, à un rythme, à une cadence et parfois à un retour régulier de la même sonorité à la fin des vers.

Quel message cherchez-vous à transmettre dans votre livre ?
Je ne cherche pas à transmettre un quelconque message mais plutôt des émotions, des réflexions, à susciter des attentions, des engagements et une prise réelle de conscience sur la situation globale du monde dans lequel nous comptons nous épanouir. Vous savez, la paix n’est pas un vain mot. Ce n’est non plus un simple slogan dont on pourrait indéfiniment entretenir avec des discours. Et ni les larmes versées, ni le sang des innocents qui coule à flot et les armes les plus sophistiquées qu’on puisse fabriquer tous les jours au lieu de produire de bons aliments pour nourrir l’humanité, ne l’imposera.
L’objectif, c’est que chaque lecteur puisse en dégager ou y projeter ses propres témoignages, ses propres ressentis, ses propres réflexions sur les vocables paix, amour, liberté et fraternité profondément développés.

Si vous deviez porter une citation de votre ouvrage pour résumer sa vision globale, laquelle choisiriez-vous ?
C’est un exercice laborieux ! Parce que des consonnes et des voyelles ont été savamment mariées pour en faire de véritables mots qui puissent sans trop de caractères exposer ou dénoncer les maux cruciaux qui gangrènent et désagrègent notre Humanité. Mais sachons que la liberté de chacun est soumise à la liberté universelle. Plusieurs thématiques sont abordées dans le recueil et je trouve difficile de le résumer en une seule citation. Autrement, observons que « L’amour ne divise pas, et il est bien plus léger que la haine et la rancœur que prêchent certains leaders d’opinion ».

Comme l’indique le titre du recueil, cherchez-vous à éveiller ou à indigner les consciences dans votre livre ?
J’invite d’une certaine manière l’Humanité, donc toute la communauté humaine à la réflexion, à redéfinir, à appréhender et à s’approprier véritablement les mots Paix, Fraternité et Liberté.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je leur souhaite de prendre beaucoup plaisir à me lire, de créer une minute dans leur précieux emploi du temps en s’évadant dans la lecture. Et qu’ils parlent de mes ouvrages autour d’eux si ça les satisfait. Je conclurai en citant quelques vers de ce livre :

« Dans le désert de mon cœur, j’ai caché ma haine
Dans les savanes de mon âme, j’ai bercé la peine
Dans la forêt de mon être, j’ai porté mille gênes
Tant mes yeux ont assez coulé de chaudes larmes
Par l’ego démesuré de ces hommes nantis d’armes… »