Interview écrite


26 avril 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Thierry-Marie Delaunois, auteur de  » L’île J♥yeusә « 

Thierry_Delaunois_Edilivre Pourriez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Bien sûr ! Nous sommes ici en présence d’un drame sentimental contemporain, l’action se déroulant principalement à Paris, les 12ème et 13ème arrondissements, avec des incursions plus au nord, la région de Creil, en Chine et à Phuket, île qui a été le théâtre d’un événement déterminant pour trois de mes personnages, événement qui a influé sur leurs destinées mais ici, je ne peux en dire plus: ce serait dénouer le noeud de mon ouvrage.

S’agit-il d’un roman, d’un recueil de nouvelles, d’autre chose ?
D’un roman à part entière, qui m’a habité près de dix mois, que j’ai retouché deux fois quant à la qualité d’écriture: j’accorde beaucoup d’importance au style, à la forme, et mon oeuvre n’est pas un roman pur : on peut apprendre, grâce à celui-ci, à connaître un peu mieux l’Art Déco, le Feng Shui, certains rites de la Chine profonde, le 12ème arrondissement de la capitale française notamment. Un roman parfois un peu encyclopédique mais évitant la surenchère: inutile d’assommer le lecteur en détails inutiles !

Vous y abordez le thème de la catastrophe humanitaire. Les catastrophes naturelles de ces dernières années vous ont-elles inspiré ?
J’ai en fait utilisé l’une des plus récentes comme toile de fond de mon histoire, catastrophe au cours de laquelle s’est déroulée une rencontre qui aura finalement des conséquences six ans plus tard: il s’agit du tsunami du 26 décembre 2004 qui a ravagé la Thaïlande et d’autres contrées limitrophes, au bilan humain et matériel mémorable. J’ai trouvé mon inspiration ailleurs: dans mon deuxième roman, « Troubles et incertitudes », paru en 2008; il me fallait dénicher pour « L’île joyeuse », dans un passé récent, une catastrophe au retentissement planétaire; pour deux scènes de mon oeuvre, je me suis inspiré du vécu de deux personnes qui n’oublieront pas de si tôt la vague, cette meurtrière déferlante qui a fait plusieurs milliers de victimes et de sinistrés.

Le titre de votre ouvrage est pourtant optimiste. Cherchez-vous à transmettre un message d’espoir à vos lecteurs ?
Espoir, optimisme, courage face à la vie qui, pour bien des gens, n’est souvent que stress, contraintes, obligations, donc désespoir. Sauver la face, les apparences, montrer le meilleur de soi, trouver la bonne attitude, les paroles adéquates, les bons gestes, relève parfois de l’exploit quand on est submergé, voire dépassé, par les événements, certaines circonstances de la vie souvent indépendantes de notre propre volonté ,qui vous sapent le moral et la santé. Joie, beauté, pureté des sentiments doivent subsister et perdurer par-delà les soucis. Quand je vois la mine des gens le matin dans le métro, je m’interroge… Le titre de mon roman est également optimiste dans le but d’attirer l’attention du lecteur en quête de positivité.

Ce titre fait-il référence à une île en particulier ?
Non, j’ai pris ce mot car la vie est parfois perçue, ressentie comme une île par l’être humain: un certain isolement peut l’accabler en regard de l’effervescence, principalement matérielle, qui l’entoure. L’Homme peut se sentir seul au sein d’une foule, ne pas se sentir à sa place en un lieu précis: au boulot, dans la rue, même parfois dans sa propre maison ou famille si l’on est victime d’erreurs ou de malentendus. Mais mon roman, qui se déroule en grande partie en Île-De-France, fait, comme je l’ai dit précédemment, une singulière incursion sur l’île de Phuket, et il y a encore une autre raison à ce titre: le lecteur la découvrira par lui-même à travers mon oeuvre.

Mélangez-vous humour et pathétique dans votre ouvrage ?
Très bonne question, et n’est-ce pas un plus appréciable que de mêler le clair et l’obscur, le chaud et le froid, les contrastes apportant une touche d’authenticité, de crédibilité complémentaire ? J’allie ici l’humour, la fantaisie, l’esprit, au drame, au mélo, au pathétique, exemple: cette scène au deux tiers du roman où Tim, jeune SDF, et Nicolas, vieil itinérant, se sont installés pour un temps face aux eaux grises de la Seine. Dans la vie réelle, ce type de mélange se présente parfois : on peut sourire malgré le drame, rire soudain malgré la tension, et dans mon prochain ouvrage je remettrai le couvert quant au menu : un mixte assez détonnant l’attend.

Peut-être un dernier mot pour vos lecteurs ?
Une citation de Maître Ryuho Okawa en l’occurrence, fondateur de Happy Science: « Ce qui compte le plus, ce ne sont pas les gènes ni le contexte du foyer dont vous êtes issu, mais la façon dont vous pensez. Cette aspiration que vous développez en permanence. Les choses que vous souhaitez et celles que vous craignez le plus s’accompliront l’une et l’autre. » Suivez bien le parcours de chacun de mes personnages, vous y découvrirez en filigranes si on peut l’emporter sur son destin…ou pas.  » To be or not be, that’s the question. » William Shakespeare.