Rencontre avec… Steve Catieau

Les paradoxes urbains, Steve Catieau

Les paradoxes urbains, Steve Catieau

    Steve Catieau, vous êtes l’auteur du livre Les paradoxes urbains publié chez Edilivre.  Insérez-nous dans votre intrigue … L’action se passe à Paris, dans un immeuble, rive droite. Sur une année, six personnages, trois hommes-trois femmes de différentes générations vont se croiser et vivre ensemble des moments charnières de leur vie. Une animatrice de télévision va rencontrer un timide consultant puis un écrivain en herbe. Une américaine excentrique va se cogner à une créature de nuit et découvrir une retraitée penchée sur sa bouteille. Le passé va refaire surface et les trajectoires vont s’embrouiller dans un imbroglio inextricable. Que recherchiez-vous à exprimer à travers ce livre ? C’est un roman ancré dans son époque. Il y a de la place pour les dialogues. Les personnages se rencontrent pour mieux s'aimer ou se détester. J'ai voulu un roman choral : chaque héros chante sa partition sans vraiment écouter les autres. C’est peut-être le reflet d'une certaine réalité. Celle d'une société qui se regarde. J’ai souhaité ce texte vivant, rythmé, avec une écriture légère et même si la trame est sombre, « Les Paradoxes Urbains »  reste un roman divertissant. Cette histoire révèle-t-elle une des facettes de votre personnalité, soit l’étude et l’écoute du monde qui vous entoure?
Je pense que chacun peut se reconnaitre dans au moins un des personnages de ce roman. J’aime observer les comportements humains. Je dissèque la nature humaine pour mettre en avant ce qu’elle a de meilleure ou de médiocre. Je reconnais volontiers avoir forcé le trait avec chacun de mes héros. Pourtant, avec le recul, je me rends compte qu’ils ne sont pas si caricaturaux que ça !
Que voulez-vous que le lecteur trouve en lisant votre livre ? Il est toujours difficile pour moi de me projeter dans le ressenti des personnes qui me lisent. L’essentiel pour moi est que mon lecteur ne reste pas indifférent à mon histoire, qu’il la vive et peu importe la manière. Je souhaite que ce roman ne laisse pas indifférent… Et c’est le cas. Je reçois beaucoup de commentaires de mes lecteurs. Certains ont aimé tel personnage, d’autres se sont sentis proches de telle situation, l’un s’est identifié à telle action, l’autre au contraire n’a pas compris telle réaction… Si vous deviez définir votre style d’écriture, ce serait lequel ?
On me dit souvent que j’ai un style cinématographique. Il est vrai que je visualise les scènes avant de les coucher sur le papier.  J’écris aussi en musique, celle-ci me souffle le rythme. De quels auteurs vous inspirez-vous le plus ? John Fante reste une référence pour moi. J’aime son écriture vive, pleine de nostalgie et d’humour. Bret Easton Ellis est un auteur que j’affectionne particulièrement par l’univers singulier qu’il tisse au fil du temps. Il y a toujours des références à ses œuvres précédentes dans ses nouveaux opus. D’ailleurs, dans « Les paradoxes urbains », un personnage de mon premier roman « Projection » fait une petite apparition. J’aime l’idée de pouvoir tisser des liens entre chaque œuvre.  Je dois avouer que « Les paradoxes urbains » est un clin d’œil aux chroniques de San Francisco d’Amistead Maupin que j’avais lu adolescent…  En ce moment, je lis Virginie Despente. J’aime son style direct, sans chichis et surtout pas du tout politiquement correct.
Racontez-nous vos projets en cours et futurs ? Un collectif s’est crée autour des « Paradoxes urbains ». Une page Facebook a vu le jour où chacun peut donner sa propre vision de ce titre. Une exposition à Paris en octobre clôturera l’ensemble des contributions. Je travaille actuellement sur une pièce de théâtre « des mensonges blancs » que j’aimerais mettre en scène... Un projet long et compliqué. En attendant, je repasserai sans doute derrière la caméra pour un court-métrage à la rentrée. Le thème sera la maternité !

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