Interview écrite


31 mars 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Steve Bodjona, auteur de « D’un cœur d’enfant »

Steve_Bodjona_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« D‘un cœur d’enfant » est un recueil de 30 poèmes dédié à l’enfance, aux questionnements – parfois silencieux et sans réponse – des enfants face aux maux qui minent notre planète. C’est aussi une fenêtre ouverte sur le monde des plus petits, un monde fait de rêve, d’amour et d’insouciance.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour nous amener à prendre conscience de ce que nous ne réalisons pas toujours mais qui constitue le quotidien de nos enfants : la sensation de ne pas être compris, le sentiment d’être traité en adulte, de devoir porter sur soi le poids du monde alors même qu’on n’a pas 12 ans.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Cet ouvrage interpelle en premier lieu les adultes, les parents notamment. Il s’adresse également aux professionnels et organisations qui œuvrent en matière de protection de l’enfance. Il a en outre le mérite de convenir aux principaux concernés par mes réflexions : les enfants eux-mêmes.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
D’un cœur d’enfant est un ouvrage écrit dans un style simple et accessible à tous. Il traite, par ailleurs de thèmes assez divers – amour, conflits, avortement, excision, rêverie etc – qualité essentielle pour ne pas maintenir le lecteur dans une certaine monotonie au risque de le lasser très rapidement. Il tente de percer le monde des enfants pour lever le voile sur leurs inquiétudes et par la même occasion mettre en confiance les adultes par rapport à certains de leurs doutes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Rappeler que l’enfance n’est rien d’autre qu’un temps de la vie humaine partagé entre protection et éducation, un temps qui rime avec innocence. Nous amener également à prendre conscience pour ensemble dire non à la souffrance des enfants et œuvrer à ce que cessent des fléaux comme les trafics, le recrutement d’enfants soldats, l’excision, bref la maltraitance des enfants. Nous inviter enfin à convenir avec Jean-Jacques Rousseau que : « L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres. »

Où puisez-vous votre inspiration ?
Des faits de tous les jours liés aussi bien à mon quotidien qu’à l’actualité internationale. L’inspiration me vient de ces interminables reportages montrant d’innocents enfants en train de payer – le plus souvent sur le théâtre de conflits armés ou pour des raisons de coutumes sociétales – le prix des erreurs de leurs aînés.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Mon domaine de prédilection reste la poésie mais j’entends m’essayer à d’autres genres. Aussi vais-je très prochainement publier une nouvelle qui traite de la migration clandestine. L’écriture étant une passion, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je les invite à lire d’un cœur d’enfant et à le partager autour d’eux. J’espère surtout que cet ouvrage servira de support aux organisations engagées dans la protection de l’enfance.