Interview écrite


14 septembre 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Stéphane Rogel, auteur de « Le Long Retour »

Stéphane_Rogel_EdilivreOù habitez-vous ?
J’habite à Vallabrègues, une petite commune du Gard située en région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon.

Présentez-nous votre ouvrage
Il s’agit d’un thriller, une narration à trois voix, celles des personnages principaux. A savoir : Anton Holschinsky, ex-reporter de guerre devenu détective privé ; Mikïa Amaidia, dite Mik, jeune chanteuse amateur en route vers le succès ; Ronan Kerguelec, dit Horace, tueur de masse aux intentions mystérieuses. Trois personnages traumatisés par des passés troubles qui vont voir leurs destins s’emmêler inexorablement.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
C’est une catharsis personnelle, ainsi que l’occasion de jouer avec des archétypes, ceux du thriller et du polar, genres que j’apprécie particulièrement, tant en littérature qu’au cinéma, parce qu’ils sont définitivement révélateurs de notre condition commune : l’humanité, avec tout ce qu’elle recouvre de paradoxes et de champs du possible.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A l’amateur de thrillers tout autant qu’à celui de polars, bien sûr. Mais pas uniquement. L’histoire se veut une forme moderne du conte initiatique, susceptible d’intéresser un lectorat plus large, au-delà d’un genre parfois enfermé dans ses propres codes.

Quel message avez-vous voulu transmettre avec ce livre ?
Que l’on ne saurait trouver son indépendance qu’après avoir éprouvé la dépendance, qu’elle soit physique, morale ou sociétale. Que la quête nous est nécessaire, quelle qu’elle soit. Que l’endormissement nous guette dès le plus jeune âge et qu’il peut vite s’avérer létal si l’on n’y prend garde. Que l’on se doit à soi-même.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans l’Histoire, dont les échos, si lointains soient-ils, reviennent incessamment assourdir le présent. Dans l’actualité aux ramifications multiples et chaotiques, qui hantent et alimentent mon imaginaire. Dans ma propre vie, au parcours chaloupé, bercé d’espérances et teinté de ténèbres.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
A la fois reprendre deux anciens manuscrits (mi-thriller, mi-fantastique) un peu trop verts pour être encore présentables, mais aussi poursuivre celui que j’ai d’ores et déjà entamé, toujours un thriller teinté d’Histoire, celle des relations franco-algériennes, encore opaques et épineuses, en écho à ma propre histoire familiale puisque descendant de pieds-noirs.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Si je n’écris pas pour vous, je ne saurais avancer qu’avec vous. Nous sommes les deux extrémités d’un même arbre: si l’auteur et son imaginaire en sont les racines, les lecteurs en sont la frondaison. Pas de l’un sans l’autre donc…
Ami lecteur, bonne et sève lecture !