Rencontre avec Servane Jourdan, auteur de « Le cri de l’âme »

Servane_Jourdan_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots. 
Baptiste et Cécile, jeune couple breton, partent à Montréal, ville en plein essor économique. Lui est un jeune ingénieur plein d’ambitions, elle, le suit malgré sa grossesse qu’elle garde secrète de peur d’effrayer ses parents qui l’empêcheraient de partir. Ils font la rencontre d’un jeune couple amérindien qui les plonge dans leur culture riche en partage et émotions. C’est dans ce cadre idéal que l’enfant paraît mais un accident mortel vient ternir cette belle aventure. Mathilde désormais orpheline doit retourner en Bretagne dans sa famille mais des événements étranges bouleversent son enfance au point de suspecter un mensonge autour de la mort de ses parents. Elle repartira à Montréal sur la trace de ses parents mais parviendra-t-elle à découvrir le terrible secret ?

Pourquoi avoir situé le décor de votre livre à Montréal ?
La culture amérindienne m’intéresse depuis de nombreuses années et Montréal qui a un passé commun avec les amérindiens est riche sur le plan culturel. La notion d’espace évoquée pour le Canada l’est aussi pour le Québec et renforce cette sensation de liberté et d’ouverture d’esprit. Liberté qui a une place importante dans mon roman.

Est-ce une ville qui vous est familière ?
Elle ne l’est pas directement mais je pense que nous les bretons nous avons beaucoup de points communs avec les québecois : la Bretagne a laissé des empreintes indélébiles et une partie de leur identité sur cette terre d’accueil.

Ce roman est-il autobiographique ?
Ce roman n’est pas autobiographique mais mes expériences, quelles soient conscientes et inconscientes, m’ont aidée à mettre en place les relations entre les différents personnages de ce roman.

A quel lecteur s’adresse cet ouvrage ?
Cet ouvrage s’adresse aux adolescents dés 15 ans ainsi qu’aux adultes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
L’être humain en général croit être libre dans ses pensées et ses actions mais il n’en est rien tant qu’il n’a pas pris conscience qu’être attaché à un pays, à une maison, à une personne va à l’encontre de sa propre liberté. Et que la plus belle preuve d’amour est d’accepter le départ d’un être cher.

Où puisez-vous cette inspiration ?
Déjà toute petite j’inventais des histoires, des situations irréelles et en grandissant je suis restée très inventive. Je pratique aussi beaucoup de méditation, cela m’aide à me détacher de tout ce qui peut nuire à l’inspiration, ainsi, le mental laisse place à la créativité.

Quels sont vos projets d’écriture ?
J’ai commencé un deuxième roman que l’on pourrait qualifier de drame psychologique, il y a toujours cette approche des relations humaines avec leurs qualités et leurs défauts.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Premier roman, premier aboutissement d’une histoire fictive qui cependant aurait pu exister. Les sensations, les émotions, les échanges, le décor nous replongent à la découverte de nos propres sens. Je pense que les personnages sont attachants au point de les laisser parfois avec tristesse mais en ayant hâte de les retrouver à la prochaine lecture.