Interview écrite


6 février 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Riche Balongana Louzolo, auteur de « LES LARMES ROUGES »

Riche_Balongana_Louzolo_EdilivrePrésentez-vous votre ouvrage en quelques mots
Après la mort de mes parents, à l’âge de 5 ans, j’ai traversé une enfance ténébreuse, et j’ai voulu conquérir la vie, qui est d’abord une conquête, pour vivre comme tant d’autres enfants au monde, mais les mains flatteuses ont voulu livrer mon corps à la poussière, et je me suis échappé comme une proie dans les griffes du lion, en se baladant comme un électron libre « j’étais donc un moineau dans les rues de la ville » j’étais à la recherche des morts d’où mes larmes sans fin.

Pourquoi avoir écrit ce livre?
J’ai voulu rendre mon témoignage à l’humanité en général, et aux orphelins en particulier, à ceux qui sont opprimés mortellement, en leur donnant l’espoir, car « toute narine couchée, se couche toujours ».

Ce témoignage est-ce votre histoire que vous nous racontez ?
Oui, c’est mon intimité que je veux rendre publique, comme d’ailleurs tout d’autres âmes faibles (artistes), c’est donc mon roman autobiographique.

À quel lecteur s’adresse votre livre ?
Je le répète, mon livre s’adresse au monde entier, à tous ceux qui savent lire.

Quelles sont les principales questions de votre livre ?
Pourquoi les orphelins du monde sont-ils opprimés ? Pourquoi tant d’injustices sociales !

Pensez-vous qu’écrire peut-être une forme de thérapie ? Un moyen de refermer d’anciennes blessures ?
Bien sûr, quand on accomplit un devoir, on se sent heureux, je me suis donc libéré de ces angoisses, de ces fièvres rhumatismales, j’ai trouvé refuge dans mes écrits, je suis comme un mot logé dans une phrase.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Dans mon ouvrage, je m’adresse aux vivants à travers les morts, car « la terre est un vrai miroir de la mort », mes parents étaient innocents de leur mort, mais comme nous sommes tous mortels, en tant qu’êtres humains, ils sont morts. Donc si tout homme pouvait comprendre cela, personne ne ferait du mal à l’autre.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je puise mon inspiration à travers la mort de mes parents, j’ai vu mes parents mourir.

Quels sont vos projets d’écriture ?
Bien que je ne suis pas comme le pense les autres, d’ailleurs à cause de cela on m’a surnommée « Samuel Eto’o de la littérature », mais écrire, je ne sais faire que ça, et toute ma vie je ne ferais que ça, « le livre, c’est mon berceau et mon cercueil ».

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Chers lecteurs, je vous dois du respect, c’est vous qui allez faire de moi un homme. Mais en lisant mon roman, Les Larmes rouges, ne versez pas de larmes, j’ai jadis pleuré pour vous !