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Rencontre avec Ozias Eleke, auteur de « Les Vices d’une société en métamorphose : entre tradition et modernisme »

Présentez-nous votre ouvrage.

Mon ouvrage intitulé « Les Vices d’une société en métamorphose : entre
tradition et modernisme » est un roman qui traite divers sujets d’actualités dans une société en quête de repères. La société décrite dans cet ouvrage est une société qui a connu un passé colonial qui l’a laissé pour héritage une culture occidentale différente à bien des égards de la culture ancestrale des peuples autochtones. A travers l’histoire de son personnage principal Matong, cet ouvrage met en lumière plusieurs maux qui minent différentes strates d’une société bigarrée. Ces maux sont entre autres la perpétuation des us jugés barbares tels que l’excision, le mariage précoce et forcé, la mauvaise gestion étatique qui engendre corruption, insécurité… C’est un ouvrage d’une quarantaine de pages réparties en cinq chapitres, rédigé dans un langage courant limpide dans l’unique but d’être compris par toutes les lectrices et tous lecteurs
quel que soit leur niveau de langue.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Mon envie d’écrire ce livre est venue de ma volonté de décrier les vices de ma société dans l’espoir d’opérer un changement, de déclencher une prise de conscience de celle-ci. Le piédestal de cet ouvrage est la dénonciation de l’excision en alertant sur ses innombrables conséquences. J’ai été choqué de voir que malgré les conséquences physiques et morales visibles chez les excisées, malgré les lois répréhensibles en vigueur dans certains pays, certaines franges de la société continuent à pratiquer l’excision dans la clandestinité, mettant ainsi en péril la vie d’innocentes adolescentes. Au-delà de la dénonciation de l’excision, ce livre est la caricature d’une société qui se trouve au carrefour de son existence et dont il échoit d’opter pour le modernisme (héritage colonial) ou le conservatisme (héritage ancestral).

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

« Les Vices d’une société en métamorphose : entre tradition et modernisme » ne s’adresse pas à un public spécifique. Le message qu’il véhicule est adressé à l’intention de tout le monde sans distinction. Le changement voulu à travers la rédaction de cet ouvrage ne viendra pas que d’une frange de la société mais de l’implication de tous.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’incite à travers ce livre chaque individu à une réflexion intime sur sa personnalité, un questionnement sur soi, une remise en cause de ses actes. Le message principal contenu dans ce livre est celui de faire le choix des pratiques saines respectant l’intégrité physique et morale de l’homme qu’elles soient issus de la culture occidentale ou traditionnelle. J’ose croire que cet ouvrage contribuera à l’édification d’une société respectueuse de la condition humaine et garantissant une protection aux enfants quel que soit leur statut social, leur appartenance ethnique…

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mon inspiration découle de l’observation de mon environnement et tout ce qui s’y trouve. Je m’en vais vous faire une confidence. J’écris la plupart de mes textes quand je suis angoissé, attristé…

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je compte écrire tant que Dieu me fera grâce d’une inspiration fertile et du souffle de vie. Je me revendique d’être un auteur engagé dans la défense des causes sociales, économiques, écologiques… dans ce registre, j’ai déjà finalisé deux nouveaux ouvrages qui n’ont pas encore trouvés de maisons d’Editions.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Tout d’abord, j’invite tous ceux qui liront cette interview à se procurer « Les Vices d’une société en métamorphose : entre tradition et modernisme » qui est un condensé de la piètre condition de vie dans la plupart des sociétés africaines. Enfin, j’incite toutes les lectrices et tous les lecteurs à prendre conscience de la condition humaine et œuvrer pour un changement de mentalité autour d’eux.