Rencontre avec Ombeline Genest, auteure de  » Et si ce n’était qu’un rêve… « 

Ombeline_Genest_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Alors en fait, tout commence à cause d’un chat bleu. Pas bleu comme les Bleus Russes ou les Chartreux, un vrai bleu, style bleu ciel mais plus foncé. Sa propriétaire, Louise, fait des études pour devenir hôtesse de haut standing. Elle est assez ahurie, pas spécialement belle ni intelligente, mais elle a beaucoup d’imagination en plus d’avoir une mère plus folle qu’elle. Sa particularité ce sont ses yeux verts, qui ont des points jaunes et bleus qui ne servent à rien. Son délire, ce sont les mots. Elle ne comprend pas qu’un type ai décidé tout seul de donner un nom aux choses, et ne trouve pas normal qu’on soit tous obligés d’utiliser les mêmes mots que lui. Du coup, elle a commencé un dico, avec par exemple moussoir, à la place de fromage. Wolf, c’est un salaud de base. Il est aussi beau et intelligent qu’il est raciste et misogyne. Il est l’Élite. Et il s’avère qu’un soir il a croisé Marron. Il a alors fait des recherches et découvert qu’il appartient à une grosse fille moche… aux yeux verts avec des points jaunes et bleus qui ne servent à rien. Je tiens à signaler au passage que le coté « gros connard blond » de Wolf m’a été inspiré par Brian F, une connaissance. Il voulait absolument que je lui fasse une dédicace, mais j’ai mis son prénom pour l’un de mes personnages à la place. C’est bien aussi, non ?

Comment est née l’idée d’un tel roman ?
L’histoire en elle-même m’a été inspirée par une fiction que j’avais vue sur Arte : ça se passe à Bordeaux où, avec le réchauffement climatique, ils ont abandonné les vignes pour planter des oranges. En parallèle, il nous est présenté un jeune noir qui arrive à la frontière, protégée par de gigantesques murs où des soldats surveillent. Le noir finit par entrer, et là doit passer tout un tas de tests psychologiques et techniques. Ensuite, avec d’autres comme lui, il est envoyé dans la plantation d’oranges à Bordeaux pour servir de main d’œuvre. C’était vraiment un film incroyable. On voyait même, dans le désert, des murailles de voitures entassées les unes sur les autres pour tenter d’arrêter l’avancer du sable. Peine perdue…
Pour ce qui est des personnages, j’ai dans la tête depuis que je suis petite quatre types d’hommes. Ils ont longtemps gardé le même physique, et puis finalement avec le temps j’ai réussi à les voir autrement que des grands bruns ténébreux. Je ne conçois pas de me passer de ces styles de mecs pour mes écrits, parce qu’ils sont littéralement parfaits si vous les prenez et que vous les mélangez. Donc il y a de fortes chances qu’en lisant mes prochains livres, tel personnage vous rappelle Wolf, Mike, Lucas ou Furio !

Pourquoi avoir choisi d’ancrer votre récit dans le futur ?
Parce que le présent est tellement pourri et rébarbatif que les gens ont le droit, et surtout le besoin, de se dire que tout n’est pas perdu. L’Être Humain est optimiste par nature, vous pouvez tout lui prendre sauf ça. Donc il cherchera toujours un moyen de se dire que non, tout n’est pas perdu. Il faut entretenir cette flamme. C’est hyper important pour l’avenir, justement.

Comment l’envie d’associer deux personnages aussi diamétralement opposés vous est-elle venue ?
(Rires) Alors en fait, j’en ai plus que marre de lire des bouquins ou de voir des films/pub où les filles sont toujours canons, intelligentes, débrouillardes, tout ce que vous voulez ! Franchement, ça ne vous énerve pas, vous ? Les femmes, les vraies, ne sont pas comme ça ! Elles ont des jolies formes, elles ont des grains de beauté ou des taches de rousseurs, elles peuvent être un peu idiotes, maladroites, timides, vulgaires, et j’en passe ! Comme je l’ai dit, ce sont nos défauts qui rendent nos qualités exceptionnelles. Donc moi, j’ai décidé que mon héroïne serait une fille normale, qu’on peut croiser partout, qui a des TOC, et qui serait fichue d’avoir envie d’aller aux toilettes alors qu’ils sont au beau milieu d’une scène intime. N’importe quelle femme doit pouvoir se dire quand elle lit un livre : « Oh je fais ça des fois ! » ou « J’en serais trop capable ! » et que ça la fasse rire. L’adage ne dit-il pas : Femme qui rit, à moitié dans ton lit ? Et en ce qui concerne Wolf, c’est très simple : il est parfait. Il ne l’a pas choisit, il l’a payé vraiment très cher, mais au final c’était obligé qu’il soit parfait parce que quand on est amoureuse notre chéri l’est, qu’on le veuille ou pas.

Vous adoptez un ton très cru parfois. Est-ce important pour vous ?
Important ? Non, pas spécialement. Mais l’inconvénient du pot, c’est que l’envie de savoir ce qu’il y a dedans faiblit à mesure que le nombre de tours augmente. Par ailleurs Wolf est un méchant garçon, je ne peux donc pas le faire parler comme un aristocrate coincé. Et comme il a tendance à déteindre sur Louise d’un point de vue sexuel je ne peux pas non plus continuer à faire comme si. Il est bestial, donc le langage doit aller de paire. Et en dehors des scènes de sexe, Mike, par exemple, ne dit de gros mots que lorsqu’il est énervé ; Furio n’en dit jamais… Bon, Lucas en dit très souvent, je vous l’accorde ! (rires) Mais c’est le coté so british qui fait ça !

A quel type de lectorat s’adresse votre roman ?
A des gens pas trop coincés, j’imagine… Même si je pense qu’on peut passer outre pour l’intérêt du livre en lui-même. Après tout, il n’y a pas que le sexe dans la vie ! Par ailleurs plus ça ira et moins ils auront de temps pour eux, donc il est normal qu’ils profitent … Donc je dirais 18 – 70 ans !

D’autres projets littéraires pour l’avenir ?
On disait avec ma belle-sœur que les livres sur les vampires étaient vraiment tous les mêmes aujourd’hui, et que sur les loups-garous, il n’y en avait pas des masses. Et puis, elle m’a dit comme ça qu’elle était sûre que je pourrais écrire un livre trop bien sur les loups-garous. Vous pensez donc que je m’y suis attelée… Je pense le fignoler et vous le proposer bientôt, vous me direz ce que vous en pensez ! Et sinon, je ne veux surtout pas spoiler, mais le début du tome 2 de « Et si ce n’était qu’un rêve… » est plutôt canon !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
N’hésitez pas à passer sur mon site officiel :
http://ombelinegenest.wix.com/site-officiel
Et si jamais mon livre vous inspire quelques choses, faites-le moi savoir, ça me fera très plaisir !