Rencontre avec Olivier Ginestet, auteur de « Le Pont »

Olivier_Ginestet_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Le héros du livre, Lucas Besson, est un homme déboussolé. Sa femme vient de le quitter, il n’a pas de véritables amis et il a un problème avec l’alcool. A quarante ans, il estime qu’il est temps pour lui d’effectuer un retour aux sources. Il démissionne donc de son travail et quitte Paris pour s’installer à La Rochelle, la ville de sa mère et de ses grands-parents. L’histoire est tout d’abord assez sombre. L’ambition de Lucas est de se suicider en sautant du pont de l’île de Ré. Mais, évidemment, les événements ne se déroulent pas comme il les avait envisagés et une rencontre accidentelle va bouleverser sa perception du monde.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Jusqu’à présent je n’avais publié que des documentaires, des biographies historiques. J’ai commencé à sortir des sentiers battus en écrivant un conte pour enfants, puis je me suis laissé tenter par l’écriture d’un roman. Il s’agit d’une nouvelle expérience, d’un essai que j’espère transformer.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mes précédents livres étaient plutôt destinés à des spécialistes ou à des passionnés d’histoire. En revanche, je pense que « Le Pont » est accessible au grand public. La ville de La Rochelle tient aussi une place importante dans ce roman, c’est presque un personnage. Les Rochelais ou les amoureux de la cité portuaire seront peut-être plus sensibles à l’histoire.

Quel message avez vous souhaité transmettre en écrivant « Le Pont » ?
Il s’agit d’une fiction. Ce n’est ni un essai ni un livre autobiographique. J’espère simplement que les lecteurs prendront du plaisir en lisant « Le Pont ». L’histoire est tout d’abord assez sombre, mais elle s’éclaircit ensuite jusqu’à laisser une petite part de liberté dans l’interprétation du dénouement.

Quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?
La frontière entre le réel et l’imaginaire me fascine. Il s’agit d’ailleurs d’un thème idéal pour écrire un roman. Ensuite, le héros du « Pont » est un homme désespéré. Il n’a plus guère d’illusion et il ne porte pas une grande estime au genre humain. Ce sont des thèmes « existentiels » que l’on retrouve souvent dans les romans.

Vos auteurs de référence ?
J’ai découvert Jean-Paul Dubois en lisant « Kennedy et moi ». Depuis je lui reste fidèle. J’apprécie son humour noir et son ton désabusé. Je suis attaché à l’œuvre de Tchekhov. Je lis et relis régulièrement ses nouvelles. J’aime aussi me référer à des auteurs aussi différents que Stefan Zweig et Paul Auster.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je poursuis mes recherches historiques. Je travaille notamment sur la carrière politique d’Eugène Réveillaud, l’un des pères de la séparation des Eglises et de l’Etat. Côté roman, j’ai commencé à écrire une nouvelle histoire intitulée « Les Vieux amants ». Après l’enterrement de son beau-père, un homme passe la soirée avec sa belle-mère. Pour cet homme, qui s’interroge sur les fondements de son propre mariage, ses beaux-parents formaient un couple idéal. Sa belle-mère lui raconte alors sa vie.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Merci !
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