Interview écrite


Odile_Villois_Edilivre
22 janvier 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Odile Villois, auteure de « Homonymes mortels »

Odile_Villois_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Le passé resurgi dans la vie d’une secrétaire médicale sous forme d’une vengeance macabre, mêlée de magie noire ou « bleue » et d’intrigues, pour aboutir à une véritable enquête policière… Ce roman policier nous fait douter des limites entre le réel et la fiction. Quelles sont-elles ? Peut-on croire très fort en quelque chose, même si c’est la haine qui nous pousse, pour que ces limites soient franchissables ?

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Il me fallait, après un regard sur le passé et sur l’avenir, faire un signe à tous ceux et celles qui ont fait ce que je suis aujourd’hui, qu’ils aient disparus ou non, et leur dire qu’ils font et feront toujours partie de mon chemin. Natty me ressemble, il est vrai, mais ce n’est pas moi. Elle reste malgré tout très proche de ce que je suis.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Il n’y a pas de lecteur désigné pour ce roman. Il faut simplement aimer les intrigues policières et avoir de l’imagination pour se sentir habité par l’un des personnages, au bon vouloir du lecteur.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Je crois que le fait que les chapitres soient rédigés de façon à ne pas durer des lustres fait que mon ouvrage se lit, mais aussi se regarde comme si on regardait un feuilleton télévisé ou un film. Les scènes sont décrites pour que le lecteur s’imagine dans le livre et non en dehors du livre.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
On croit parfois que l’on se construit seul mais nos origines, les mots, les gestes, les expériences de chacune des personnes que l’on rencontre, nous façonnent sans forcément que l’on s’en rende compte. Après, à nous de faire le tri pour devenir « soi », une personne unique.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Mon inspiration reste pour moi un mystère : il me faut entendre une phrase, vivre un instant, voir un paysage ou une situation cocasse, pour que mes doigts me démangent.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Deux ouvrages sont déjà en cours : un ouvrage pour les enfants sous forme de fables où j’ai pu y adjoindre mes propres dessins et un autre roman policier, plus sombre que le premier, où le mot « personne » prend toute sa dimension. D’autres projets végètent mais lorsque le moment sera venu, ils prendront forme sans aucun doute.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Qui que vous soyez, dites-vous qu’un jour, il faut prendre sur soi de pousser cette porte qui s’entrouvre… Le bonheur se trouve probablement derrière… Il suffit d’y croire très fort.