Rencontre avec….Nelly Orand

  Nelly Orand, Abracadabra : arbres et forêts expressions imaginaires & inspirations littéraires est votre troisième ouvrage publié chez Edilivre. Pouvez vous nous en parler ?  L’arbre est une ressource : il donne le fruit, tempère les vents, procure l’abri, retient l’eau, purifie l’atmosphère. De fait, il est un composant essentiel des systèmes vivants ; il joue aussi un rôle décisif dans la culture des peuples à qui il assure subsistance. L’arbre est aussi un symbole de notre inconscient collectif : il alimente nos jeux d’enfants, nos croyances spirituelles ou encore nos contes populaires. Cet essai illustré s’attache à décrire la symbolique de l’arbre et de la forêt dans l’imaginaire populaire occidental, selon une approche littéraire. Il met à l’honneur, à partir d’adages ou de textes d’auteurs, ces éloquents personnages sages, immuables et ô combien singuliers. D’où vous vient cette fascination pour l’arbre ? C’est une source d’inspiration évidente lorsque l’on vit en territoire de montagne. La nature est omniprésente autour de moi. Elle un sujet perpétuel et inlassable d’observation. Pour la dévoreuse de livres que je suis, la littérature de type « épopée rustique », à l’image de Pagnol, Magnan ou Giono, n’est pas non plus sans influence. Qu’est ce qui vous a poussé à écrire sur le sujet ? Je ne vois aucun sujet aussi noble et populaire que l’arbre. C’est un terreau tellement fertile pour l’imaginaire. Son silence, son immuabilité, sa solennité inspirent une forme de respect. Sa vitalité, sa constance, sa longévité forcent l’admiration. On lui prête tant d’attributs : tout à tour mystérieux, sage, magique, maléfique, protecteur…Et si l’arbre pouvait parler ? Lui a qui vu défiler les âges et qui sera encore là bien après nous, que nous dirait-il ? C’est un sujet inépuisable d’inspiration… Comment définiriez-vous votre style d’écriture ? Le premier texte que j’ai écrit et publié il y a trois ans était un recueil de poésies. Depuis, cette empreinte ne m’a pas quittée. Je suis sensible aux mots rares, aux constructions rythmées, aux alliances de sonorités. Je pense évoluer dans un style plutôt lyrique et très imagé. Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait faire sur votre livre ? Le plus beau compliment qu’un lecteur pourrait me faire après avoir lu mon livre serait : « j’ai appris quelque chose ! » Pour vous, qu’est ce qu’un livre réussi ? J’écris pour moi, pour satisfaire une sorte de passion pour l’écriture. Mais j’écris aussi en pensant à quiconque viendrait à me lire ensuite. Et je considérerai avoir bien écrit seulement si mon texte se montre capable de rencontrer un lecteur, de le séduire, d’attiser sa curiosité, de susciter son intérêt et de l’inviter à tourner les pages ! Pouvez-vous nous parler de vos projets littéraires à venir ? Je me tourne vers la rédaction jeunesse. Je viens d’écrire mon premier conte qui est présentement en cours d’illustration…

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