Rencontre avec Muhamat Corbeau, auteur de «La bombe K.K. (Kiss Kool)»

Muhamat_Corbeau_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
« La bombe K.K. (Kiss Kool) » est une comédie en cinq actes totalement décalée, puisqu’elle plaque la réalité de la monarchie absolue de droit divin, qui connut son apogée au XVIIème siècle, dans une France d’aujourd’hui. Il ne faut pourtant pas s’y tromper. Si les personnages sont ceux d’une monarchie, avec son roi, son cardinal, sa reine-mère, «On n’y respecte rien, chacun y parle haut… Et c’est tout justement la cour du roi Pétaud». (« Le Tartuffe », Acte premier, Scène première, vv 11-12, Molière, 1669.)
Le héros de la pièce est le capitaine des mousquetaires du roi, le capitaine Kata, qui est aussi l’époux de madame, la sœur du roi Henri-le-Bienheureux. Agent très spécial, assisté par un écuyer tout aussi rocambolesque, le fidèle Farfadet, il a pour mission principale de désamorcer les bombes sexuelles mettant en péril le royaume de France. Lors de cet épisode, il doit réduire à néant la bombe K.K., (Kiss Kool), femme diabolique dotée d’une arme aussi redoutable qu’indétectable : un sourire ambigu, alliant l’innocence la plus ingénue avec le sex-appeal le plus provocateur. C’est alors qu’elle a résolu de s’attaquer aux forces armées du royaume que le capitaine intervient pour contrer ses desseins.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Je répondrais spontanément : pour le plaisir d’écrire ! De manière plus complète, afin de créer un monde virtuel permettant de condamner par le rire et la dérision des réalités cruelles.

Que signifie ce titre ?
C’est un jeu de mot qui me permet d’affubler l’héroïne d’un vocable scatologique sans le nommer expressément.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
La pièce s’adresse à tous les lecteurs, de 7 à 77 ans.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
C’est une pièce de cape et d’épée, qui met en scène des personnages inspirés de la commedia dell’ arte. Le message est secondaire. Le principal est le comique de langage et de situation. Cependant, au-delà de la pure satire, je délivre un message alarmant, notamment à travers le personnage de la courtisane, la bombe K.K.. Si sa simple présence occasionne des dommages irréparables, si elle est aussi vénale que nymphomane, elle n’en condamne pas moins la cruelle réalité des femmes qui sont amenées par nécessité à louer leurs faveurs, et qui sont parfois réduites à un esclavage sexuel qui est, à mes yeux, un crime contre l’humanité.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Pour l’écriture de cette comédie, Molière fut un maître absolu. J’ai puisé mon inspiration en son œuvre, mais aussi dans la réalité d’une situation sentimentale douloureuse, que la comédie m’a permis de dépasser.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je travaille actuellement avec Edilivre à la publication d’une tragédie en cinq actes, « Pasiphaé », relatant le destin de la reine de Crète, frappée par une passion animale l’amenant à s’accoupler avec le taureau de Poséidon, puis à donner naissance au Minotaure, monstre mi-homme, mi-taureau, symbolisant la Cité gouvernée par la bestialité.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Si «la comédie corrige les mœurs par le rire», le rire et l’autodérision sont aussi les armes providentielles de l’homme en proie au désespoir !