Interview écrite


Mikhail_Idvanoff_Edilivre
21 décembre 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Mikhail Idvanoff, auteur des « Chroniques de l’inconscient – Volume 1 – Légendes martiales »

Mikhail_Idvanoff_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
« Chroniques de l’inconscient – Volume 1 – Légendes martiales » est un recueil de trois nouvelles fantastiques qui ouvrent la série des « Chroniques de l’inconscient ». Chaque volume des »Chroniques » comporte un thème. Le lecteur peut suivre la numérotation ou choisir le thème qui lui convient. Ici, je propose trois nouvelles « Au-delà des mots ou l’art du poing silencieux », « Le sabre et le bâton » et « Les portes de la nuit ». Comme souvent, mes livres racontent les rêves auxquels beaucoup d’humains aspirent. Dans « Au-delà des mots », c’est le rêve d’une jeune femme qui aspire au bonheur malgré son handicap. C’est un conte « zen » assez moderne, mais transposé dans une Chine médiévale. Dans « Le sabre et le bâton », c’est la quête d’un escrimeur du Japon ancien et imaginaire qui aspire à rester le meilleur… Et pour finir, dans « Les portes de la nuit », c’est le rêve d’un portier (un “videur” comme on dit) au passé lourd qui cherche une forme de rédemption. Cet ouvrage comprend donc trois contes « zen », voire « shinto » et surtout fantastiques.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Tous mes livres sont écrits pour raconter à une amie très chère (que je surnomme « Touzik, la fée russe ») tout ce que je ne peux lui exprimer au quotidien. Étant donné qu’elle habite loin de moi. Dans ce livre, j’ai voulu laisser une trace essentielle de mon passage dans le petit monde des arts martiaux. Un domaine qui fut ma grande passion durant des années. Après avoir tout arrêté, j’ai exprimé ce qu’il me restait de ces expériences. Cela en rendant hommage aux pratiquants et aux maîtres. Je lie ces deux états. En effet, dans le zen martial, il convient par réalisme, efficacité et modestie de toujours garder l’esprit du débutant. Peu importe le stade auquel on se trouve…

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Ce livre s’adresse aux connaisseurs passionnés de films d’arts martiaux, de manga, de zen, de taoïsme, d’histoires fantastiques et surréalistes. Mais aussi à tous ceux qui voudraient avoir un autre regard sur ces sujets ou simplement sur la vie.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Peut-être un paradoxe ! Que l’homme récolte ce qu’il sème et qu’en même temps, les choses paraissent lui échapper. Que rien ne semble écrit ! Et que tout semble écrit ! Des questions sans réponses. Je veux encore parler du fond choses et de leurs apparences. Mais aussi poser des questions auxquelles je réponds (quand même) à travers le dénouement de chaque histoire. Une vie de bonheur est-elle réalisable ? Peut-on être le plus fort ? Doit-on chercher à l’être ? La rédemption est-elle possible ?

Où puisez-vous votre inspiration ?
Une multitude de choses m’inspire ! D’abord, j’ai reçu l’énergie créatrice grâce à la fée dont j’évoque le nom un plus haut dans cet article. Ensuite, dans mes expériences et mes rencontres jadis, avec deux grands maîtres. Ensuite, dans les films (je pense ici au long métrage chinois « A touch of Zen » ainsi qu’au court métrage « La vengeance des Bonzes ») ou dans mes lectures (je pense là, au livre « Shodoka » traduit par le maître de Zen Soto Taisen Deshimaru.) Et encore, dans des choses qui m’échappent.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai conclu deux séries « Au-delà de la magie » et les « Chroniques de l’inconscient ». Je voudrais les proposer, les diffuser. Par la suite, j’aimerais écrire des chroniques de voyages (avec photos).

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Même s’il évoque le Zen, le Shinto et d’autres choses encore, ce livre n’a pas une vocation à donner des leçons de vie ou une doctrine au lecteur… Même si j’ai tâché d’écrire des choses profondes et « belles », la modestie (réaliste) me conseille de dire que c’est avant tout du divertissement. Du beau divertissement, j’espère. Je remercie les lecteurs de toute l’attention qu’ils portent à mes ouvrages. Aussi, je leur souhaite une bonne lecture et surtout d’être « heureux » !