Interview écrite


Mamadou Nabombo Edilivre
5 août 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Mamadou Nabombo, auteur de «Une Seconde Chance»

Mamadou Nabombo EdilivreBonsoir Edilivre,

Bonsoir chers lecteurs et chères lectrices,

Tout le plaisir est pour moi ce soir de vous parler de mon livre intitulé Une Seconde Chance. Cependant, je tiens à vous remercier et à affirmer toute ma gratitude à toute l’équipe d’Edilivre qui n’a cessé de se faire suer pour que la publication de ce livre soit effective. Je suis donc honoré de votre accueil chaleureux et merci encore une fois de plus.

Présentez-nous votre ouvrage ?
Mon ouvrage est un recueil de poèmes que j’ai intitulé Une Seconde Chance. Pourquoi Une Seconde Chance? Une Seconde Chance parce que  fini les temps de l’esclavage, de la colonisation et des indépendances. Les temps sont donc révolus, avec chacun ses caractéristiques intrinsèques. De toutes ces trois époques susmentionnées, celle des indépendances, qui est pour chaque État de voler de ses propres ailes,  fut la plus mouvementée et la plus sollicitée par ceux qui en avaient besoin pour assouvir leur faim. Mais depuis la soufflée de ce vent libérateur jusqu’à nos jours, il s’est révélé de part et d’autre que l’Afrique est devenue un nouveau champ de bataille où plus d’âmes crèvent encore. Alors comme quoi, chaque événement ou fait germe du passé peut-être que nous avons voulu ou pas qu’il arrive. C’est donc le lieu ici de donner un nouveau agencement de pouls, un nouveau coup d’accélérateur à notre Mère-Patrie afin que nous puisons enterrer les armes de division et oublier nos offenses dans le but de bâtir un monde  neuf que j’ai donné le titre Une Seconde Chance à mon ouvrage.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Ce n’est ni par complaisance ni par névrose que j’ai décidé d’écrire ce livre. Ce qui m’a poussé à l’écriture résulte des malheureux événements que traverse mon continent l’Afrique. Amoureux des Lettres que je suis, je me suis un moment posé cette question : Quel est ma contribution face à cette impasse que traverse mon continent ? Bref, je sais que je ne suis pas le seul à me poser cette question mais elle est noble pour tout individu qui prête son encre à sa plume. En effet, j’ai écrit ce livre car selon un contemporain, les lettres nourrissent l’âme, la corrigent et la rectifient. Fier dans ma peau noire, j’ai donc écrit ce livre pour que chaque africain prenne conscience afin qu’il laisse un beau sourire aux lèvres de la génération future.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
En écrivant ce livre, je n’ai aucunement pas eu l’intention de l’adresser à une frange humaine bien spécifique. Je suis entré en contact avec les hommes, les femmes, les vieux, les jeunes et même avec les enfants pour comprendre ce qu’ils attendent vraiment d’un poète. A la longue, j’ai appréhendé leur perception sur leur milieu de vie et je me suis rendu compte qu’ils aspirent tous à un désir commun qu’est une Afrique unie et paisible. C’est au vu de ce contact personnel que mon premier livre s’adresse à tous les peuples africains sans distinction de sexe, de race, d’ethnie, de religion, d’idéologie et j’en passe.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Un message fort, oui un message très fort et haut d’ailleurs. Ce message s’adresse particulièrement à tout un chacun de nous mais plus généralement aux nouveaux dirigeants africains et leurs peuples. Bref, ce livre se veut transmetteur d’un message de réconciliation entre les peuples africains, de paix en dehors de toute injustice. Plus loin, ce présent livre se veut également un médiateur entre les peuples et ceux qui ont prêté serment d’être leurs garants.

Où puisez-vous votre inspiration ?
A l’instar de tous les poètes (d’Afrique comme d’ailleurs), je puise mon inspiration d’un constat, d’une émotion plus ou moins affective, d’un évènement ou d’un fait plus ou moins malheureux ou même d’un être. Cependant, deux assertions tirées du martiniquais et l’un des hydres de la Négritude, Aimé Césaire et de Amaru Kémite Florian, poète congolais de la nouvelle génération m’ont plus remarqué selon lesquelles ils disent succinctement : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche. Ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir », « Beaucoup se disent fiers d’être africains, mais combien font de leur mieux pour que l’Afrique soit fière d’eux ? ». Certes oui, ces deux illustres hommes de Lettres ne sont pas de la même époque mais visent tous un intérêt commun qu’est l’épanouissement des africains. C’est justement le lieu par excellence de dire que ce sont de ces deux  auteurs que vient ma source d’inspiration poétique.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Qui parle de projets parle absolument de moyens, moyens financiers, humains, sociaux et tant d’autres. En effet, dire que je suis capable de réaliser tel ou tel projet pour le moment relèverait d’une erreur de ma part peut-être. Mais, comme nous savons que le commun des mortels aspire à réaliser un bien fondé dans l’avenir, alors je ne saurai être en marge de ce constat général. Moi personnellement, mes projets pour l’avenir ne sont pas chose nouvelle. Un peu de paille, d’eau et de feu pour que chaque africain puisse vivre mieux dans sa peau sans haine et dans le partage.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
A chaque lecteur et lectrice, ne nous laissons pas emporter par le vent déstabilisateur et corrupteur, ne fuyions pas les ballets d’honneur au profit de la paresse, ne croisons pas alors les bras en attendant un espoir nouveau car comme le disait l’ancien Président malien Alpha Oumar Konaré : « Ces terres si pauvres, si poussiéreuses et si arides, nul ne peut les toucher, les sentir et les servir mieux que nous ». Il y va donc de l’intérêt de tout un chacun de nous d’apporter sa pierre salvatrice dans la construction et dans l’unification de notre chère Afrique en s’aimant, en s’entraidant mutuellement et en échangeant pour que cette paix dont nous aspirons ne soit pas un vain mot mais plutôt un comportement. Ensemble, serrons-nous la ceinture pour que nos nations émergent vers un développement durable et crédible.

Je vous remercie.