Interview écrite


6 décembre 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Madelyne Dayssanges, auteure de  » Pour t’endormir mon cœur ou les contes de mamie Poune « 

Madelyne_Dayssanges_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Ce sont des contes pour enfants que j’ai inventé et que j’invente encore, j’en ai encore plein en réserve.

Pour qui avez vous écrit tous ces contes ?
Étant petit, mon fils m’a dit un jour : « Maman, pas ce livre je le connais par cœur, pourquoi tu m’en inventes pas ? ». De là est partie l’idée, j’ai repensé à mon grand-père et voilà.

Où avez-vous trouvé votre inspiration ?
Avant que le divorce de mes parents ne provoque un séisme dans la famille et dans mon enfance, la première partie de celle-ci était heureuse. J’avais un grand-père qui me racontait des histoires magiques, qui m ‘apprenait la nature et les éléments et plein d’autres choses qui me servent maintenant. Maman, elle aussi, jouait avec moi et me racontait des histoires. Le jeudi à l’époque, il n’y avait pas d’école, elle me faisait des habits de princesse, de fée, en tissu ou en papier crépon, et l’après-midi se passait ainsi. J’ai donc repris l’idée de la forêt magique de mon grand-père et j’ai inventé un petit monde magique et féerique. J’ai même en réserve des histoires qui se passent au fond de mon océan avec Sirenella, une petite sirène et des habitants de l’océan, et d’autres avec des petits anges taquins qui viennent jouer avec mon petit-fils.

Qu’est ce qui vous plaît dans l’univers des contes ?
Faire rêver. D’ailleurs, je m’amuse énormément à créer ce petit monde magique, à le faire parler, à lui donner vie. Les enfants ne rêvent plus maintenant, on ne croit plus a la petite souris, ni au Père Noël ou très peu. Ils sont de plus en plus jeunes à utiliser une tablette ou un ordinateur. Je ne suis pas contre mais il n’y a plus de rapport avec le récit et la lecture. La maman ou le papa qui lit une histoire le soir , ou les grands-parents qui le font, sont rares. Tout le monde est sur l’ordinateur ou devant la télé et les dialogues n’existent plus. Je trouve cela dommage. Il est important de parler, tant pour raconter des histoires que pour transmettre des valeurs ou des souvenirs d’avant, sans pour autant sombrer dans le regret du temps passé.

Qu’aimeriez-vous transmettre par ce livre ?
Du rêve, des sourires, des yeux écarquillés par la magie de ma forêt. Quoi de plus beau que les yeux de mon fils quand je lui racontais les histoires avec une marionnette de lapin que nous appelions le lapin magique. Il savait tout ce lapin et mon fils me regardait émerveillé, blotti tendrement dans mes bras. Mon petit bout d’amour est encore un peu petit mais il écoute et ce petit bout dans mes bras qui ouvre de grands yeux émerveillés est le plus beau cadeau du monde à mes yeux, tout comme l’a été mon fils . Je lui plante un décor, je mime, je fais voir des images etc… Je viens de terminer la marionnette de mamie poune, je compte en faire d’autres représentant certains habitants de ma forêt et faire le chêne en bois et le peindre car c’est au pied de mon chêne qu’on entre dans la forêt. J’étudie aussi le concept pour les insérer dans le tome 2 des contes de mamie poune.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Rêvez. Retrouvez votre âme d’enfant, rêvez et surtout faites rêver vos enfants. Je sais que pour beaucoup la vie est dure et la conjoncture ne s’y prête guère mais faire rêver un enfant c’est aussi lui fabriquer des souvenirs pour plus tard, quelque chose qu’il transmettra à son tour quand il sera parent. Et quoi de plus beau quand on est devenu adulte que de passer le flambeau. J’ai donné le secret de ma forêt magique à mon fils tout comme me l’avait transmis mon grand-père et j’espère sincèrement qu’il le transmettra aussi un jour, bien plus tard, quand il sera à son tour devenu grand-père.