Interview écrite


Laura_Wacker_Edilivre
4 février 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Laura Wacker, auteure de « Orion »

Laura_Wacker_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Orion » est une histoire à double tranchants. Il y a d’abord cette tragédie, un jeune adolescent qui, dans le fond, avait certainement beaucoup souffert de ne pas avoir eu la chance de grandir au milieu des siens et qui, des années plus tard, les retrouve un à un pour crier vengeance. Puis il y a ces institutions, toutes deux fondées sur les ruines du passé et au sein desquelles des adolescents se cherchent et trouvent leur véritable identité.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Lorsque j’avais commencé à travailler sur le manuscrit, je n’avais pas encore envisagé d’histoires de fantômes en détresse à la recherche d’un passé qu’ils n’ont jamais connu. Cela renvoie à une autre question : « Pourquoi le titre Orion ? ». Je suis une très grande passionnée de planétologie et en parallèle également de mythologie. Il est donc tout naturel que mon livre s’appelle ainsi. Ce titre est venu instinctivement en référence à la constellation d’Orion située sur l’équateur céleste. L’équateur étant le milieu de deux hémisphères ; deux mondes pas si différents dans le livre. La légende raconte que le Dieu Orion était réputé pour sa beauté et sa violence. Pour le punir, Zeus le transforma en un amas d’étoiles, donnant ainsi son nom à ladite célèbre constellation.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
À tout le monde. Le surnaturel restera à jamais un sujet qui passionne. Je m’y suis intéressée très jeune et je regardais toutes les séries traitant de ce sujet. J’ai grandi avec les « Chair de poule » de R. L. Stine et autres « Fais-moi peur », « Aux portes du cauchemar ». Avec « Orion » j’avais d’ailleurs un peu craint de tomber dans le cliché de ce genre de littérature destiné aux plus jeunes mais, comme je le dis ci-dessus, que l’on croit en ces choses-là ou pas, les revenants n’ont pas fini de nous hanter.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
« Orion » porte également une vision sur des sujets d’actualité comme la violence, la délinquance mais aussi les humiliations que subissent au quotidien les gens en surpoids à l’heure du diktat de l’extrême maigreur.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Un message d’espoir. Même si le destin nous échappe quelquefois, un jour ou l’autre tout s’arrangera. La nature favorise certaines personnes car elles mènent une existence confortable et heureuse alors que ledit destin s’acharne sur les autres comme s’ils avaient commis un crime atroce avant de naître (je crois en la réincarnation).

Où puisez-vous votre inspiration ?
Il me suffit de voir une photo ancienne ou une représentation quelconque pour qu’immédiatement mon cerveau se mette au travail. Les témoignages aussi peuvent être une source d’inspiration. Même mon handicap, l’hyperacousie, en est une. Mais ceci sera une autre histoire…

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je travaille actuellement à l’écriture de mon troisième roman mais j’espère également pouvoir un jour travailler comme scénariste. Mon but est d’apporter au lecteur -ou peut-être plus tard même au spectateur- quelques moments de quiétude.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je me souviens parfaitement des cours de théâtre le mercredi matin de huit heures à dix heures lorsque j’étais en 5ème. Ce n’était pas une obligation, mais mon hyperacousie douloureuse étant un peu moins forte à l’époque et j’y participais fièrement, même si je me protégeais les oreilles de temps à autre. Ce n’était pas bien bruyant mais c’est ainsi que j’ai eu le vrai déclic. Aujourd’hui, c’est un peu grâce à mon ancien professeur de français que j’écris.