Rencontre avec João Marques auteur de « J’ai commencé à fumer avec Bébert »

João_Marques_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Bébert a vraiment existé. Il a vraiment été légionnaire et je l’ai connu lorsque j’avais seize ans. Cet ouvrage met en exergue l’incapacité de l’humain à accepter le bonheur dans sa simplicité la plus commune et à aller presque toujours, vers ce qu’il sait pourtant dangereux. Cet ouvrage parle d’un homme n’ayant pas été aimé et par conséquent, ne sachant pas aimer. Dans les orphelinats et les bistrots on ne peut qu’acquérir une médiocre éducation. En ce qui concerne les femmes c’est encore l’image de la mère qui est omniprésente car absente pendant l’enfance de Bébert, ce qui rend ses rapports avec elles braques et pleins de crédulité.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour me délivrer moi-même. Bébert, comme tous mes écrits, c’est avant tout moi-même. Je l’ai aussi écrit pour lui car c’est le père que j’ai adopté. Une sorte d’hommage posthume.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Personne ne sait où vont les mots lorsqu’on les écrit.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Que nos choix nous appartiennent. On peut absolument tout faire dans sa vie le seul hic est de l’assumer ou pas.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans un jardinet clos dans ma tête. Fleuri ou en friche. Tout dépend si le portail grince ou pas.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Faire éditer « L’homme singe » mon tout premier manuscrit où Bébert trainait déjà ses guêtres et que je corrige en ce moment puis, continuer mon manuscrit actuel basé sur les sites de rencontres du net.

Un dernier mot pour les lecteurs ? Le mot de la fin ?
Je n’ai aucune prétention sur mes écrits. Surtout pas sur « J’ai commencé à fumer avec Bébert ». Depuis que je l’ai écrit j’ai acquis un style d’écriture bien différent. Plus cru et plus sauvagement frontal qui n’épargne rien, surtout pas l’auteur. En ce qui me concerne, écrire c’est se dévoiler à outrance, un viol consentant en quelque sorte dans lequel l’auteur se fait douleur deux fois, une première en écrivant et la deuxième fois en étant lu. Mais c’est la règle du jeu sinon tous les auteurs n’écriraient que pour des tiroirs aux odeurs de naphtaline.