Rencontre avec Isabelle Auzance, auteur de « Travel Game »

Présentez-nous votre ouvrage.

Dans ce roman choral, les chemins de Raphaëlle, Mathieu, Florence et les autres vont se croiser au Sénégal, au cœur duquel se déroule le Travel Game. Ce jeu grandeur nature, qui induit une nouvelle façon de voyager, va les entraîner dans une aventure qui va bouleverser leurs certitudes.

Si l’intrigue en est policière, l’atmosphère en reste, néanmoins assez légère, ce qui n’exclut nullement d’aborder des thèmes plus profonds. Sociologiques, en confrontant les personnages à d’autres fonctionnements, à une autre culture. Psychologiques, en les plaçant face à leurs propres contradictions. Cet ouvrage est également, un voyage à part entière, une échappée du quotidien qui, je l’espère, éveillera tous les sens.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Dans l’impossibilité plusieurs années durant, de me rendre au Sénégal, ce pays aux mille facettes, l’idée de recréer autour de moi, son atmosphère, sa chaleur, la gentillesse de ses habitants, est devenue une évidence.

Après plusieurs expériences artistiques, il m’a semblé que l’écriture était la plus à même de transcender cette nostalgie, un penchant récurent, chez moi. Nostalgie d’un pays, de l’enfance, et un certain attachement au passé, comme en témoignent le temps du récit et la construction des chapitres.

C’était, surtout, le moyen de faire partager au lecteur cette passion, de lui donner l’envie de boucler, au plus vite, ses valises.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

A tous (y compris les plus jeunes), citoyens du monde, voyageurs immobiles, ou non, curieux et gourmands, ceux qui connaissent le pays et ont envie de le retrouver, ceux qui voudraient le découvrir…Tous !

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Plusieurs, en fait. La curiosité et l’urgence absolue, d’aller chercher dans ces pays pétris de traditions une simplicité, une vérité pour contrer ce que je ressens comme une certaine dissolution de notre société.

La loyauté, en amitié entre Omar et Raphaëlle, en amour entre Raphaëlle et Mathieu, sans laquelle rien de durable ne peut être envisagé.

La nécessité vitale de repérer et de se protéger des personnalités toxiques car, si le personnage de Florence revêt un certain aspect caricatural, ses alter ego dans la vraie vie, n’en demeurent pas moins d’une dangerosité morbide.

L’entraide, la transmission car elle fut le vecteur de mes années d’enseignement, et le partage aussi, sont autant de messages véhiculés par ce roman.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

De chacun de mes séjours au Sénégal, j’ai rapporté un carnet de voyage. Je sentais déjà le besoin de ne pas oublier, de ne rien laisser filer dans le sablier de la mémoire. Je n’ai eu qu’à m’y replonger.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Actuellement mon projet est de faire connaître ce roman ici et là-bas. Sans être autobiographique, il est tout de même la compilation d’expériences et de moments vécus avec des personnes à qui j’avais envie de rendre hommage. Aussi, me faut-il, à présent repartir en quête d’aventures et d’instants partagés.

L’idée de travailler avec le support de la photographie me tente assez…Qui sait quelle forme prendra mon futur travail d’écriture ?!

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je leur souhaite une bonne lecture ! J’espère qu’ils seront touchés par ces personnages pour qui j’éprouve une grande tendresse, y compris les plus sombres. Ils traversent le roman comme tout un chacun traverse la vie, avec ses qualités, ses travers et les moyens du bord.