Interview écrite


14 août 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Guy Pracher, auteur de « À la conquête d’Éden »

Guy_Pracher_EdilivreD’où vous vient votre goût pour l’écriture ?
Je ne sais que peindre avec des mots. J’ai d’ailleurs toujours regretté avoir cette sensibilité de l’écrit et des mots, en comparaison par exemple, avec mes amis peintres qui ont une sensibilité de géants, probablement plus proche du cœur.

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Oula ! Je laisse volontiers cette tâche à ceux qui le liront. Disons qu’on peut le considérer comme un roman historique et d’actualités. Je m’explique : un contexte historique, celui de Jeanne d’Arc et de la guerre de Cent ans, pour recadrer l’ensemble dans une problématique et des questionnements contemporains, actuels donc… Il y a aussi comme élément central, dans la maille de ce récit, une histoire d’amour de couple, celui d’Adam et Ève en Éden, qui s’inscrit complètement dans la problématique sociale actuelle de la relation hommes-femmes ; l’amour de couple étant au centre de la construction de la famille, qui elle-même est la cellule de base de la société. Et bien d’autres choses… mais si je devais résumer, et qu’il s’avère que mon résumé devienne aussi long que le livre, alors autant lire le livre… N’est-ce-pas ?!

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour que ne soit pas perdu ce que j’avais vécu ces dernières années, notamment au plan spirituel, mais avec également pas mal de flash-backs sur ma vie passée. L’écriture de ce livre s’est réalisée naturellement : par goût, par nécessité et aussi par devoir. Je l’ai écrit aussi pour tenter d’aborder des sujets plus en profondeur — sans pouvoir les développer suffisamment — ce que le dialogue épistolaire entre personnes ne permet pas. Parallèlement à l’écriture de ce livre, qui a duré quatre années, il m’a fallu expérimenter ce que l’on appelle « entrer en soi ».

Quel message avez-vous souhaité transmettre à travers votre ouvrage ?
Que le Bien n’est pas une religion, mais une nécessité pour notre humanité et son avenir.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Vous me tendez un piège, là ! M’inciter à parler des qualités de mon livre, c’est implicitement m’inviter à masquer ses défauts… Disons que la spécificité de ce livre n’est ni dans son style d’écriture, ni dans le déroulement du récit. Ce livre contient ma chair et mon expérience de la vie. Mon vécu. Personnellement, j’estime que l’une des qualités de ce livre, et qui pourra aussi être considéré comme son défaut, c’est qu’il est vraiment « tout public ».

Vos auteurs de référence ?
Alphonse Daudet pour la littérature française et Tolstoï.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Peut-être un Tome 2 ? …Mais je n’y suis pas encore, loin de là et d’ailleurs, peut-être ne verra-t-il jamais le jour. Il faudra donc se contenter de celui-là, qui n’est qu’une sorte d’introduction aux sujets fondamentaux de l’existence que je souhaiterais aborder. Savez-vous par exemple, que nous les humains, encore à notre époque, ne nous intéressons que très peu à la vie, alors que c’est ce qui devrait nous intéresser le plus ?!…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Ne vous découragez surtout pas avec ce livre. Dès sa première lecture, vous y trouverez quelques pépites, déposées çà et là. Car c’est ainsi qu’il a été fait. Et surtout, n’hésitez pas de le laisser de côté dès qu’il vous ennuie. Mais lisez-le et relisez-le, plus tard… Même des années après. Je considère que ce livre est presque un anti-livre, c’est-à-dire, tout ce qu’il ne faut pas faire quand on écrit un livre. Et aussi, une mine de diamants bruts aux concrétions boueuses qui ne dit pas son nom.