Interview écrite


29 juin 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Guy Bellinger, auteur de « Contes à l’endroit, contes à l’envers »

Guy_Bellinger_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
«Contes à l’endroit, contes à l’envers» est un recueil de neuf nouvelles, mettant en scène des personnages de tous les âges (du bébé à l’octogénaire en passant par un couple d’âge mur) et de tous les niveaux de vie (ouvriers, employée, chômeur, informaticien, professeurs). Ce qu’ont en commun ces êtres disparates, c’est qu’ils se trouvent tous à un moment de bascule de leur vie où leurs certitudes sont ébranlées et où leur univers – qu’ils croyaient solide et rassurant – menace de s’effondrer.

Pourquoi avoir écrit cet ouvrage ?
Tout premièrement pour assouvir un désir d’écrire qui me taraude depuis l’enfance mais qui était resté en sommeil pendant quatre décennies. J’ai exercé avec passion le métier de professeur d’anglais pendant cette longue période et j’ai tout donné à mon métier. Impossible alors de rien sortir de satisfaisant de ma plume. En revanche les mots sont venus dès le premier jour de ma retraite. Mais comme écrire pour écrire ne présente pour moi aucun intérêt, j’ai eu envie de témoigner de ma propre vision des choses au travers de la fiction. Souvenirs personnels ou professionnels, conception de la vie, indignations diverses devant les injustices du monde ou volonté de brocarder les ridicules humains forment ainsi le terreau d’histoires que je veux fortes, drôles, savoureuses, cruelles et parfois déchirantes. Quant à savoir si j’ai atteint mon objectif, c’est au lecteur de le dire.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A tout type de lecteurs à l’exception des plus jeunes. Je ne conseillerais personnellement pas « Contes à l’endroit, contes à l’envers » aux enfants ni même aux pré-adolescents, en tout cas pas avant la classe de seconde.

Quel message avez-vous voulu passer ?
Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un auteur à message. J’exprime un ressenti plus que des idées, même si au travers des lignes on peut percevoir mon attachement à une valeur fondamentale à mes yeux, l’humanisme.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans ma vie personnelle (« La neige, la sittelle et le grand-père » part d’une situation vécue), professionnelle (j’ai été enseignant et ça se sent dans « Zéro à l’oral », « Fatum » et « A pied, c’est bon pour la santé ») ainsi que dans l’actualité ( « Rouge mirabelle ») et les sujets de société (« Le tas d’os et la grenouille éclatée »). Par ailleurs, le travail sur le style et les différents registres de langage m’intéressent beaucoup et ne sont pas sans influence sur le développement d’un texte (les allitérations, la langue des contes et le langage bébé dans « Conte de fées »).

Quels sont vos projets d’écriture ?
J’ai bien sûr écrit d’autres nouvelles que celles éditées ici. Elles sont, comme toujours dans mon cas, éclectiques et dans leur style et leur contenu. J’en ai bien d’autres en projet : les idées fourmillent… il ne reste plus qu’à les coucher sur papier ! J’ai également écrit un roman (encore inédit), à la fois hommage à « L’écume des jours » de Boris Vian et relecture très personnelle de l’œuvre.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Tout le mal que je leur souhaite c’est d’éprouver autant de plaisir à lire ces neuf histoires que j’en ai eu moi-même à les écrire.