Interview écrite


Grégory_Séraphin_Edilivre
17 février 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Grégory Séraphin, auteur de « Gwendoline, l’ondine câline »

Grégory_Séraphin_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots?
Il s’agit d’une comptine en alexandrins qui relate les aventures d’un jeune homme et d’une ondine (fée des eaux) très jolie, qui va séduire ce jeune homme par sa beauté physique et par son sex-appeal. Elle va l’envoûter émotionnellement par sa joliesse. Il s’agit ici du « charme » de l’amour, au sens de « sortilège ». L’œuvre est courte, enfantine et mignonne, et fantaisiste.

Pourquoi avoir écrit ce livre?
Pour me distraire et me divertir. Pour m’évader de la matière et du quotidien. Pour fuir la réalité, que je n’aime pas, et pénétrer dans l’irréel. Pour m’adonner au plaisir sain de la rêverie.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage?
Aux enfants, aux ados, et aux adultes ayant gardé un cœur d’enfant.

Quelles sont les principales qualités de votre livre?
La dimension féerique. Les alexandrins. Les vers. Les rimes. La fantaisie. L’originalité. La douceur.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage?
Le message suivant : il faut se laisser passivement charmer par l’amour, la beauté et la joliesse, et rester très émotif dans la vie pour être capable de connaître un amour romantique et sublime. Sans émotivité profonde, point d’extase possible.

Par ailleurs, je crois à l’existence des fées. Je pense – peut-être naïvement – qu’elles ne sont pas seulement un pur produit de l’imagination humaine. Simplement, pour les voir ou les percevoir, il faut être pur comme un petit enfant. Le personnage central de ma comptine en alexandrins est, spécifiquement, une ondine. Cette fée des eaux, prénommée Gwendoline, est ravissante. Les ondines sont les génies des eaux dans la mythologie germanique.

Je pense qu’il est doux et parfois salutaire de ne pas toujours se prendre trop au sérieux et de faire preuve d’un excès stupide de gravité, comme le font si souvent les adultes aujourd’hui, et de savoir préserver une âme d’enfant, pour communier dans l’innocence : c’est le message des fées. Cette petite histoire poétique que j’ai composée n’a rien de prétentieux, c’est juste une petite perle littéraire qui met en avant la dimension magique de l’amour et du langage, de la beauté et de la joliesse, de la grâce aussi, et qui exprime ma fantaisie mentale et émotionnelle. C’est un petit poème mignon et enfantin. Mais il a quelque chose de féerique et de magique, dans le sens où il exalte des valeurs poétiques. Or le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, la civilisation, la société matérialiste et capitaliste, est, à mes yeux, beaucoup trop rationnelle et rationaliste, beaucoup trop terre à terre, beaucoup trop cartésienne. Or j’estime qu’il est parfois utile, sinon même nécessaire, de faire, surtout lorsque l’on est adulte, un retour à l’enfance et à l’innocence qui lui est consubstantielle, afin de préserver un regard magique sur l’existence. Il est bon d’être doux et naïf, comme l’est un peu Narcisse, et de se laisser emporter par la vague déferlante de l’amour, c’est-à-dire d’être subjugué par la beauté de cœur et la beauté de corps d’une jolie fille – en l’occurrence, ici, une ondine – pour savoir s’émouvoir devant la beauté de la vie. Car il n’y a guère que dans l’amour et dans la tendresse, parfois aussi dans la sensualité et la sexualité, que l’on peut réconforter son cœur, briser sa solitude, et surtout, réchauffer son âme. Ici, Narcisse, le jeune homme, à la vue de Gwendoline, l’ondine câline, est carrément illuminé. Cette illumination mystique passe inexorablement, dans la vie des humains, par le canal de l’amour – au sens sentimental – et de la tendresse – au sens émotionnel et physique. Et puis, les fées sont liées au surnaturel. Or j’ai trouvé original et sympathique le fait d’imaginer un humain s’énamourer d’une créature surnaturelle. L’amour est aussi un étonnement et le surnaturel étonne: il charme comme la beauté. Ici, la beauté de l’ondine Gwendoline est rigoureusement parfaite. Or la beauté, surtout physique, est ce qu’il y a de plus agréable au monde, pour les yeux, les sens, le cœur et l’âme: elle nous réconcilie avec Dieu et avec la joie de vivre. Elle « fait tomber », pour employer un vocabulaire propre aux Québecois, en amour… Or qu’y a-t-il de plus agréable au monde que de tomber amoureux?… 

Où puisiez-vous votre inspiration?
Dans mon imagination débordante. Dans mes émois.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir?
Du romantisme et de l’érotisme. De la philosophie. De la spiritualité.

Un dernier mot pour les lecteurs?
Ne perdez pas votre âme d’enfant: le Diable s’en saisirait. Restez purs, innocents, candides et naïfs, et vous verrez le monde avec un regard magique qui vous fera savourer l’existence comme si vous étiez au paradis. Acceptez la fantaisie dans la vie, pour combattre le sérieux, chasser la gravité et rester gai et enjoué.