Rencontre avec…Frédéric Lyvins

Frédéric Livyns, vous sortez aux éditions Edilivre votre 3ème ouvrage Les contes d’Amy. Quel est le sujet abordé ? Les contes d’Amy est un recueil de nouvelles fantastiques. Il incorpore onze nouvelles dans la trame d’une nouvelle principale se déroulant dans un asile. Les sujets abordés sont la mort, la folie, la souffrance. On y croise le chemin de toutes sortes de créatures qu’elles soient spectrales ou monstrueuses. Qui est Amy dans votre livre ? Représente-t’elle quelqu’un ou quelque chose  pour vous ? Amy est un personnage que j’ai imaginé il y a plusieurs années maintenant. Il est à la base d’un roman qui est en phase d’écriture et qui, je l’espère, verra bientôt le jour. Au final, le roman et le recueil de nouvelles seront interdépendants. Pour revenir à Amy, il s’agit d’une fillette qui a été déposée sur le pas de la porte d’un asile avec, pour toute identification, un cahier mentionnant son nom. Elle a le visage d’une vieille dame sur le corps d’une fillette et elle ne parle jamais. Elle a le pouvoir de modeler les craintes et les phobies des patients de l’asile sous forme de cauchemars. Y a-t-il une morale à vos contes ? Voulez vous faire passer un message à vos lecteurs ? Il y a toujours une trace d’humanité dans chacun de mes contes, aussi cruel soit-il. Cela peut être du courage, de l’abnégation, toutes les facettes faisant la richesse du genre humain. Je ne cherche pas à faire passer un message à mes lecteurs car cela n’est, à priori, pas la vocation première de la littérature fantastique, mais juste à les emmener dans une histoire cauchemardesque. Il s’agit du même univers terrifiant que dans vos anciens ouvrages. Pourquoi ce thème ? Il s’agit d’un même genre mais pas du même univers. Le premier roman, Catharsis, montrait un jeune homme dont l’esprit se désincarne suite à une tentative de suicide venir en aide à une jeune fille victime des assauts d’une entité spirituelle. Dans « Entrez… », mon précédent recueil de nouvelles, le thème central des 20 nouvelles était les maisons hantées. Pour « Les contes d’Amy », je voyage à travers les époques, allant du moyen-âge à nos jours, alternant de la sorte un fantastique classique ou contemporain.  Pour quel type de personne écrivez-vous vos livres ? Pour toute personne aimant se divertir en lisant des histoires fantastiques. Je ne cible pas un public en particulier même s’il me paraît clair que l’ouvrage est conseillé aux plus de quatorze ans. Vos histoires proviennent de votre imagination, l’écriture est elle un moyen pour vous de vous échapper de la vie courante? Je crois que c’est le fondement même de la littérature fantastique. Ma vie réelle me satisfait pleinement et me comble à tous niveaux. Ce qui m’anime est juste le besoin de partager ma passion avec d’autres personnes en écrivant des histoires que j’espère être de qualité. Le fait que j’ai reçu cette année le Prix Masterton pour mon recueil m’incite à penser que je suis sur le bon chemin. En tant que lecteur et non plus auteur, quel genre de littérature vous intéresse le plus ? La littérature fantastique et de science-fiction sous toutes ses formes et de toutes époques. Cela va de Paul Féval à Stephen King en passant par Graham Masterton, Jean Ray, Lovecraft, Thomas Owen et Serge Brussolo pour le fantastique. Pour la science-fiction, je suis plus attaché à d’anciens auteurs tels que AE Van Vogt, Clifford D Simak, Robert Silverberg, Théodore Sturgeon… J’ai aussi un goût prononcé pour les romans d’aventures mêlant les genres tels ceux de Abraham Merritt.  

Commentaires