Interview écrite


9 septembre 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Etchri Efoe Koffi Lucky Essenam, auteur de  » Une comédie dans la ville 1  »

Lucky_Etchri_EdilivrePouvez vous nous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Une comédie dans la ville 1 est une œuvre qui met en scène une famille restreinte au cœur d’une ville où la réalité du monde est découverte. Elle peint de manière comique et parfois burlesque les réalités que nous vivons quotidiennement.  C’est un monde où les animaux peuvent se joindre aux activités des hommes ; non pas parce que les premiers le veulent mais parce que les seconds leur prêtent cette intention. C’est un monde où les adultes et les enfants peuvent  se parler des problèmes de l’actualité mondiale sans briser aucun tabou. C’est un monde où le seul tabou qu’il y ait, c’est de n’avoir pas de tabous.
Sans contraste, cet ouvrage, tout en brossant comment l’hypocrisie devient assez récurrente dans un monde comme le nôtre, nous montre aussi dans quelques-unes de ses pages que parler de ce que l’on ne sait pas peut ne pas être un crime, mais parler de ce que l’ont sait peut devenir une aberration.

Votre livre détient une forme atypique. Le considérez-vous comme un roman ?
Ce livre n’est pas un roman. Je l’ai présenté tel un théâtre ; donc composé en actes et en scènes. J’ai l’habitude de dire que j’ai écrit une comédie. Bien évidemment, avec ma touche particulière. Je lui ai donné exprès ce visage que vous voyez.

Vous retrouvez-vous tout particulièrement dans un de vos personnages
(Sourire) Je vous répondrai tout de suite que oui. Et j’ajouterai avec une nette certitude que vous vous retrouvez aussi tout comme tout autre lecteur dans l’un de ces personnages car  nous pensons tous à des choses que l’on ne dit pas, car nous souhaiterions faire des choses que nous ne faisons pas tout simplement parce que notre moment de folie a son temps. On connaît tout ; mais on ne fait pas tout. J’ai écrit au début de cette œuvre ceci: ‘’tout le monde est fou, mais le fou n’est pas comme tout le monde. Chacun a une graine de folie en lui. La plupart des gens ne le savent pas jusqu’au jour où ils décident de faire vraiment plaisir à quelqu’un.’’. Tout ce discours pour répondre à votre question et vous dire que je me retrouve souvent dans Big, qui est d’ailleurs mon personnage préféré. La seule différence entre nous deux c’est que je suis le seul qui soit en grande partie conscient de ce que je fais ou de ce que je dis.

Vos origines africaines ont-elles eu une grande influence sur l’histoire d’Une comédie dans la ville 1 ?
Tout écrivain est influencé d’une manière ou d’une autre par la culture qui a su le bercer au cours de sa vie. Mon monde a toujours eu une influence sur ce que j’écris. Et quand je parle de mon monde, je ne parle pas que de l’Afrique. Vous comprendrez  d’ailleurs à travers les pages d’Une comédie dans la ville 1 que toutes les sociétés de notre cher globe y sont impliquées.  J’avoue qu’en Afrique, certaines choses dont j’ai fait cas dans cette œuvre ne sont pas dites dans nos sphères sociales ; et j’ai choisi sciemment d’en faire quelques scènes.  Je peux donc dire que cela m’a aussi inspiré tout comme les réalités  existant sous d’autres cieux et celles qui sont communes au monde entier.

Quels écrivains vous inspirent le plus ?
J’ai l’habitude de dire que la lecture est la marraine de l’écriture. Ainsi, nul ne peut mettre la bague au doigt à l’écriture sans la bénédiction de la lecture. Je me suis nourri de beaucoup d’œuvres qui m’ont emballé  à tour de rôle avec un plaisir d’enfant.  Beaucoup d’écrivains m’ont marqué. Je citerai entre autres Jean-Baptiste Poquelin connu sous le nom de Molière  dont les jeux de mots mêlés avec l’humour des phrases me captivent, de Ferdinand Oyono dont l’humour et la richesse des écrits me séduisent. J’ai aussi un intérêt particulier pour  tous les écrivains qui dénoncent les tares du monde même s’ils  ne le couvrent pas toujours d’humour.

Il est précisé 1 à la fin du titre. A quand le tome 2 ?
Une comédie dans la ville 2 est presque prêt. Elle attendra que sa sœur soit bien assise avant de se faire une place à côté d’elle.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
D’abord, je dirai ceci à mes lecteurs: si vous êtes contents, lisez Une comédie dans la ville 1 ! C’est un médicament pour amplifier votre joie.  Si vous êtes tristes, lisez Une comédie dans la ville 1 ; car l’humour atténue toute sorte de douleur assiégeant l’âme et le cœur. Ensuite, je leur demande avec une grande humilité de me rejoindre sur la page Facebook d’Une comédie dans la ville 1 en cliquant sur ce lien : http://www.facebook.com/pages/Une-com%C3%A9die-dans-la-ville-1/510846518926502Puis, je remercie vivement pour m’avoir accordé cette interview. C’était un immense plaisir de discuter brièvement d’Une comédie dans la ville 1 avec vous. Il faut dire qu’Edilivre fait un grand effort pour être plus proche de ses auteurs.