Rencontre avec… Dominique Dutilloy

  Dominique Dutilloy, Divorce sans Consentement Mutuel est votre premier roman chez Edilivre. Je vous laisse le soin d'exposer l'intrigue à nos lecteurs... Tout d’abord, malgré son titre complet Divorce sans Consentement Mutuel ou le Roman de trois gifles électorales annoncées, mon premier livre chez Edilivre n’est pas un roman : c’est un livre politique, qui raconte la période du 21 avril 2002 à l’élection du Président Nicolas Sarkozy, élection intervenue en 2007. Ensuite, dans mon livre, j’ai voulu, dans son introduction, parler des raisons, des causes, des conséquences de ce 21 avril 2002, désastreux, pour beaucoup de politologue, de journalistes politiques, de spécialistes, d’électeurs : alors que les instituts sondages prévoyaient, pour le second tour de la Présidentielle 2002, un ‘’habituel’’ duel Chirac/Jospin, on s’est retrouvés face à une ‘’inhabituelle’’ confrontation Chirac/Le Pen… Tout au long de mon ouvrage, j’ai reproché, aux instituts de sondages, de ne pas prendre réellement en compte les bulletins blancs ou nuls, qui sont des suffrages exprimés à part entière : en effet, la confusion entre les mots ‘’abstention’’ et ‘’bulletins blancs ou nuls’’, contribue, à mon avis, à fausser complètement l’analyse politique, puisque cela n’apporte aucun éclairage nouveaux quant aux raisons politiques, sociales et économiques des votes blancs et nuls ! Tout au long de mon ouvrage, j’ai essayé, dans différents chapitres, de démontrer qu’il y avait un profond divorce sans consentement mutuel entre le peuple français et sa classe politique… Je considère que la France est ingérable, d’une part, parce que le peuple français est inapte aux réformes profondes, d’autre part, parce que les Gouvernements, qu’ils soient de Droite, qu’ils soient de Gauche, ne savent pas expliquer, à ce peuple français, le bien fondé, à leurs yeux, des réformes profondes qu’il doit entreprendre… Pire encore, beaucoup de parlementaires, de ministres, lorsqu’ils soumettent un texte, une proposition de loi émanant des parlementaires, un projet de loi émanant d’un ministre, d’un ministre d’état, d’un ministre délégué, d’un secrétaire d’état ou du gouvernement dans son ensemble,  le font en dépit du bon sens sans penser qu’une concertation est nécessaire ! Puis, j’ai essayé de démontrer, dans les différents chapitres de mon ouvrage que les Gouvernements Raffarin, que le Gouvernement de Villepin n’ont jamais su répondre aux inquiétudes des Français, qui, étant toujours en constant divorce sans consentement mutuel avec leur classe politique, divorce allant de pis en pis, puisqu’il s’aggrave, posaient des questions bien précises quant à leur avenir face au chômage, face au mal et non logement, face à la vie de plus en plus chère, face à l’aggravation de la très grande misère, face à la stagnation des salaires, des pensions de retraite, des prestations sociales, des minima sociaux… L’Europe était aussi abordée dans mon  livre, puisque nos compatriotes ont des craintes bien précises sur la perte de notre souveraineté nationale, l’euro étant, à l’heure actuelle, alors que nous traversons une très grande crise financière, économique, boursière et bancaire, une monnaie décriée, à un point tel que beaucoup prévoient sa mort annoncée… Je m’en suis également pris à la dépendance des Politiques face aux institutions financières, aux entreprises du CAC40, à beaucoup d’entreprises ‘’voyous’’, qui font la pluie et le beau temps, n’hésitant pas à ruiner des communes, des départements, des régions, en procédant à des délocalisations d’entreprises, en procédant à des restructurations ou regroupements, en procédant à des licenciements boursiers, jetant à la rue de nombreux salariés qui se retrouvent privés d’emploi : j’ai la nette impression que les Politiques et les Gouvernants baissent de plus en plus les bras au lieu de prendre à bras le corps la nécessaire politique sociale et économique qui doit être menée dans notre Pays ! Pour terminer, je m’en suis pris à l’absurdité, sur le caractère anti-démocratique, quant à son application, de cette loi sur les parrainages en proposant des solutions : en effet, je trouve anormal et scandaleux que les parrainages des maires en faveur d’un candidat à une élection présidentielle, ne soient pas anonymes ! Comment vous êtes vous mis à l’écriture ? Ma mère était professeur de Français… Donc, tout au long de ma scolarité, elle m’a donné le goût prononcé pour la rédaction…. Qui plus est, j’ai toujours voulu être journaliste… Paradoxalement, c’est mon expérience professionnelle acquise dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme, qui m’a mis le pied à l’étrier : en effet, le Directeur d’un magazine trimestriel sénégalais professionnel hôtelier m’a demandé d’être son correspondant en France. Pour ce magazine, j’ai rédigé des enquêtes, des reportages, et, ai conduit d’innombrables interviewes, tout en m’attaquant à des dossiers liés à la formation dans le tourisme, la restauration et l’hôtellerie… Puis, j’en ai profité pour rédiger des articles dans d’autres domaines, politique africaine, culture, médias…,  pour des mensuels et des hebdomadaires sénégalais… J’ai pu parfaire ma formation grâce à des stages rémunérés qui m’étaient proposés par des médias sénégalais… Ensuite, j’ai travaillé pour divers magazines panafricains installés en France, participant à la création de certains d’entre eux… J’ai également été journaliste pour deux radios libres, réalisant des interviewes, des débats… Pour terminer, lorsque la bulle Internet a éclaté, j’ai pu rédiger des articles pour différents journaux en ligne, le dernier étant C4N [ http://www.come4news.com ]. Pourquoi avoir choisi d’aborder la politique ? La politique intérieure française est ma passion… J’aime me pencher sur la chose publique, sur la chose institutionnelle, sur la chose constitutionnelle ! Cette passion, je l’ai acquise grâce à une amie diplomate, que j’aidais dans la préparation de ses concours internes… De fil en aiguille, puisqu’elle m’expliquait ses réponses, je me suis intéressé à notre Pays, à ses institutions, à sa Constitution… La politique, pour moi, qui suis profondément républicain, laïc et démocrate, cela consiste à avoir le goût de la chose publique, de la chose institutionnelle, de la chose constitutionnelle… Il ne s’agit pas, à mon avis, d’attaquer nommément une personnalité politique à cause de son programme politique, un parti politique à cause de sa philosophie… Il s’agit de se demander si un programme politique peut être conforme à nos Institutions, et, surtout s’il peut être conforme aux questions posées par le peuple français… Souhaitez-vous délivrer un message à travers ce livre ? Je ne sais pas, si aux travers de mon livre, j’ai délivré un message : c’est à vous, c’est à mes lecteurs potentiels de juger… Cependant, je considère qu’il est plus que jamais d’actualité, puisque les questions présentes posées par le peuple français n’ont toujours pas trouvé de réponse… Qui plus est, je considère que Divorce sans Consentement Mutuel est un livre d’histoire ! Et, l’histoire étant un éternel recommencement, il se pourrait que nous soyons confrontés, lors de la Présidentielle 2012, à un autre 21 avril 2002 ! Le message, si message il y a dans mon ouvrage, serait d’attirer l’attention sur le fait que nos Politiques, que nos Gouvernants, que notre Président de la République, l’actuel et le prochain, doivent mener une autre politique, doivent redonner la confiance au peuple français, doivent se montrer pédagogues et proches des gens… : si rien n’est fait, notre pays restera toujours dans ce marasme dans lequel il se trouve ; de plus, une situation ‘’à la grecque’’ n’est pas à exclure… A cet égard, je trouve dommageable que les médias ‘’officiels’’ ne parlent pas plus de mon livre, que les librairies, les ‘’grands’’ libraires ne le vendent pas, alors qu’il est plus que jamais d’actualité ‘’brulante’’, les problèmes, dont j’ai parlés, existant toujours actuellement… Je pense qu’un effort doit être entrepris par ces médias et par ces libraires ! Un second ouvrage en perspective dans la bibliothèque d'Edilivre ? Je suis entrain de terminer cet ouvrage justement… Il sera consacré au respect qui est dû à la Ville de Vichy, aux Vichyssois… Mais, je n’en dis pas plus pour l’instant !

Commentaires