Interview écrite


20 août 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Daniel Manguèlè, auteur de « Les Anges de la ville »

Présentez-nous votre ouvrage ?
Il est assez difficile de résumer brièvement une œuvre aussi riche et complexe de par la tournure des évènements. Mais en peu de mots, je dirais que le roman Les anges de la ville qui exhorte à ne pas baisser les bras malgré la gravité des situations, est une œuvre constituée de 286 pages reparties en 10 chapitres. Dans cette fiction romanesque, je relate le combat mené par les habitants d’une banlieue parisienne face à l’expansion des gangs locaux. Pour rétablir la paix et la quiétude dans le cœur des populations, un groupe d’auto-défense ayant à sa tête un héros de guerre, nommé Jimmy Lacazette,  s’est constitué  afin de soutenir l’effort d’une police infiltrée. En parcourant cette œuvre, le lecteur pourra ressentir toutes les sensations fortes qui animent l’esprit de mes personnages. Il s’agit non seulement d’abnégation, de  tragédie,  de vengeance, de tristesse, de déception, mais aussi des conquêtes et reconquêtes amoureuses, de l’humour et du chagrin  etc… Toutefois, seule une lecture complète de l’œuvre permet d’apprécier tous les délices qui s’y trouvent.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’ai écrit ce livre pour réaliser un de mes rêves : celui d’être auteur et de voir un jour mon roman adapté au cinéma. Aussi, j’aime beaucoup échanger avec des personnes, ça me donne l’occasion d’apprendre et de passer un ou deux conseils. Ce livre me donne la possibilité à la fois de créer une interaction productive avec le monde artistique, et de toucher un public diversifié. Pas seulement celui des banlieues, mais tous les lecteurs où qu’ils se trouvent car il y a des difficultés partout.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Je  pense que la pluralité des thèmes développés dans ce roman permet à tout le monde de trouver son compte, de s’épanouir. Ceci dit, je m’adresse à tout le monde, à tous ceux qui peuvent être en joie, amoureux, tristes, désespérés, à bout de souffle. Nous vivons tous les mêmes situations mais à des proportions différentes. C’est pour cela que les thèmes ici développés nous concernent tous.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Le principal message que j’envoie à travers cette œuvre, est que toute personne se doit  de contribuer grandement à son épanouissement avant un éventuel soutien. Comme les anges de la ville, prenez les devants pour solutionner vos problèmes. Et secondairement, j’aimerais demander au public de faire des chutes des sources de motivations pour aller de l’avant. Car toute chose qui nous arrive a toujours un côté positif et négatif. Il faut alors se focaliser essentiellement sur l’aspect positif du mal qui nous attriste afin de le transcender. Dans les entrailles de mon roman, je prendrai exemple sur Alicia un personnage qui a vu son père mourir entre ses bras alors qu’elle n’était qu’une gamine. Elle s’était alors juré d’être une bonne policière comme son papa. Elle accomplit son rêve en participant grandement à la victoire des anges, au lieu de se lamenter sur la disparition de son père qu’elle aimait tant. On ne le dira jamais assez « à quelque chose malheur est bon ».

Où puisez-vous votre inspiration ?
L’inspiration est d’abord divine. Au quotidien, je dirais que tout fait de société m’inspire. Ça peut être un enfant qui marche pieds-nus dans les rues de Soa (Yaoundé-Cameroun), un documentaire, un combat de coqs, les informations… Je ne saurais oublier la musique. Elle m’a beaucoup inspiré et aidé. Elle a joué un grand rôle dans la rédaction de ce roman. C’est pour cela que je vais dire un grand merci aux artistes de ma playliste. Je pense comme ça aux grands Kery James, Booba, La Fouine, Youssoupha… A mes amis Locko, Tiflo Carter. Et aux  icônes comme Richard Bona, Fally Ipupa, Charlotte Dipanda. Sans oublier les artistes nigérians.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je dirais que ce projet littéraire est rapidement venu au monde parce que j’avais le temps. Selon les opportunités, je ferai encore couler de l’encre. A cette date, j’ai déjà la trame d’une nouvelle histoire. Tout dépendra alors des occasions. De plus, je serai bien heureux de participer à la rédaction du scripte de l’adaptation de mon roman en long métrage.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je ne saurai terminer cette interview sans remercier EDILIVRE qui m’a permis de matérialiser ce rêve et qui œuvre beaucoup pour la découverte de jeunes talents. Aux lecteurs, je dis merci pour le temps qu’ils prendront à lire mon effort. J’espère qu’ils apprécieront et surtout qu’ils inviteront des proches à partager ce film littéraire. J’invite déjà les uns et les autres à visiter le lien suivant http:/www.edilivre.com/les-anges-de-la-ville-jean-daniel.htlm. Je suis très heureux d’avoir répondu à vos questions. Merci à vous pour cette interview que vous m’avez accordée.