Interview écrite


Cl@ire_Edilivre
24 février 2017
Posté par
Flora

Rencontre avec Cl@ire, auteur de « Vanakaam love »

Cl@ire_EdilivreDans quelle région de France habitez vous ?

Je suis basée à Concarneau et à Paris. Je suis répertoriée dans les deux clubs auteurs.

 

Présentez nous votre ouvrage ?

Ce livre raconte l’histoire d’une femme qui, a l’occasion d’un voyage, change de vie. D’une autre qui, en créant une ONG , trouve l’amour, et de beaucoup d’autres personnages. Il se déroule en Ecosse, en Angleterre et au Sri Lanka.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Vanakaam Love est une commande des Editions J’AI LU, au départ. N’ayant pas respecté les règles implicites voulues pour un roman sentimental, qui dans l’édition classique est très codée (mon héroïne a deux amoureux qui se succèdent, il y a plusieurs histoires d’amour qui se chevauchent dans mon roman, ce sont ces micros conflits qui mettent du sel dans l’histoire). Les consignes que l’on m’avait données au départ sont que le héros masculin soit médecin, que l’histoire se passe dans le milieu médical et chez les Anglo-saxons. J’ai tiré tant que j’ai pu ces deux consignes vers les atmosphères que j’avais envie de décrire.

Et comme j’ai vécu cinq ans sur le continent Indien, j’ai pu raconter beaucoup de choses que j’avais vu là bas.

Finalement je n’ai pas voulu dé-complexifier mon histoire, et la faire rentrer dans un paramétrage qui est celui des romans sentimentaux habituels. Donc J’AI LU avec beaucoup de gentillesse et d’élégance m’a rendu mes droits.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

Il s’adresse à plusieurs types de lecteurs : d’abord aux personnes hommes et femmes qui ont envie de voyager, et qui aiment les histoires d’amour. Je ne vois pas pourquoi finalement il ne s’adresserait qu’aux femmes. Ensuite aux adolescents, parce qu’il y a des descriptions de scènes d’amour qui peuvent leurs être utiles. Lorsque j’étais adolescente, ma mère avait mis dans les toilettes a dessein « Sexus » d’Henri Miller, ce qui était un très bon moyen de nous instruire moi et mes frères sur les choses du sexe.

Ensuite, il serait bon que ce livre soit traduit en Anglais et en Tamoul et circule en Inde et au Sri Lanka où finalement les populations sont restées très inhibées en ce qui concerne la sexualité après le passage de l’ère victorienne. Je pense que tout simplement que ça peut faire comprendre aux jeunes indiens et aux autres que la virilité ne consiste pas à démontrer sa force physique et son endurance mais bien plutôt à être à l’écoute des sens de sa partenaire. En tirer un film aussi serait un bon moyen de faire circuler cette histoire.

 

Quel message avez vous voulu transmettre a travers ce livre ?

Il y en a plusieurs, le premier c’est qu’il est bon à un moment donné de partir loin de chez soi, le deuxième c’est que nous avons une responsabilité envers les pays émergents qui suivent nos modes de vie.

Et en suite de montrer qu’il y a plein d’alternatives à la médecine traditionnelle et aux modes de vie occidentaux, beaucoup d’expatriés qui vivent très bien autrement et qui sont vraiment utiles aux populations locales.

C’est aussi l’histoire d’une femme libre de choisir ses amants ses amours et qui n’en a pas moins besoin de l’amour et l’affection d’un seul au bout du compte.

 

Ou puisez vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans ce que je vois, ce que j’ai vécu et ce que je voudrais vivre, tous les personnages de mes romans sont moi-même, forcément.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Le premier, c’est un roman dans la même veine que celui-ci, qui va se dérouler en Inde, et qui prendra appui sur le Kama soutra qui est en fait un grand écrit sur les rituels de vie de l’Inde. Grand pays à tradition agricole, même si seulement deux chapitres racontent effectivement quels genres de cabrioles sont recommandées pour s’envoyer en l’air.

Le deuxième sera le récit d’une aventure sensorielle et spirituelle, que j’ai relatée dans mes carnets de voyage. Je ne sais pas si elle prendra la forme d’une fiction sous la forme d’un film ou même d’une pièce de théâtre. Je viens du monde du spectacle, j’ai aussi envie de transcrire mes émotions en 3D.

Et puis j’ai plein de synopsis de romans sentimentaux dans mes tiroirs. Toujours liés aux voyages. Dans un sens je me sens bien dans la lignée de Jacques London, écrivain voyageur ou en prenant de la maturité de Ségalen que j’admire beaucoup.

 

Un dernier message pour les lecteurs ?

Enjoy !

PS: Je vais retranscrire ce livre pour les malvoyants, et le proposer aux bibliothèques spécialisées.