Interview écrite


15 novembre 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Charlotte Pinceau, auteure de  » Tentatives poétiques… « 

Charlotte_Pinceau_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Ce recueil n’était pas destiné à être un recueil…Il ne fait que rassembler des textes que j’ai écrit entre 2008 et 2011, sans vraiment de liens entre eux et sans que je projette de les rendre publiques !

Pourquoi avoir intitulé votre recueil « Tentatives poétiques… » ?
D’ailleurs, c’est pour cela qu’il s’intitule « Tentatives poétiques… » car je n’ai fait qu’essayer de rédiger des poèmes… Au début, j’étais assez sûre et contente de moi, jusqu’à ce que je lise trois d’entre eux lors d’une soirée poésie, dans l’arrière-salle d’un café grenoblois… Après cette lecture, quelqu’un a dit que « ce n’était pas de la poésie » ! Alors, je ne pouvais plus parler de mes textes comme des poèmes mais plutôt comme des essais, des « tentatives poétiques ».

Comment avez-vous rencontré la poésie ? Qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre ?
J’ai de mauvais souvenirs de la poésie à l’école primaire…car je n’y comprenais rien, il fallait apprendre des poèmes par cœur et les réciter devant toute la classe, c’était un vrai « stress enfantin ». Ce n’est que vingt ans plus tard, quand un proche m’a lu quelques uns de ses textes, que j’ai trouvé cela magique ! La poésie, d’abord, c‘est un genre où l’auteur est libre, il n’a pas d’obligations, ni de règles grammaticales à respecter. Il peut jouer et jongler avec les mots, les décomposer, les détourner. Il peut se servir de l’ambiguïté de la langue et de la polysémie des mots ce qui enrichit son texte et crée plusieurs « niveaux de lecture »…

Certains de vos poèmes mentionnent vos voyages. Était-ce important pour vous de lier vos expériences à la poésie et, si oui, pourquoi ?
Et bien comme le dit le résumé sur la couverture du recueil, quand j’ai commencé à écrire, on m’a conseillé de parler de ce que je connaissais. Alors, j’ai évoqué mes voyages, mes loisirs, mes opinions, mes chagrins… Petit à petit, je crois que je suis devenue plus créative en abordant des thèmes que je ne connaissais que par les livres. Puis, j’ai essayé de mettre en mots certains sentiments, certaines conversations et convictions.

A travers cet ouvrage, que voulez-vous transmettre ?
« Tentatives poétiques… » n’est pas un manuel scolaire, il n’a pas d’objectif didactique sauf pour « Logiques économiques en vers » ou « La Terre, une planète sans frontières ».
Quand j’ai écrit ces poèmes, j’avais juste envie de parler de tout et de rien en vers, et à chaque fois, je pensais à mes neveux, nièces et à mes anciens élèves, sans leurs faire la leçon, juste pour leurs donner l’envie de lire, d’apprendre et peut-être, d’écrire.

Vous êtes très impliqué dans plusieurs domaines artistiques. Quelle place l’art et la littérature occupent-ils dans votre vie ? Les séparez-vous nettement ou les laissez-vous s’influencer l’un l’autre?
La littérature a une place énorme en termes d’années dans ma vie puisque la lecture et l’écriture ont été mes premiers hobbies quand je n’étais qu’une écolière et jusqu’à la trentaine. Le premier texte que j’ai rédigé pour l’école avait émerveillé mes sœurs, ce qui m’a encouragée à poursuivre. Quant à ceux que j’ai lus, je me souviens qu’ils étaient au nombre de 3 ou 4 par mois, quand j’étais collégienne. Mais au-delà du nombre d’années ou de livres lus, la littérature m’a permis de prendre du recul, d’apprendre des notions et d’appréhender la vie en quelque sorte. Quant à l’art (plastique ou musical), il est entré dans ma vie quand j’ai rencontré ma meilleure amie dont le père était artiste-peintre. Avant cela, je croyais que c’était un métier impossible, sans débouchés et même presque un « amusement » !
La musique, elle, a toujours eu de l’importance pour mes parents : ma mère apprenait le piano et la guitare, mon père écoutait de la musique orientale, Bob Dylan, du jazz, et de la chanson française. Je suis tombée dedans quand j’étais petite, mais je n’ai pris des cours de percussions qu’à vingt ans. Puis, une interruption de 15 ans a suivi, autant en musique qu’en dessin. Ce n’est qu’en 2007, que je suis revenue à mes « premières amours » entre lesquelles j’ai fait des liens (illustration de textes, mise en musique de textes courts…).

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Chers lectrices, chers lecteurs…régalez-vous ! Soyez ouverts ! Critiquez de façon constructive ! Lisez et relisez et vous trouverez des choses invisibles à première vue !