Interview écrite


18 juillet 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Brice Cloup, auteur de « Les Sept d’Apokalypse »

Dans quelle région habitez-vous en France ?
Je vis actuellement aux alentours de Poitiers, dans la Vienne. Mais cela va changer prochainement.En effet, je compte retourner m’installer à proximité de La Rochelle en Charente-Maritime. Près de l’océan et de l’inspiration que celui-ci a su apporter à des auteurs qui m’ont transmis ce virus de l’écriture (Quand je vous raconte ce détail, je pense particulièrement à William Hope Hodgson, un auteur méconnu qui a pourtant influencé un fameux M. Lovecraft).

Présentez-nous votre ouvrage
Les Sept d’Apokalypse, je vous présente les lecteurs (avec qui vous partagerez peut-être un bout de
chemin). Amis lecteurs, je vous présente Les Sept d’Apokalypse. Maintenant que les présentations sont faites, je vous laisse faire connaissance. N’ayez aucune crainte, avec Xavier Thurzo et son équipe, vous êtes entre de bonnes mains. Même s’ils n’ont plus toute leur tête.
Pourquoi avoir écrit ce livre ?
L’amorce de la réponse est assez simple : à l’âge de 8 ans j’ai lu mon premier livre. C’était l’île aux trésors de Robert Louis Stevenson. Et depuis ce jour j’écris et j’imagine des tas d’histoires. Il y a dix ans, un événement a marqué ma mémoire et a stimulé mon désir de partager des récits. Ce même événement a attisé ma réflexion sur le temps, l’espace et la mémoire…et l’identité, certainement.
Ainsi, le temps passant (ah tiens, le temps), je me suis laissé envoûter par l’idée d’appliquer ces thèmes à une histoire de vampire. Et, plus j’avançais dans mes recherches, plus il me semblait évident que ces thèmes collaient parfaitement à la peau de notre chère comtesse Báthory. Je n’allai pas construire un nouveau mythe…cela a déjà été fait maintes et maintes fois…non, j’avais là matière à raconter quelque chose de nouveau.
Ce livre, au-delà d’être imprégné d’horreur et d’images fantastiques, est un devoir de mémoire. Une quête de l’identité et de l’histoire. Et j’ai grand espoir qu’il saura vous proposer autre chose qu’un simple divertissement.
À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Soyons d’accord, je ne conseillerai pas la lecture de ce roman à cet enfant de 8 ans qui lit des aventures de pirates. Dans Les Sept d’Apokalypse, les crochets ne se trouvent pas à l’extrémité d’un bras mais ont plutôt une fâcheuse tendance à être plantés dans les chaires de pauvres quidams. Mais si votre rejeton a les crocs et qu’il est immortel, vous pouvez bien sûr lui livrer ce récit en pâture. Autrement, je n’ai aucune contre indication. (Ah si ! En voici une qui me vient : Soyez gourmand et abusez de la lecture. Les effets secondaires sont appréciables.) Ce livre s’adressera à ceux qui oseront poser leur main dessus.
Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Qu’il faut se méfier de ces Hommes qui racontent des histoires. Il ne faut pas prendre toutes choses pour argent comptant. Parfois, les Mythes ne sont rien d’autre q’une déformation de l’Histoire. Et bien d’autres messages rôdent dans les pages du roman.
(Ne prenez donc pas pour acquis tout ce que je vous y ai raconté. Par exemple : Penrose et Sirgent ne sont pas de véritables agents de police. Et oui, la tâche de tenir un loup-garou en laisse n’est pas des plus aisée.)
Où puisez-vous votre inspiration ?
Je me documente énormément, j’écoute beaucoup de musique, mais la majeure partie de mon inspiration vient ensuite de mon imaginaire. Là où tout peut être construit et déconstruit. Là où l’extraordinaire peut devenir ordinaire…et inversement.
Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je travaille simultanément sur deux projets. Un second volume de nouvelles fantastiques qui répondra à mon premier recueil Nuits et Cauchemars (aujourd’hui orphelin d’éditeur) et la suite des Sept d’Apokalypse. Cette suite s’implantera dans les décors humides des bayous de la Louisiane et l’histoire tournera autour de la figure mythique qu’est Baron Samedi. Et, plus tard, un troisième opus fera voyager mes personnages au sein des 9 cercles de l’enfer…
J’ai également entamé des recherches pour mettre en scène un détective privé spécialiste du paranormal. Un certain Thomas Chapel qui a fait ses premiers pas dans Nuits et Cauchemars. Un personnage que j’affectionne tout particulièrement.
Pour l’heure, cela fait déjà une bonne dose de projets. Et déjà d’autres trames nourrissent mon imaginaire.
Un dernier mot pour les lecteurs ?
Croquez la vie à pleine dents !