Rencontre avec Bénédicte Gandoulas, auteure de  » Au fil des jours « 

Bénédicte_Gandoulas_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Mon livre raconte le parcours mystique d’une personne qui, bien qu’élevée dans la religion catholique, fut athée pendant la plus grande partie de sa vie. Athée et même assez intégriste, voire intolérante ! Du jour où j’ai été touchée par la grâce à celui où je suis revenue au sein de l’Église Catholique. Mon livre raconte ce parcours assez hors-norme qui passe par l’Islam pour revenir au point de départ, d’où le sous-titre « enfant prodigue » où, bien sûr, je fais allusion à la parabole de l’Évangile. Cet enfant prodigue, c’est moi.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour témoigner, je ne savais que trop ce que pensent les athées des croyants et les tenants des différentes religions abrahamiques des autres religions.
D’abord je l’ai écrit pour moi. C’était mon journal intime à un moment charnière de ma vie. J’éprouvais le besoin de mettre par écrit ce que je vivais. Ensuite, c’est en le faisant lire à des proches que l’idée, sous leur pression amicale, s’est fait jour de chercher à le publier.
Je souhaite, par cet ouvrage, bien sûr faire partager mon expérience mais aussi faire comprendre que, quelle que soit la façon dont on prie le Dieu, ce qui prime c’est bien de le prier ce Dieu et de reconnaître dans tous les croyants des frères. Si j’ai un message à faire passer c’est bien celui-ci : l’humanité est constituée de frères et sœurs. C’est extrêmement important pour moi que de faire appréhender cela.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Franchement, je ne sais pas trop s’il y a un lecteur-type. Peut être l’athée pour qui la foi est un mystère sera intéressé par mon expérience, peut-être le croyant, qu’il soit chrétien ou musulman, voudra savoir ce qui se passe derrière le miroir de la différence, ou bien le curieux sera attiré par une expérience de vie hors du commun. Je crois que tout le monde peut potentiellement être concerné par ce que j’ai vécu. Sans préjuger des qualités de mon ouvrage, certains seront peut être séduits par ma façon de raconter.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Oups ! En voilà une drôle de question. Je crois que le format épistolaire déjà est une qualité, ça permet de mettre le lecteur dans l’ambiance au jour le jour. Le lecteur est impliqué presque quotidiennement par ce que je vis, J’ajouterai que j’ai voulu mélanger des poèmes et aussi de l’humour quand cela était possible, j’ai essayé de « faire léger » sur un sujet qui peut sembler, de prime abord, assez complexe.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Déjà un message de tolérance et de fraternité. Ensuite, moi qui ai connu l’athéisme militant, j’ai voulu réellement aider le non-croyant à comprendre ce qu’est la foi, ce qu’elle apporte et ce qu’elle implique dans la vie quotidienne également. Ne pas juger à priori les croyants comme des naïfs fuyant la réalité du monde. Tout ce que j’ai autrefois pensé à vrai dire.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans ce genre de littérature, on ne peut que la puiser dans sa vie et son vécu quotidien.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Bien sûr, déjà, la suite d’ « Au fil des jours » qui s’intitulera « Au fil des jours tome II », et où je vous raconte la suite de mes démêlés en milieu ecclésiastique. J’ai un recueil de poèmes en correction, intitulé « Alternances ». Mon autobiographie est actuellement en chantier. J’ai de quoi m’occuper avant d’écrire un premier roman. Mais, ça, c’est pour plus tard.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Dans ce livre, mon souci premier est l’honnêteté. Vis-à-vis de moi-même bien sûr, mais aussi des personnes qui peuplent « Au fil des Jours », ce qui m’a conduite à ne citer aucun nom de personne ni de lieu. Ainsi je me sens plus libre d’écrire ce que j’ai ressenti sans avoir à ménager qui que ce soit. Ce livre n’est pas un règlement de comptes, je n’y prétends pas non plus donner quelque leçon que ce soit. Il s’agit d’une expérience vécue et il faut la prendre ainsi. Un dernier mot : merci ! Merci à tous ceux qui m’ont encouragée et à ceux qui font l’effort de me lire.