Interview écrite


1 septembre 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec André Caër, auteur de « La Légende du Cygne chanteur »

André_Caër_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
J’avais lu il y a peu de temps la légende Irlandaise d’Aengus le dieu de l’Amour qui tomba amoureux d’une femme qui vivait une année sur deux sous l’apparence d’un cygne et qui portait le même patronyme que le mien. Cette coïncidence m’a donné l’idée d’adapter cette légende avec celle de la ville d’Ys, la ville engloutie sous les eaux en Baie de Douarnenez, pour en écrire une nouvelle, pour donner vie aux cygnes migrateurs de la Baie de Port La Forêt en Finistère.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Dans un premier temps  pour pouvoir raconter à mes petits enfants une légende qui serait celle des origines de notre famille. Puis le point final étant mis à cette histoire, j’ai repensé à un exposé sur les légendes bretonnes que j’avais eu l’occasion de faire il y a trente cinq ans déjà que j’ai recherché dans mes archives. Curieusement ma réflexion de l’époque m’a semblé toujours d’actualité, je l’ai donc poursuivie dans le même esprit.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Ce livre peut servir de support à ceux qui ont l’âme de conteur, pour raconter une histoire à leurs petits enfants, celle du cygne chanteur qu’ils pourront un jour comprendre. La deuxième partie s’apparente plus à un essai, une réflexion sur le sens caché des légendes, sur les multiples interprétations que chacun peut en faire à partir de son équation personnelle. J’en ai livré une, la mienne à un moment donné de ma vie. Cette partie s’adresse donc plus à ceux qui aiment « cogiter ».

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Au départ je n’avais aucun message à transmettre, c’était une simple histoire pour mes petits enfants que je voulais écrire. Pour finir c’est la permanence du mythe dans toute société, le continuum des légendes à une réalité du temps présent en Bretagne que j’ai souhaité évoquer.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans l’observation du quotidien. Pour ce livre dans la contemplation des cygnes de mer de la Baie de Port La Forêt.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Peut être celui que je n’arrive pas à finir, qui ne me plait pas parce qu’il parle de moi, mais qu’il me faut pourtant terminer, «  le livre de la vie ».

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je suis surpris d’avoir eu l’idée de cette légende, d’avoir pu écrire ce deuxième livre, je découvre qu’on peut imaginer de tout…