Les tablettes pour enfants : liberté ou contrainte ?

Vous manquez d’inspiration pour l’anniversaire de votre rejeton ? Arpenter les magasins de jouets surpeuplés et les boutiques de vêtements démodés risquant de lui déplaire vous effraie ? Ne cherchez plus, les tablettes pour enfants (ou kidspads) qui font fureur chez les 4-12 ans, se sont imposé comme le cadeau incontournable des festivités de fin d’année 2012 !

tablettes_pour_enfants_LeapPad_Lexibook_EdilivrePanorama de quelques modèles qui ont séduit tout-petits et pré-ados
Rappelons-le, ces tablettes numériques s’adressent aussi bien aux « grands », qui maîtrisent déjà la lecture, qu’aux plus jeunes, soucieux d’adopter la dernière attitude « fashion ». Présentation en bonne et due forme de trois « stars » du secteur…

La LeapPad d’abord, propose un florilège d’activités aussi diverses que variées. Jeux éducatifs, application de livres électroniques, de vidéos en français et en langues étrangères, ainsi que dessins animés s’imposent comme les atouts-phare de cet objet. A la pointe des dernières technologies, ce dernier ravira petits et grands avec son appareil photo et sa caméra intégrés. Son écran s’avère très pratique et s’apparente même à celui d’une console de jeux.

Vient ensuite la Lexibook, qui apparaît sans conteste comme la plus « littéraire » de toutes les tablettes. Elle répertorie deux cent œuvres de la littérature française et étrangère en quatre langues (français, anglais, allemand, espagnol), offrant aussi un guide des grands auteurs classiques ainsi que des différents mouvements littéraires. A cette richesse culturelle, s’ajoute l’accès à cinq cent leçons qui permettent à l’enfant de tester son niveau dans plusieurs matières telles que le français, mathématiques, anglais, et l’histoire. Des pans entiers des programmes scolaires peuvent ainsi être révisés ! Seul inconvénient de ce modèle : il semblerait plus adapté pour les 10-14 ans étant donné son aspect studieux très dense alors qu’il a été pensé au départ pour des petits de quatre ans. L’enfant pourra donc le conserver longtemps ou, à défaut, la prêter à des frères et sœurs aînés.

Enfin, la tablette Gulli clôt notre petit tour d’horizon ! Celle-ci, à l’instar de ses consœurs, comporte aussi bien des applications ludiques, aux noms aussi surprenants qu’Angry Birds, Fruit Ninja, Cut the Rope que des applications éducatives comme L’Ecole à la maison. Réservée aux plus de cinq ans mais utilisable par toute la famille (elle permet notamment aux adultes de contrôler les faits et gestes numériques de leur progéniture), elle offre également des épisodes de séries préchargés. On peut ainsi regarder des programmes déjà diffusés sur la chaîne grâce à Gulli Replay.

Avantages et désagréments des tablettes pour enfants
Si ces produits possèdent des qualités certaines, s’avérant pratiques, colorés, et solides, ils ne vont pas, toutefois, sans présenter quelques inconvénients. Leur prix d’abord peut rebuter plus d’un parent. L’achat de ce type de produit rime en effet avec  « cassage de tirelire » pour bon nombre d’entre eux. Sachant qu’il sera difficile de débourser moins de 200 euros pour l’acquisition d’une « kidspad », consentirez-vous à ce sacrifice pour contenter votre chérubin ?

Outre l’aspect financier, l’usage abusif de la liseuse peut avoir des conséquences néfastes sur un jeune esprit. Les psychologues restent d’ailleurs très sceptiques quant à son utilisation. Ils la considèrent comme «un danger audio-visuel» supplémentaire du paysage domestique (venant s’ajouter à la famille, des ordinateurs, télévisions, et téléphones portables) qui asservit l’enfant à un état de passivité et de dépendance. Ils conseillent donc aux parents d’accompagner leur rejeton dans le maniement de l’objet,
afin de contrôler les applications utilisées. Fixer des «limites-horaires» obligeant le petit à tablettes_enfants_Gulli_Edilivreéteindre la tablette à partir d’une certaine heure pour privilégier la lecture «papier» semble aussi vivement recommandé. Alors, le «kidspad» vous a-t-il convaincu ? Le débat est ouvert…

Article écrit avec la participation de Camille