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9 septembre 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Truman Capote

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Truman Capote

Celui qui deviendra plus tard le sulfureux Truman Capote naît le 30 septembre 1924 à La Nouvelle-Orléans, sous le nom de Truman Streckfus Persons. Après la séparation de ses parents, sa mère le confie, ou l’abandonne selon les sources, à sa famille de Monroeville (Alabama). En 1932, cette dernière qui s’est remariée, le récupère et l’emmène vivre à New York. Son beau-père l’adopte et Truman prend le nom de Capote.

Capote commence à écrire à cette époque alors qu’il n’a que dix ans. Une de ses professeurs de la Greenwich High School (Connecticut) remarque sa prédisposition à l’écriture et encourage son élève à persévérer. Diplômé à 17 ans, Capote travaille dès 1941 comme pigiste au New Yorker. Mais en 1945, le journal refuse de publier deux de ses nouvelles, les jugeant trop provocantes. Il recueille alors le soutien de deux magazines : Mademoiselle et Harper’s Bazaar, qui acceptent de le publier. Ne supportant plus le climat familial, le jeune homme quitte le foyer et s’installe dans la résidence Yaddo (Etat de New-York) où se réunissent des artistes et des intellectuels.

En 1948, il publie son premier roman, Les Domaines hantés, à 24 ans. La même année, il rencontre Joseph Dunphy qui sera son compagnon et amant presque toute sa vie. Pendant dix ans, l’écrivain ne va connaître que des succès mineurs, jusqu’en 1958, date à laquelle paraît son Petit déjeuner chez Tiffany. Le court roman trouve son public et le consacre comme véritable écrivain aux yeux de ses pairs.

Mais le véritable succès ne viendra qu’en 1966, à la publication de son roman De Sang-Froid. En 1959, Capote et les États-Unis découvrent un fait divers aussi dramatique qu’horrifiant. Pour quelques dollars, deux hommes ont froidement assassiné les quatre membres d’une famille de fermiers du Kansas. Dépêché sur place par le New-Yorker, l’écrivain se passionne pour cette affaire. Il n’hésitera pas d’ailleurs à donner de l’argent pour le recours en justice des deux inculpés, Perry Smith et Richard Hicock, espérant ainsi gagner leur confiance et recueillir un récit détaillé de la nuit du meurtre. Avec De Sang-froid, il invente un nouveau style littéraire : le roman de non-fiction. L’ouvrage s’écoule à des millions d’exemplaires et Capote fait fortune. Avide de mener une vie mondaine, il organise en 1966 un bal masqué en noir et blanc à l’hôtel Plaza de New-York. L’événement rassemble tout le gratin du show-business, Capote est au sommet de sa notoriété.

Cette année 1966 marque pourtant une rupture dans la carrière de l’auteur. Il perd goût à l’écriture, ne rédigeant que quelques occasionnelles nouvelles. Drogues et alcool deviennent ses échappatoires. En octobre 1975, il publie un extrait d’un roman sur lequel il travaille : Prières exaucées. Il y fait état de la relation tumultueuse qu’entretiennent sa proche amie Babe Paley et son mari, William Paley et dépeint sans tabou les milieux huppés qu’il fréquente. Les deux amis se brouillent et Capote se retrouve peu à peu mis au ban de la haute société new-yorkaise. Il s’essaye au cinéma en 1976 dans un film de Robert Moore, Un cadavre au dessert, mais sans grand succès.

Son dernier livre, Musique pour caméléons, paraît en 1977. Affaibli par sa vie d’excès, Truman Capote s’éteindra à Hollywood sept ans plus tard, le 25 août 1984, d’une surdose de médicaments. Selon son souhait et à la mort de Dunphy en 1992, l’argent de ses romans est utilisé pour créer la Truman Capote Literary Trust, fondation née en 1994 et destinée à aider les jeunes auteurs.

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