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27 mai 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Marcel Proust

Cette semaine, nous avons choisi de vous présenter l’auteur : Marcel Proust.

Représentatif de la Belle-époque, période-phare de l’avant-guerre, cet esthète de la langue française, s’est illustré à travers une oeuvre-fleuve, reconnaissable entre toutes dans notre patrimoine littéraire : A la recherche du temps perdu, composée de plusieurs volumes.

Né en 1871, Proust est issu d’une famille aisée (son père, professeur de médecine, jouit d’une excellente réputation) et cultivée qui le pousse, dès son plus jeune âge, à lire et à écrire. Il fréquente très tôt les salons aristocratiques parisiens, y rencontrant de grands artistes et romanciers de son temps. Ces sorties lui valent très tôt la réputation de « dilettante mondain », le jeune Proust, s’étant découvert une vocation pour une carrière littéraire, se montre peu enclin à travailler. Jouissant de sa fortune personnelle et rentier de son état, il décide alors de se consacrer entièrement à l’écriture.

Son 1er roman, Jean Santeuil, reste cependant à l’état de fragments. Le héros éponyme de l’intrigue lui ressemble pourtant étonnament puisqu’il s’agit d’un jeune bourgeois évoluant dans le Paris de la fin du 19ème siècle. A partir de 1907 et sans relâche pendant 15 ans, Proust se consacre entièrement à la rédaction de A la recherche du temps perdu, son chef-d’oeuvre absolu. Il y propose une réflexion sur le temps qui passe, le souvenir, ainsi que sur l’amour et l’homosexualité. Cette vaste comédie humaine, composée de 7 tomes, met en scène plus de 200 acteurs, inspirés de personnages réels.

Les phrases, très longues (certaines courent tout de même sur plus de 10 lignes !), scandent la pensée de l’auteur qui nous livre, dans cette longue fresque, toutes les fluctuations de sa mémoire affective, recréant les lieux de son enfance tels que le très mythique Combray. A l’image de Balzac et de sa Comédie humaine, Proust a su retracer l’ambiance d’une époque et ses personnages représentent des types sociaux, véritable incarnation du snobisme parisien. Ainsi, les êtres de fiction qui peuplent les intrigues proustiennes, tels que Madame Verdurin, la duchesse de Guermantes, Charlus, sont autant de personnages symbolisant, tour à tour, l’ambition, l’intérêt social, l’opportunisme, la suprématie mondaine, la veulerie !

A l’époque de la rédaction de A La Recherche du temps perdu, Proust vit reclus dans sa chambre du 102 boulevard Haussmann. Son existence d’alors ressemble parfaitement à celle de l’ « ermite », qui peuple l’imaginaire collectif. Dormant le jour, l’homme compose la nuit, volets fermés, à la lueur des candélabres, ne sortant que très rarement. Il s’accorde, de temps à autre, quelque échappatoire au Ritz notamment où il rencontre fréquemment André Gide, son grand compagnon. S’épuisant à sa table de travail et déjà affaibli par ses nombreuses crises d’asthme, il meurt précipitamment, le 18 novembre 1922, terrassé par une bronchite mal soignée. Il repose au cimetière du père Lachaise où une concession lui a été attribuée.

Le saviez-vous ? Proust est également célèbre pour son savoureux questionnaire, qui s’apparente en réalité à un test de personnalité. Celui-ci contient de savoureuses interrogations telles que : « Quels sont vos héros favoris ? », « Quel est votre état d’esprit actuel ? », « Quelle qualité préférez-vous chez une femme ? », permettant d’appréhender un caractère de manière détournée !

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