L’auteur de la semaine : Jean Cocteau

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Jean Cocteau.

Clément Eugène Jean Maurice Cocteau naît le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise. Son père, notaire et peintre amateur, se suicide en 1898.

A quinze ans, Cocteau quitte sa famille et entre au lycée Condorcet. Mais le jeune homme goûte peu aux études et est renvoyé en 1904 pour indiscipline.

Quelques années plus tard, alors qu’il a seulement 20 ans, il publie à compte d’auteur son premier recueil de poésie, « La lampe d’Aladdin », inspiré des Mille et Une Nuits. L’année suivante, il en publie un deuxième, « Le prince frivole », nom dont on l’affuble dans les cercles de poètes qu’il fréquente. En 1914, Cocteau est réformé du service militaire mais veut tout de même participer au conflit. Il s’engage comme ambulancier, fait la rencontre de l’aviateur Roland Garros avec qui il fera quelques vols mais est rapidement démobilisé à cause de sa santé fragile. Après sa guérison, il écrit l’un de ses meilleurs romans, « Thomas l’imposteur » (1923).

En 1918, Cocteau rencontre le jeune Raymond Radiguet, auteur prometteur avec qui il se lie très rapidement d’amitié. Il s’arrange pour faire publier les œuvres de son ami mais la mort soudaine de Radiguet en 1923 (à 20 ans) est un coup terrible. Déprimé, Cocteau quitte Paris avec le maître de ballet russe, son ami Serge de Diaghilev, pour Monte-Carlo. En 1929, après sa rencontre avec Jean et Jeanne Bourgoint -et le suicide de cette dernière- Cocteau écrit un de ses plus célèbres romans « Les enfants terribles », inspiré de leur histoire (Jean-Pierre Melville l’adaptera au cinéma en 1950, sur un scénario de Cocteau). L’année suivante, il réalise son premier long-métrage, Le Sang d’un poète (1930).

Pendant la guerre, Cocteau conservera une position ambiguë. Accusé de collaboration, notamment pour avoir accueilli le sculpteur officiel du IIIème Reich, Arno Breker, lors d’une exposition en 1942, il comparaît à la Libération devant le Comité national du cinéma et le Comité national des écrivains, qui l’acquittent.

Après guerre, Cocteau signe d’immenses succès notamment le film La Belle et la Bête (1946) avec Jean Marais. Il devient un incontournable, préside le Festival de Cannes en 1953 et 1954, tourne en 1960 Le Testament d’Orphée sous l’égide financière de François Truffaut.

Le 11 octobre 1963, le lendemain de la mort de son amie Édith Piaf, Jean Cocteau est pris d’une terrible crise d’étouffement. Quelques heures plus tard, il meurt d’une crise cardiaque dans sa demeure de Milly-la-Forêt, à 74 ans.

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