Autour du livre


26 mai 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Edgar Allan Poe

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Edgar Allan Poe. Conteur à l’univers aussi macabre que fascinant, Poe marqua profondément le genre fantastique. Mais pour commencer, revenons sur les traces de ce poète maudit.

Edgar Allan Poe naît à Boston le 18 janvier 1809 et grandit au sein d’une famille de comédiens ambulants. Ses parents, David Poe Jr. et Elizabeth Arnold, meurent alors qu’il n’a que deux ans et le petit Edgar est recueilli par John Allan, un riche négociant de Virginie. Bien que sa famille adoptive l’aime tendrement et lui offre et une éducation exemplaire, leur relation est plutôt ambivalente. En proie à son imaginaire tourmenté, le jeune Poe fugue à plusieurs reprises et semble préférer à ses parents la solitude, dans laquelle il commence à écrire ses premiers vers. Une vocation qui ne satisfait pas John Allan, qui aurait souhaité le voir plutôt devenir marchand. En contradiction constante, les deux hommes se brouillent et Poe quitte les Allan pour s’engager dans l’armée bien que sa carrière militaire soit de courte durée. Entre temps, il publie à ses frais son premier recueil intitulé Tamerlan et autres poèmes en 1827. Son imaginaire de conteur fantastique se dessine alors peu à peu.

En 1833, Poe publie Manuscrit trouvé dans une bouteille, ce qui lui valut un prix littéraire et une reconnaissance à Baltimore. En 1835, il rédige des critiques et de nouveaux contes et poèmes dans une revue de Richmond. Mais Poe voit bientôt cette collaboration s’interrompre, sans doute à cause de son tempérament hautain et caractériel. Sans un sou mais plein de rêves, Poe décide de s’installer à New York avec sa jeune épouse et cousine, Virginia en 1897, dans l’espoir de connaître enfin le succès littéraire. Il continue de publier des contes, notamment Les Aventures d’Arthur Gordon PymLa Chute de la maison Usher ou encore le Scarabée d’Or. Mais c’est surtout le Corbeau qui le fait sortir de l’ombre en 1845. Paru dans l’Evening Mirror, Le Corbeau rend le nom d’Edgar Allan Poe célèbre aux États-Unis et en Angleterre dès sa parution, si bien que les lecteurs commencent à confondre le poète et le poème, donnant ainsi à Poe le surnom de « Corbeau ». Le poème est alors repris dans de nombreux journaux et une sélection de ses contes paraît chez les éditeurs Wiley et Putnam à New York et est par la suite traduit en français, notamment par Charles Baudelaire.

Dès lors, Poe construit un univers bien à lui, où se mêlent le macabre et la poésie. Submergé par les présages de la mort et la mélancolie, le poète s’inspire beaucoup du roman gothique anglais mais aussi de l’énigme policière. La mort, néanmoins, reste le pilier de son œuvre, avec son cortège de terreurs et d’angoisses…

En 1847, devenu veuf, Edgar Allan Poe plonge dans l’alcoolisme et le désespoir. Il meurt à l’hôpital le 7 octobre 1849, à la suite d’une crise de delirium tremens, conséquence neurologique liée à un délire alcoolique. Poète maudit à l’univers si singulier, Edgar Allan Poe fut autant considéré comme un fou que comme un gentleman rêveur et en marge de son époque. Quoi qu’il en soit, son œuvre demeure, aujourd’hui encore, l’une des plus grandes dans l’univers fantastique.

Auteur_de_la_semaine_Edilivre