Communiqué de presse


1 octobre 2013
Posté par
Edilivre

74% des Français ne croient plus en l’édition traditionnelle – Etude Edilivre : les Français, l’édition et l’auto-édition

. Plus d’1 Français sur 2 choisiraient d’avantage l’auto-édition que l’édition traditionnelle
. 72% pensent que les manuscrits envoyés ne sont jamais lus dans l’édition traditionnelle
. 82% pensent que les éditeurs traditionnels ont perdu de l’influence ces 10 dernières années
. Plus de 2 Français sur 3 croient qu’il est possible de rencontrer le succès sans faire appel aux éditeurs traditionnels
. Plus d’1 Français sur 3 pensent que l’auto-édition pourra remplacer à terme l’édition-traditionnelle
. 38% refuseraient de passer de l’auto-édition à un éditeur traditionnel s’ils en avaient la possibilité
. Près d’1 Français sur 3 pense que les auteurs à succès de l’édition traditionnelle ont été pistonnés
. 85% considèrent les libraires comme des acteurs importants de la chaîne du livre et 64% pensent qu’ils survivront aux géants d’Internet
. 83% considèrent le format numérique comme une opportunité pour publier des écrits et 88% pensent qu’il ne fera pas disparaître le format papier
. 63% seraient heureux que la version piratée de leur livre rencontre un succès


Saint-Denis, le 1er octobre 2013 –
 Edilivre, maison d’édition collaborative basée sur une publication ouverte, annonce aujourd’hui les résultats de son étude sur les Français, l’édition et l’auto-édition.

« Il nous semblait nécessaire de mener cette étude au regard de l’émergence et de la multiplication rapide de nouveaux modes de publication de livres », déclare David STUT, Directeur Général d’Edilivre. « Notre objectif était d’apporter un éclairage sur les questions qu’un grand nombre d’acteurs du marché du livre se pose. A l’image de cette étude, Edilivre continuera de préparer le futur en suivant de près les besoins et les attentes des Français qui souhaitent publier leurs écrits ».


L’édition traditionnelle, en perte d’influence, de confiance et de vitesse face à l’auto-édition

Les principaux éclairages de cette étude portent sur la place de l’auto-édition dans un paysage du livre dominé depuis sa création par l’édition traditionnelle et ses éditeurs. Les premiers résultats nous apprennent que la majorité des Français (74%) ne croit plus en l’édition traditionnelle (40% pas trop, 34%  pas du tout). S’ils devaient proposer une manuscrit, les sondés le confieraient en majorité à l’auto-édition. En effet, 53% répondent qu’ils ne le proposeraient qu’aux auto-éditeurs uniquement contre 6% pour les éditeurs traditionnels uniquement. En revanche, les deux peuvent être considérés comme une solution pour 41% des répondants.

Lorsque l’on interroge ceux qui privilégieraient uniquement l’auto-édition sur les raisons qui les écartent de l’édition traditionnelle les réponses sont multiples et soutenues : 83% confient qu’ils pensent tout simplement n’avoir aucune chance d’être sélectionnés, 72% que leur manuscrit ne sera pas étudié sérieusement, 66% que l’auto-édition correspond plus à leurs attentes. Enfin, 38% avouent considérer le fait d’envoyer un manuscrit à un éditeur traditionnel comme une perte de temps.
Ce qui semble attirer le plus les Français vers l’auto-édition est avant tout la liberté de pouvoir choisir le prix et la composition de leur livre (81%), d’avoir un meilleur droit de regard sur le rendu final de leur livre (64%) et plus de transparence par rapport au nombre de ventes qu’ils réalisent (52%).

Concernant son influence sur le marché de la littérature, l’édition traditionnelle semble également perdre du terrain. En grande majorité, les Français pensent que l’édition traditionnelle est en perte d’influence sur son marché depuis ces 10 dernières années (82% dont 23% « beaucoup moins d’influence »). De plus, même si cela semble difficile, ce mode d’édition n’est plus considéré comme le seul moyen de réussir en tant qu’auteur. Plus de 2 Français sur 3 (67%) pensent qu’il est possible de connaître le succès à travers l’auto-édition, 25% n’en doute absolument pas. Quant au pari fou que l’auto-édition puisse remplacer dans 100 ans l’édition traditionnelle, 35% l’envisagent.

Ce sondage nous apprend également que, s’ils avaient la possibilité de passer un de leur livre de l’auto-édition vers l’édition traditionnelle, seuls 23% le feraient sans hésiter face à 38% qui ne le feraient probablement pas, voire jamais (12%). Enfin que penser des auteurs à succès issus des éditeurs traditionnels ? Les Français semblent avoir fait leur choix. 78% d’entre eux pensent qu’ils ont été pistonnés pour réussir, pour 32% cela ne fait même aucun doute.


Les libraires, maillon indispensable et combatif face aux géants du web

L’étude apporte également des éclairages sur d’autres sujets d’actualité sur le marché du livre à l’image de la situation des libraires locaux face aux géants d’Internet. Quand on interroge les Français sur l’importance des libraires dans la chaîne du livre, ils sont quasiment unanimes sur le rôle qu’ils jouent. 85% pensent qu’ils sont importants voire très importants (34%). A tel point que, malgré la croissance de l’e-commerce et de ses principaux acteurs, près de 2 sur 3 pensent qu’ils résisteront, sans problèmes (28%), avec quelques pertes (36%). 32% craignent néanmoins qu’ils disparaîtront en grande partie, seuls quelques élus résisteront.

Concernant la promotion de leurs ouvrages, les Français sont à la page sans oublier pour autant les bonnes recettes qui fonctionnent. Ainsi, le bouche-à-oreille arrive en 1ère position (83%), suivi par les relations presse (77%) et les réseaux sociaux (71%). Suivent ensuite les salons et les dédicaces ainsi que la publicité avec respectivement 69% et 65%.


Le livre numérique, une opportunité complémentaire par rapport au papier. Vive le piratage !

Le livre numérique tuera-t-il le livre papier ? Voilà bien l’éternelle question qui continue d’animer les débats de nos concitoyens. De toute évidence, ce n’est pas le cas car 83% considèrent qu’il représente une opportunité (38% le qualifient même de grande opportunité). 88% considèrent qu’il est peu probable, voire impossible (59%) que le format numérique fasse disparaître son confrère papier.

Qui dit numérique pense tout de suite au piratage. Les résultats de l’étude nous montrent que seuls 9% des sondés ont vraiment peur de voir leurs écrits piratés et qu’1 sur 3 ne le craint pas du tout (35%). Plus intéressant encore, près de 2 sur 3 (63%) confient qu’ils seraient heureux de voir la version de leur livre piratée rencontrer un grand succès.


Les Français écrivent avant tout par besoin et à tout âge

Les motivations qui poussent les Français à écrire sont nombreuses mais certaines sont plus souvent citées que d’autres. Ainsi, nous apprenons que les Français écrivent avant tout car ils en ressentent le besoin (64% des réponses). Les raisons le plus souvent citées sont ensuite pour transmettre un message (43%), pour le plaisir d’écrire (26%) et pour leurs proches (21%).  La richesse (11%) et la notoriété (8%) restent les sources de motivation les moins citées.

Concernant les revenus qu’ils peuvent tirer de leurs écrits, les Français sont assez pessimistes. Moins de 10% seulement pensent pouvoir vivre de leurs écrits (7%), le reste l’envisage mais difficilement (51%), pense que c’est peu probable (32%), voire pas du tout (10%).

Quand on les interroge sur le meilleur âge dans la vie pour écrire un livre, plus d’1 sur 4 pensent qu’il n’y a pas d’âge. Les étudiants (20%) et les seniors (21%) semblent néanmoins ressortir par rapport aux autres tranches d’âge.

Pour lire le questionnaire et les résultats détaillés de l’étude, allez sur le lien ci-dessous :
http://www.edilivre.com/media/blog/2013/09/Etude-Edilivre-Les-français-lédition-et-lauto-édition.pdf


Etude auto-administrée en ligne, réalisée auprès de 6 047 personnes en France du 19 août au 16 septembre (58,5% d’hommes et 41,5% de femmes).


Contact presse :
Astrid LAURENT
01 41 62 14 46
astrid@edilivre.com

 

A propos d’Edilivre :
Edilivre est une maison d’édition alternative et trublionne qui favorise l’émergence de nouveaux talents et les prises de risques éditoriales (papier et numérique).
La maison abrite une communauté active de plus de 6 000 auteurs, qu’elle anime par le biais de ses Clubs Auteurs dans chaque région de France, en Belgique et en Suisse, et grâce à une présence soutenue sur les réseaux sociaux.

Au sein de cette communauté construite sur un procédé de publication ouvert, Edilivre fait émerger des œuvres littéraires singulières et offre aux auteurs ainsi sélectionnés une exposition médiatique et une stratégie de distribution renforcées.
L’éditeur apporte par ailleurs un soutien particulier aux libraires indépendants avec lesquels il entretient des relations privilégiées via un département qui leur est dédié, et grâce à l’action locale de ses Clubs Auteurs.

Edilivre déploie simultanément une politique volontariste et innovante sur le marché de l’édition du livre numérique : politique de bas prix, ouvrages sans DRM éditeur et haute rémunération des auteurs, qui en fait un acteur pionnier du secteur.
Enfin, soucieux de promouvoir les trésors de la littérature Française, Edilivre propose la réédition de 200 000 livres anciens de la Bibliothèque nationale de France, dans leur version originale, à travers la collection des Livres du Patrimoine.

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